Contribution au 16ème Séminaire communiste international

« Validité et actualité de la Révolution d'Octobre 1917 pour le 21ème siècle »

Bruxelles, 4-6 mai 2007

www.icsbrussels.org , ics[at]icsbrussels.org


 

Les défis de l’organisation de la classe ouvrière américaine durant la période post-soviétique

Fred Goldstein,
Workers World Party, USA

L’organisation des Communistes aux Etats-Unis requiert une certaine détermination à mener une bataille difficile contre une classe dirigeante qui est restée sur l’offensive face aux travailleurs et aux opprimés durant plus de trois décennies. C’est dans cet esprit que le Parti Mondial des Travailleurs a tenté d’intervenir, avec les moyens et bien souvent au-delà des moyens qui sont les nôtres, dans de nombreuses batailles qui, pour les Marxistes aux Etats-Unis, s’avèrent cruciales sur le plan politique.

Nous participons aux luttes contre le racisme et l’oppression nationale – contre la brutalité policière, la peine de mort - parmi tant d’autres luttes. Nous luttons pour une ligne anti-impérialiste et internationaliste au sein du mouvement anti-guerre tout en essayant de forger une grande unité de forces. Nous nous intéressons tout particulièrement à l’opposition grandissante vis-à-vis de la guerre au sein même du monde militaire. Nous avons été plongés dans la bataille pour les droits des immigrés et les droits des travailleurs sans-papiers d’un bout à l’autre du pays, laquelle fait à la fois partie de la lutte de classe et de la lutte contre l’oppression nationale. Nous avons contribué à la lutte pour la liberté des prisonniers politiques, y compris Mumia Abu-Jamal, Leonard Peltier et les 5 Cubains, notamment. Nous combattons l’embargo contre Cuba et nous défendons le Venezuela, l’Iran ainsi que la Corée du Nord contre l’agression de l’impérialisme américain et nous défendons le Zimbabwe contre la subversion anglaise et américaine. Nous avons aidé l’organisation des travailleurs opprimés dans leur lutte pour l’organisation des syndicats, nous avons aidé à la résistance ouvrière pour obtenir par la force des concessions concernant les soins de santé et les pensions, nous avons lutté pour les droits de la femme, des gays et lesbiennes, bi et transsexuels. Dans toutes ces luttes, nous avons mené une bataille idéologique pour défendre les idées marxistes et communistes.

Mon but n’est pas de dépeindre un tableau faussé ni d’exagérer l’influence du parti, qui, comme toutes les organisations progressistes aux Etats-Unis, lutte toujours pour acquérir de l’influence et, dans notre cas, s’efforce de construire une avant-garde prolétarienne. Plutôt que de citer de nombreux exemples de luttes spécifiques, je voudrais discuter plus particulièrement du fondement marxiste analytique sur lequel le parti fonde ses pronostics concernant le renouveau de la lutte pour le socialisme aux Etats-Unis. Ces idées sont les concepts clés qui seront développés plus en détail dans un ouvrage sur lequel je travaille en ce moment et qui traite des luttes pour le Socialisme durant la période post-soviétique.

Le contexte international de la lutte contemporaine est toujours influencé par l’effondrement de l’URSS et de l’Europe de l’Est. Avant ce séisme, la Chine s’était déjà écartée de la voie socialiste permettant au mode de production capitaliste de se développer et d’éroder les institutions du socialisme. Avec un grand risque sur le plan historique pour le développement industriel, la Chine a pratiqué la politique de « la porte ouverte » autorisant l’investissement impérialiste. Alors que le camp socialiste battait en retraite, l’Inde, le second pays le plus peuplé au monde, a basculé en 1991 d’un capitalisme plus ou moins contrôlé à une politique d’ouverture vis-à-vis du FMI et des capitaux financiers étrangers, vers une intégration économique à l’impérialisme mondial.

Par ailleurs, suite à l’effondrement de l’URSS, la RDA, la République Tchèque et d’autres pays socialistes qui constituaient la forteresse matérielle du camp socialiste ainsi que d’autres pays opprimés dans le monde ont perdu toute possibilité de compenser l’influence de l’impérialisme et sont devenus des proies faciles pour le néo-libéralisme.

Il en résulte qu’une population de près de trois milliards de personnes s’est ouverte au pillage et à la surexploitation impérialiste en moins de deux décennies. Sur ces trois milliards de personne, certains experts bourgeois estiment que près d’un milliard et demi de nouveaux travailleurs ont rejoint la main-d’œuvre mondiale telle une armée de réserve destinée à être exploitée par le capital financier des Etats-Unis, de l’Europe et du Japon.

La crise de l’impérialisme américain en Iraq a révélé la profonde vulnérabilité du Pentagone et symbolise l’affaiblissement de la position mondiale de l’impérialisme américain sur le plan militaire que ce soit en Afghanistan, en Iran, en Corée du Nord, en Palestine, au Liban, au Venezuela, en Colombie, la Corne d’Afrique ou ailleurs. L’incompétence générale dont a fait preuve Washington dans l’utilisation de ses talents militaires et économiques dans le but de dominer les peuples dans le monde a de lourdes conséquences sur le plan politique. Notre parti s’efforce d’utiliser cette opposition à la guerre de plus en plus forte aux Etats-Unis pour transformer ce mouvement de protestation en un mouvement de résistance.

Sous ce processus politico-militaire se cache un changement fondamental dans l’économie capitaliste mondiale qui progressivement façonne les forces à la fois pour la crise de la classe ouvrière et son réveil. A cet égard, nous devons nous concentrer sur les progrès à réaliser au niveau du développement des forces de production et la nouvelle phase de l’expansion économique impérialiste – ce que l’on appelle bénignement la « mondialisation ».

L’évolution la plus importante de ces développements en ce qui concerne la classe ouvrière c’est le changement en matière de répartition économique du travail sur le plan international apparu au cours de ces dernières décennies. Les progrès réalisés dans les secteurs de l’informatique, les communications, les transports, les technologies de l’Internet et le développement des logiciels entraînent la dissolution progressive de l’ancienne et nette répartition du travail entre les pays opprimés et les pays oppresseurs.

L’industrie et les services étaient autrefois concentrés dans les pays impérialistes tandis que les travailleurs et les paysans dans les pays opprimés étaient livrés pour fournir à la machine industrielle impérialiste les matières premières et les produits agricoles. Ils étaient à l’origine utilisés pour les travaux durs et pénibles. Ils travaillaient dans les mines, les plantations et lopins de terre destinés à l’exportation ou dans les ports, à la construction des routes, chemins de fer et l’entretien de l’infrastructure.

Mais en 2004, seulement 31 pour cent du commerce de marchandises mondial provenaient de ce que l’on appelle les pays en voie de développement. Il s’agit d’un terme économique bourgeois pour désigner les pays dont les économies et le niveau de vie ont été forgés par l’héritage du colonialisme et l’oppression impérialiste – des pays où les salaires sont faibles par rapport à ceux des pays impérialistes mais où les capacités techniques et technologiques ne cessent de se développer. Alors que ces pays étaient autrefois exportateurs de produits agricoles ou ressources naturelles, 70 pour cent de leurs exportations en 2004 se composaient de produits manufacturés. Et ce chiffre a probablement augmenté depuis.

Par ailleurs, se développe un courant croissant de services extraterritoriaux depuis les centres impérialistes. Un ancien président de la Réserve Fédérale, Alan Blinder, principal porte-parole d’un groupe d’économistes bourgeois, n’a cessé au cours de ces dernières années de clamer que poursuivre dans cette voie pouvait conduire à une explosion sociale aux Etats-Unis. Selon Blinder, en raison des progrès réalisés au niveau de la technologie Internet, le coup pour l’industrie des services sera aussi dur que celui du secteur industriel. Il estime que 30 à 40 millions d’emplois dans le secteur des services aux Etats-unis sont à présent susceptibles d’être délocalisés.

Pour la première fois dans l’histoire de l’impérialisme, les travailleurs des pays riches et privilégiés sont projetés, secteur après secteur, dans une compétition salariale directe avec les travailleurs des secteurs à faibles revenus par les architectes économiques du capital financier mondial.

Les monopoles géants ont sauté sur la nouvelle technologie pour redistribuer l’opération de production et les services de manière à ce qu’ils puissent être fractionnés en segments séparés et que les différentes parties des processus puissent être réimplantées aux quatre coins du globe, en ce compris l’externalisation dans les pays impérialistes vers les zones aux revenus les plus faibles.

Les patrons ont créé des étages de fournisseurs à travers le monde. Chaque fournisseur qui se situe à un étage supérieur possède des fournisseurs d’étage inférieur. Tel les vassaux et leurs sous-vassaux qui, à l’époque féodale, se rassemblaient autour des grands maîtres du capital et proposaient des contrats. Ils font partie d’un nouveau réseau mondial de dizaines de milliers d’entreprises, stimulées et encouragées pars les monopoles géants, qui font office de fournisseurs, qui prennent sur elles les risques des investissements de capitaux et rassemblent les travailleurs locaux dans ce que la classe dirigeante appelle « les réseaux de production » ou les « chaînes de valeur » réparties dans le monde.

Dans sa profonde analyse l’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine insiste énormément sur l’exportation du capital par les monopoles comme étant un élément fondamental pour la phase impérialiste. Il écrit que l’exportation du capital a engrangé d’énormes super profits qui constituaient la base matérielle de la corruption de la bureaucratie ouvrière et une part importante de la classe ouvrière mieux payée – en d’autres termes, le développement d’une aristocratie ouvrière patriotique sociale formant une support social pour sa propre classe dirigeante. C’est l’explication qu’il donne pour l’effondrement de la Seconde Internationale lorsque éclate la Première Guerre Mondiale.

Cette explication tient toujours la route. La surexploitation du monde sous-développé constitue toujours la base du privilège entre les couches supérieures de la classe ouvrière dans les pays impérialistes. Et d’ailleurs, les gens en Asie, en Afrique, en Amérique latine, aux Caraïbes et au Moyen Orient continuent de faire le travail pénible dans les mines et dans les plantations. Et l’exportation du capital est à l’heure actuelle un élément essentiel de l’impérialisme plus encore qu’à l’époque de Lénine.

Mais l’analyse de Lénine doit être expliquée à la lumière des développements présents. A côté de la tendance à créer un privilège, l’exportation du capital a aujourd’hui un effet contraire. Marx écrit dans le Manifeste communiste que la concurrence entre les travailleurs c’est ce qui les empêche de renverser la classe ennemie. Il démontre également que c’est la croissance de « l’armée de réserve des travailleurs sans emploi » qui augmente la concurrence entre les travailleurs et qui constitue un obstacle permanent à la lutte pour l’unité.

Par ailleurs, Marx explique la véritable nature des salaires dans son exposé « achat et vente de la force de travail ». Les salaires sont le prix d’achat payé par le capitaliste pour la force de travail des travailleurs. Et ce prix était égal à ce qu’il fallait pour maintenir les ouvriers et leurs familles en vie – c’est-à-dire pour qu’ils soient capables d’aller travailler dans des conditions suffisamment saines pour accomplir leur travail pour le capitaliste et être capables de retourner travailler régulièrement durant les années les plus productives de leur vie et servir de travail exploitable -- et ce, aussi longtemps que les patrons auront besoin d’eux. Non seulement ils doivent rester aptes au travail mais ils doivent aussi produire la prochaine génération de travailleurs qui sera à son tour exploitée. Le prix que le capitaliste doit payer pour la somme totale de tout ceci était égal à la valeur de la force du travail, ce qu’on appelle salaire.

Mais Marx explique aussi que dans chaque pays c’est l’histoire du pays en question qui a déterminé ce qu’étaient les moyens de subsistance nécessaires pour les travailleurs. Cela dépend du degré de confort auquel la classe ouvrière et la société en général étaient habituées, en fonction du degré de développement économique du pays et de la lutte de classe dans ce pays. Dans ce que l’on appellerait aujourd’hui un pays avec un héritage d’oppression, les masses étaient forcées d’accepter moins et dans un pays plus privilégié les masses étaient habituées à plus, en particulier dans les pays où les syndicats étaient forts. Et donc dans chaque cas, les patrons payaient plus ou moins suivant la situation dans le pays.

La révolution technologique ainsi que la mondialisation de la production capitaliste et des services sont en train d’éroder la détermination des salaires dans les pays. Le niveau salarial de la classe ouvrière dans les pays impérialistes, sous la pression de la concurrence mondiale établie par les monopoles géants, est en effet de plus en plus déterminé au niveau international et influencé par le niveau salarial dans les pays à faibles salaires. Du point de vue des patrons, un travailleur à Detroit avec droits aux soins de santé, pension, vacances et un salaire décent est trop cher par rapport au marché mondial du travail. D’un point de vue marxiste, le patron considère que les salaires payés au travailleur sont supérieurs à la valeur de la force de travail nécessaire sur le plan social. La valeur de la force du travail, en ce qui concerne GM, IBM ou GE, devrait être plus proche des salaires payés en Chine ou au Mexique ou encore aux Philippines plutôt que ceux payés à Detroit, New York ou Chicago. C’est dans cette voie que les patrons souhaitent poursuivre et ce, jusqu’à ce que les travailleurs les arrêtent.

Pour les patrons, les travailleurs aux Etats-Unis perçoivent des salaires supérieurs à la valeur internationale, telle que calculée par les planificateurs d’entreprise des empires économiques mondiaux. Bref, la loi de la valeur salariale de Marx et ses conséquences, la loi de la maximisation des profits, est le moteur de la nouvelle phase de la mondialisation.

Marx a expliqué il y a longtemps que c’est le développement des forces de production qui non seulement crée de nouvelles classes mais aussi en détruit les modèles désuets. Mais que sous le capitalisme, contraint de révolutionner en permanence les moyens de production, la nature et les relations des classes existantes subissent en permanence une transformation. En effet, l’actuelle révolution des moyens de production a à ce point développé la socialisation de la production mondiale qu’elle exerce une pression de plus en plus forte sur le cadre réactionnaire de la propriété privée et pose les bases de futures crises capitalistes très importantes.

Durant la précédente période impérialiste, l’exportation du capital préservait la stabilité des classes dans les pays impérialistes et maintenait les travailleurs des pays opprimés dans un état de complète dépendance. Dans la phase actuelle, l’exportation du capital engendre une forte augmentation de la classe ouvrière mondiale surexploitée dans les pays opprimés. Ce prolétariat qui augmente rapidement est organisé par la pénétration et la croissance de la production capitaliste. L’exportation du capital vers les pays à faibles salaires et taux élevé de chômage pose également les bases d’une instabilité et d’agitations sociales dans les pays impérialistes, les Etats-Unis en particulier. La stabilité relative qui existe à l’heure actuelle aux Etats-Unis parmi les travailleurs est très différente de celle qui régnait après la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui, cette stabilité est fragile.

L’oppression nationale augmente. La crise qui a suivi Katrina est la preuve la plus spectaculaire du racisme de la classe capitaliste et de l’état capitaliste. Des millions de Noirs américains ont profondément été touchés par les scènes de séparation et de dislocation, rappelant l’esclavagisme, montrées soir après soir sur les écrans de télévision. Les travailleurs noirs américains sont les plus touchés par les attaques vis-à-vis des syndicats, en particulier dans le secteur industriel organisé. Ils souffrent plus encore du scandale du prêt hypothécaire prédateur. Ce qui ne peut conduire qu’à une nouvelle génération de résistance.

L’immigration est un élément fondamental pour la nouvelle offensive des patrons qui cherchent à réduire les salaires aux Etats-Unis. Des millions de travailleurs avec ou sans papiers, venus d’Amérique latine, des Caraïbes, des Philippines et du monde entier, ont été contraints de travailler sans aucun droit, sans aucune protection pour un salaire minable tout juste bon à maintenir leur famille en vie. Comme l’a démontré l’afflux de millions d’immigrés le 1er mai 2006, une rébellion se prépare.

En ce moment, 2,2 millions de familles sont menacées de perdre leur logement. Au cours des deux dernières décennies, plus de 30 millions de travailleurs ont perdu leur emploi aux Etats-Unis. Parmi ceux qui ont retrouvé un emploi, deux tiers ont accepté un salaire moindre et moins d’avantages voire pas du tout. L’insécurité augmente. Depuis la crise de ‘29, jamais une génération de travailleurs n’avait eu à faire face à des épreuves aussi dures que celles auxquelles la nouvelle génération de travailleurs aux Etats-Unis est aujourd’hui confrontée.

Nous sommes certains que ces pressions vers le bas vont raviver la lutte des travailleurs et des opprimés aux Etats-Unis, une lutte qui éclatera au travers d’une idéologie réactionnaire et des normes capitalistes pour déboucher sur des luttes jamais vues au cours de ces 75 dernières années. L’intensification de l’oppression nationale, y compris l’oppression des peuples indigènes, l’oppression sexuelle et l’oppression des genres, se déroulent toutes dans un même cadre, à savoir une exploitation des classes de plus en plus intense. Ce qui ne peut aboutir qu’à la résistance. Comme dit le proverbe : « la contre-révolution appelle la révolution ».

Mais notre parti n’a pas l’intention de rester les bras croisés à attendre que la révolution arrive. Nous nous battrons pour une solidarité de classe au niveau international et une organisation internationale qui sera le point de départ pour évincer cette nouvelle concurrence salariale internationale, pas le protectionnisme bourgeois des officiels dirigeants travaillistes américains rétrogrades et démagogues de droite.

Notre rôle est de transmettre le message aux travailleurs, leur dire que leur droit à un emploi et à un avenir décent est prioritaire par rapport au droit des patrons de fermer et transférer leur usine ou leur entreprise. Notre classe doit apprendre à rejeter la logique capitaliste selon laquelle c’est aux travailleurs de payer pour que les patrons puissent rester « compétitifs ».

Nous devons lutter pour l’unité de classe en démontrant que défendre les travailleurs immigrés c’est défendre tous les travailleurs, que la lutte des travailleurs blancs contre le racisme et l’oppression nationale est l’unique voie qui mènera à l’unité de classe et qu’elle constitue l’élément le plus essentiel pour la victoire dans une lutte de classe – en particulier aux Etats-Unis, prison des nations raciste.

Nous devons lutter pour que le mouvement syndicaliste représente la classe dans sa globalité, qu’il s’agisse du droit aux soins de santé, au logement, à l’éducation, à l’assistance aux enfants, etc. Et nous lutterons pour l’emploi et l’éducation des jeunes de la classe ouvrière privée de ses droits.

Une organisation communiste aux Etats-Unis, avec sa classe dirigeante aventuriste, devra toujours garder à l’esprit le lien existant entre guerre impérialiste, crise économique capitaliste et lutte révolutionnaire, de la Commune de Paris aux révolutions bolcheviste et chinoise. Au cours de la période post-soviétique, l’impérialisme américain a déclaré avoir pour mission de lutter pour reconquérir les régions perdues au cours des 75 dernières années. Ainsi, la reconquête a remplacé la rivalité interimpérialiste en tant que force motrice de la guerre. C’est en effet ce qui se cache derrière la guerre en Iraq, les menaces à l’encontre de l’Iran, la Corée du Nord, la Syrie, l’encerclement militaire de la Russie et le déploiement militaire dans le Pacifique.

L’approche de notre parti vis-à-vis du mouvement anti-guerre qui se développe aux Etats-Unis consiste à aider les travailleurs à fusionner leur lutte de classe contre les attaques économiques, sociales et politiques au niveau national avec la lutte contre la guerre et les interventions impérialistes.

Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour accélérer le renouveau de la lutte de classe et sur base de ces principes, nous voulons nous unir à toutes les forces anti-impérialistes et communistes dans cette phase post-soviétique de la lutte pour un monde socialiste.