« Validité et actualité de la Révolution d'Octobre 1917 pour le 21ème siècle »
Bruxelles, 4-6 mai 2007
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Le
révisionnisme face à lHistoire
Par COIFOPCHA
Comité dInitiative pour la Formation du Parti Communiste Haïtien
Si, dans les conditions actuelles, les révisionnistes du communisme scientifique et/ou du marxisme-léninisme, qui de fait se sont rendus coupables de la défaite provisoire du camp socialiste, ont pu échapper à la vindicte populaire; ils ne le pourront pas quant au verdict de lHistoire. Car celle-ci, dans le temps et lespace, rattrape tous les acteurs qui ont joué un rôle à un titre ou à un autre dans lhistoire. Son tribunal siège en permanence, ne laissant aucune porte de sortie aux accusés qui doivent répondre de leurs actes, de leurs méfaits et de leur trahison. Toute lhistoire humaine, ce dès laube de lhumanité, prouve la présente assertion. Lattitude conservatiste, agressive ou même réactionnaire de lÉglise dite universelle, avec ses papes de lancien temps qui ont organisé les croisades et instrumenté le tribunal de lInquisition, est une illustration des plus éloquente de lhostilité envers le genre humain. Plus près de nous, on a eu, dans lhistoire récente, un pape pèlerin qui sest dévoué corps et âme à la cause des capitalistes et de limpérialisme international. Qui ne sest pas contenté dasservir les masses à partir de la nébuleuse philosophie chrétienne quil prêche, mais sest attaqué au cur même du bastion de la Révolution socialiste et du mouvement de linternationalisme prolétarien, soit lURSS. Il a donc commencé son uvre « diabolique » en Pologne, pays dont il est originaire mais dont la Capitale, Varsovie, hébergeait les locaux du siège du Pacte de Varsovie: une structure militaire daprès-guerre qui regroupait les États socialistes de lépoque sous le signe damitié et dassistance mutuelle, mais qui était aussi le contre-poids par rapport à lOrganisation du Traité de lAtlantique Nord, OTAN.
Là, Jean Paul II, Karol Wojtyla de son vrai nom, trouve un acolyte de son genre dans la personne de Lech Walesa, sur qui il va monter et instrumentaliser sa politique de déstabilisation du camp socialiste; et donc une politique anti-peuple et anti-nation. Électricien de formation, homme lige du pape et serviteur servile des classes possédantes locales, opportuniste de son état, Lech Walesa flanqué dans son statut de chômeur après avoir été renvoyé en 1976 à cause de ses activités subversives va se faire un nom dans le milieu ouvrier polonais. Il est co-fondateur et principal dirigeant du syndicat Solidarité qui, fortement soutenu par les intellectuels bourgeois de lépoque et par le pape lui-même, allait connaître un succès éprouvé dans les grèves ayant eu lieu particulièrement sur les chantiers navals de Gdansk, dans les années 1980. Par son rayonnement national et international quelle a acquis sous limpulsion des gouvernements impérialistes occidentaux de lépoque, Solidarité [Solidarnosc en polonais] était devenue une force sociale incontournable pendant cette période dite de renaissance et occupait bien sûr lavant scène politique de la Pologne en pleine confusion politique. Son rapport de force était tel quil a infléchi le gouvernement du Général Jaruzelski qui avait déjà été piqué par le virus du révisionnisme dont Khrouchtchev fut dans les faits le porte drapeau , au point que le leader fantoche Lech Walesa, qui se trouvait en prison(décembre 1981), avait dû être libéré sans conditions aucunes(novembre 1982). Il sensuit donc que Solidarité pouvait alors jouir dune existence légale, lui libérant ainsi des entraves inhérentes de la clandestinité.
En effet, pour alimenter et apporter beaucoup plus de souffle à sa campagne de déstabilisation et de lécroulement du camp socialiste, le pape sest payé le luxe de visiter la Pologne par trois fois de suite avant la chute du socialisme dans ce pays: 1979, 1983 et 1987. Son fidèle disciple, Lech Walesa, est reçu de manière chaleureuse au Vatican en janvier 1981. Il est aussi récompensé par les débonnaires dOslo[Norvège], qui lui ont décerné le Prix Nobel de la paix en 1983. Évidemment il sagit-là dune institution internationale dont la vocation aurait dû être un apport objectif pour lhumanité en ce qui a trait aux recherches scientifiques, si elle navait pas été occultée par la droite du capital. A telle enseigne on sinterroge de manière inexorable sur la valeur réelle des Prix quelle décerne aux lauréats; et, à terme, on se demande sil ne faut pas ériger le doute sur tous les travaux dont elle sadjuge le droit de proposer et/ou dimposer à la conscience intellectuelle internationale. Comprenne qui pourra!
Il convient donc de souligner, en fin de compte, que les circonstances favorables de la conjoncture internationale de lépoque ont bien permis lélection du Sieur Lech Walesa à la présidence de la Pologne, qui a gouverné ce pays de 1990 à 1995. Son quinquennat a ainsi marqué la fin du communisme en Pologne, et, de lavis des avant-gardes/ML, cette dernière est pionnière de la défaite provisoire du camp socialiste en Europe de lEst, y compris lURSS.
Mais on ne cessera jamais de se référer au digne Camarade Lénine quand il dit: « Le hasard nexiste pas: Faites confiance, mais vérifiez et revérifiez toujours(il la répété plus que trois fois) », lors des séances de travail quil a tenues avec les Camarades du Parti. Sur la base de linquiétude fondée du Camarade Lénine eu égard aux événements politiques qui surgissent spontanément dans lhistoire et dont il faut bien appréhender la nature idéologique les ayant présidée , on peut se poser la question suivante: Comment peut-on se fier au Comité Nobel qui, dans ses choix sélectifs , distribue des prix à certains lauréats auxquels on ne sy attend pas? Tel est le cas du Sieur Lech Walesa dont la camarilla bourgeoise a fabriqué de toutes pièces la personnalité pour devenir un soi-disant leader syndicaliste, dont le combat participe de la stratégie globale de la lutte anticommuniste et anti-peuple de Karol Jozef Wojtyla, le pape Jean Paul II. Il en est de même pour le citoyen soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, occulté et perverti dans le moule de lidéologie bourgeoise après avoir été acquis au courant révisionniste du marxisme-léninisme dont la politique dite de perestroïka et de glasnost a été la consécration ultime de la trahison de la cause du prolétariat et des masses , qui a également reçu le Prix Nobel de la paix en 1990. Tous les deux ont de fait combattu la dictature du prolétariat, le socialisme scientifique et le communisme scientifique. Tous les deux ont été reçus au saint Siège du Vatican par Jean Paul II: Lech Walesa en janvier 1981, et Mikhaïl Gorbatchev le 1er décembre 1989. Quelle étrange similitude! Le premier a donc jeté les premières pierres de leffondrement du communisme à lEst de lEurope, le second lui en a assené le coup de grâce en décembre 1991. Et la bourgeoisie, flanquée dans sa posture dominante, les a honorés et les garde en estime pour leur contribution célère dans la campagne de restauration capitaliste dans les pays du bloc de lEst de lEurope. Donc on aurait tort de croire que toute cette forfaiture, cette imposture et cette saltimbanque de démocratie à loccidentale sont arrivées par hasard, mais elles sont plutôt la conséquence logique du révisionnisme et du déviationnisme prônés et colportés par les courants utopiques de la théorie communiste. Cependant comme nous lavons dit précédemment les traîtres et les comploteurs du marxisme-léninisme peuvent, dans les conditions présentes du monde, échapper à la justice immanente du peuple; mais lhistoire sécrit et prend acte!
Car lHistoire est a priori amorale, elle ne connaît ni hésitations ni scrupules, écrivait Arthur Koestler. LHistoire ne sembarrasse non plus détat dâme et ne se trompe jamais dans le cadre des sentences quelle prononce ou quelle prononcera. Et son verdict est sans appel! Cest pourquoi il est fortement recommandé aux gens qui travaillent dans les sciences sociales, particulièrement ceux à qui lhistoire a assigné la mission de transformer et de façonner notre planète en tout ce quil convient de faire pour la rendre vivable et paisible, de prêter une attention méticuleuse aux interprétations éclectiques que font les révisionnistes sur luvre démocratique qui sopère et sédifie dans les pays socialistes ayant adopté la théorie communiste comme philosophie de gouvernement. Lhistoire nous a aussi appris que souvent les mensonges la servent mieux que la vérité: dans le cas précis sur lequel nous livrons aujourdhui notre lecture, il est évident que les révisionnistes et les déviationnistes du marxisme-léninisme ont certainement rendu un sacré service au capitalisme international et à limpérialisme international. Quand, sous un barrage de mensonges et de mésinterprétations voulues des principes basiques du marxisme-léninisme, ces messieurs de la révision et de la déviation ont dénaturé les faits et confisqué la vérité particulièrement sur cette tranche dhistoire de lère soviétique: de 1928 à 1953( ). Sils ont observé un répit dans leur besogne saugrenue, dans leur travail de sape; cest quand les éléments de la cinquième colonne sont arrivés au pouvoir en URSS en 1953 où souvre la longue période de liquidation et de restauration, ayant commencé avec lélection de Nikita Khrouchtchev comme Premier Secrétaire du Parti en septembre 1953. Et alors lequel service, disions-nous, a conséquemment abouti à la défaite provisoire du camp socialiste, notamment lUnion des Républiques Socialistes Soviétiques[URSS] qui a introduit et érigé dans lhistoire moderne de lhumanité de nouvelles règles de vie de type révolutionnaire, dont les peuples et les nations opprimés par la servitude capitaliste devraient servir de modèle dans le cadre des luttes de libération et de révolution nationale.
Revirement de la gauche utopique au profit de la bourgeoisie
Après avoir fait un nom sous les drapeaux du mouvement ouvrier et du communisme international, les traîtres, les révisionnistes et larmée de la cinquième colonne, qui ont vilement capitulé devant les bourgeois capitalistes, ont tourné le dos à la classe ouvrière et aux masses. Par leurs actions malhonnêtes et leurs agissements délétères, résultant de la nature criminelle de lopposition organisée quils ont instrumentée et dirigée contre le Bastion de la révolution prolétarienne[URSS], les traîtres, les révisionnistes et en particulier les déviationnistes, dont Nikita Khrouchtchev en tête, ont aidé et permis aux puissances impérialistes de restaurer léconomie bourgeoise en Russie soviétique, en hiver de lannée 1991. Cette infamie politique, cest-à-dire la restauration capitaliste et la contre révolution, est arrivée à un moment où les peuples de lUnion avaient pourtant besoin de solidarité et de sérénité dans les rangs du Parti Communiste de lUnion Soviétique[PCUS] afin de pouvoir reprendre le contrôle politique de ce vaste État prolétarien et ouvrier dont ils ont été pendant longtemps la cheville ouvrière. Dans les circonstances politiques de lépoque le facteur temps était très précieux, car les événements se déroulaient à grande vitesse; donc les peuples de lUnion avaient besoin du temps pour passer la tempête de la déviation et de la révision. Ce qui leur aurait éventuellement permis de procéder dabord à restructurer le Parti en lépurant des saboteurs et des traîtres, ensuite de continuer luvre socialiste quils ont commencée dès lentame de la Révolution dOctobre 1917, bien sûr, sous la base des principes marxistes ainsi que sous les lignes tactico-stratégiques tracées par le père de la Révolution elle-même, le digne et honorable Camarade Lénine. Certes lattitude attentiste ou passive et/ou défaitiste des camarades dirigeants du Parti à qui lhistoire avait pourtant confié la mission dentreprendre toutes les mesures et actions qui conduisent de manière tangible aux buts de la Révolution na nullement aidé à ce que ces dites réformes nécessaires et indispensables à lintérieur de celui-ci eussent matérialisées, comme les peuples combatifs de lUnion les avaient souhaitées. A contrario, les sicaires de la clique khrouchtcheviste et trotskiste avaient eu le temps dinfecter les organes supérieurs du PCUS en linféodant de la tête aux pieds dans le but de le rendre vulnérable et de le réduire à sa plus simple expression, jusquà son écrasement complet en décembre 1991.
La débâcle dans linfamie des factions « communistes » utopiques
Si le temps de la moisson a été long de 1953 à 1991 pour larmée de la cinquième colonne y compris ce drelindrelin de révisionnisme du marxisme-léninisme, et de 1917 à 1991 pour les gouvernements occidentaux qui nont dyeux que pour la classe des bourgeois; la plèbe, cest la racaille , celui de la récolte est tellement insignifiant quelle ne peut sexprimer quen heure de travail mais particulièrement basée sur lhoraire des banques. En effet, les sicaires du communisme scientifique, qui ont accompli un travail si laborieux pendant de longues années, se sont présenté au comptoir des banques occidentales[celles dont lÉtat possède encore un certain contrôle, car dans le système capitaliste les banques appartiennent au secteur privé; elles sont très rares celles qui font partie de lappareil étatique] pour recevoir leur paye comme « employés » de lÉtat, qui sont émargés sur le budget national. Sauf que les traîtres de lhistoire moderne du communisme navaient pas encore réalisé quils nétaient quun simple personnel épars recruté spécifiquement pour les basses uvres. En fin de compte, après avoir attendu pendant de longues heures dans les longues files des pensionnaires qui doffice bénéficient de la priorité, ils nont reçu quune miette du capital promis comme de la charité de los que lon jette aux chiens. Qui pis est, ils devaient rester pantois et médusés devant les comptoirs et/ou guichets puisquil ny aurait personne pour les recevoir sils avaient manifesté le désir. Histoire de les remercier pour les services rendus, et que la bourgeoisie na plus besoin de sattacher de leurs services. Si léventualité se présentait, elle en recruterait dautres nouvelles figures daprès les principes établis par les gouvernements bourgeois en matière despionnage et contre-espionnage en vue de déstabiliser les gouvernements démocratiques et populaires dans le monde.
En réalité, ce monde de la trahison immonde na point de revendication ou de réclamation à produire ni auprès des patrons pour qui il a travaillé, ni au niveau des milieux ouvriers et paysans; encore moins dans les rangs ML. Pour avoir trahi de manière éhontée la cause du prolétariat, pour avoir commis ce crime de lèse patrie et de lèse humanité, ils doivent se taire jusque dans leur tombeau.
Voilà donc les conditions pénibles dans lesquelles sont apparues toute la platitude et la bassesse intellectuelle dun certain courant politique sectaire qui se réclame du marxisme, mais qui croit pouvoir, à laide de la presse libérale occidentale, enlever à notre mémoire collective lune des plus belles pages écrites, sinon la plus belle de lhistoire contemporaine. Celle de la Révolution dOctobre de 1917: porteuse de liberté vraie, puisquelle est manifeste et concrète dans les milieux ouvriers et paysans, notamment la paysannerie pauvre: la liberté est lune des valeurs de la dignité humaine, qui a toujours été refusée à ces derniers avant la Révolution victorieuse dOctobre. Elle est porteuse de changements révolutionnaires dans les conditions matérielles dexistence des masses populaires et paysannes qui ont toujours été des laissés-pour-compte avant la Révolution dOctobre de 1917. Elle est aussi porteuse didéaux dhumanisme et de démocratie authentique, qui sont des valeurs destime sous la Révolution, qui ennoblissent lêtre social et qui font de lui lélément central du progrès social; sinon le créateur même de développement humain dont il peut, à sa guise, en jouir les bienfaits quil a lui-même créés lorsquil a pris la lourde décision de faire la révolution. Ce qui est un contraste latent eu égard aux rapports de production existant dans les régimes capitalistes où seul largent a valeur destime. Elle est également porteuse de solidarité collective: lune des grandes valeurs de la démocratie populaire, sinon lémanation même du mouvement de linternationalisme prolétarien. Du cadre duquel se développent les forces sociales opprimées et assujetties sous le joug du capital mais qui y trouvent source despoirs, les stimulant à sengager avec opiniâtreté lorsquelles sorganisent de manière substantielle dans le cadre des luttes de libération et de révolution nationale. Donc la présence du combat reste engagée! Encore un autre contraste latent qui existe dans les sociétés bourgeoises capitalistes où les rapports de force sont non seulement inégaux, mais aussi lÉtat de classe, qui est au service de lidéologie dominante et des classes possédantes locales, se tient prêt pour réprimer et brimer tous les mouvements sociaux et populaires dont il na pas le contrôle. De telle sorte que les peuples qui sont en lutte pour le changement, se retrouvent visiblement embrigadés par la police politique de loligarchie traditionnelle et monopoliste; comme si la Déclaration universelle des Droits de lHomme navait jamais existé.
Ainsi, à bien y regarder, cette configuration diabolique des sociétés bourgeoises que le capitalisme comme système a produites à la surface du globe, noffre quune seule alternative aux peuples opprimés et assujettis: recourir à la révolution en vue de briser une fois pour toutes la dictature des bourgeois avec tous ses paravents: le parlementarisme, les élections au suffrage universel, les services dintelligence occultes, y compris les ONG qui ne sont que des structures de façade mises au service des classes dominantes. Aussi la classe ouvrière et le prolétariat doivent-ils redoubler deffort dans la lutte globale anti-capitaliste et anti-impérialiste en puisant dans leurs réserves lénergie nécessaire qui soit proportionnelle à la somme des tâches historiques à accomplir dans ce nouveau millénaire qui semble être dédié à la cause des masses compte tenu de la paupérisation généralisée observable sur la carte géographique mondiale et de lunilatéralisme caractérisant les relations internationales actuellement. Quils consentent et assument également les sacrifices que la lutte implique en vue de combattre et de vaincre cet état de choses engendrées par le capitalisme comme système dont lapplication pratique a créé beaucoup plus de problèmes chez lespèce humaine quil en résout: Non être, Non État et anti-nation, qui résultent de lavarice et de lattitude hautaine de la bourgeoisie capitaliste comme classe dominante.
Tant que le chaos dominera le monde, le capitalisme sera un anachronisme
Une fois, lhistoire avait pris un chemin qui promettait à lhumanité une forme plus digne de vie. Mais aujourdhui on semble tout rentrer sous terre , comme si la Révolution prolétarienne russe navait jamais eu lieu. Comme si également les lois historiques qui sont à la base des grands bouleversements sociaux se développant dans le cadre des hautes luttes de libération et de révolution nationale, ont cessé dexister. Les changements sopérant et embrasant lAmérique Latine actuellement, viennent confirmer pour lessentiel limmuabilité de lHistoire et des lois par lesquelles elle est régie. Il va donc sans dire que les événements ayant marqué la conscience des peuples de lhémisphère américain au cours de ces dernières années, ne sont pas des révélations fortuites auxquelles on ne sy attendait pas; mais ils sont la résultante de la résistance stoïque de ces peuples-là face à la junglerie du capitalisme qui, dans son entêtement de lapplication pratique de ses préceptes, a abouti à un monde de plus en plus déshumanisant. Aussi, compte tenu des crises que le système génère tout au long de son parcours, se trouve t-il devant une impasse sans issue. Puisque les guerres dagression quil engendre dans la communauté des humains qui sont supposées la seule solution dont il dispose dans son agenda stratégique , nont en effet quune valeur dajournement. Toute lexpérience capitaliste, jusquà date, prouve cela; le prolétariat et la classe des Travailleurs en ont bien conscience.
Évidemment on est seulement au stade du procès quant aux événements qui surgissent et se développent particulièrement en Amérique Latine, mais il est un fait certain quils font naître de nouveaux espoirs chez les masses laborieuses qui restent éveillées dans le cadre de la renaissance démocratique dans cette importante région de lhémisphère, en vue de saffranchir de la servitude et de labêtissement du capitalisme à prédominance mondiale. Somme toute, la propagande est en effet une arme historique de combat dont toutes les organisations humaines sen prévalent le droit, mais, incontestablement, elle a ses limites sur le temps. Surtout quand la propagande fait lobjet dun usage basé simplement sur lémotion et la sensation des gens, et quand elle est également étayée sur des bases infondées. La propagande, selon la programmation des agitateurs professionnels, peut avoir un effet immédiat sur les consciences; mais elle peut ultérieurement produire aussi des effets rebonds qui sont de nature à provoquer des défections ou des rétractations en cascades, au sein de la population ciblée antérieurement. Lhistoire humaine en sait long. Malheur donc aux esthètes et aux incrédules qui demandent comment? Alors quil eut été préférable de demander pourquoi?
Si la propagande capitaliste anti-marxiste et anti-communiste - exerce une grande influence sur les consciences, il savère scientifiquement impossible quelle ne peut pas tenir les rennes du temps ou encore, arrêter la marche de lhistoire. Cette dernière ne sarrête pas: elle peut, dans ses points de chute, être traversée par des turbulences qui la retardent dans sa course; lhistoire suit néanmoins son cours selon les lois naturelles et celles qui lui sont propres. On peut, si on le souhaite, accélérer les mouvements en vue de changer le cours de lhistoire; mais il ne faut jamais perdre de vue lhorloge du temps, car les deux vont de pair et se complètent. De telle sorte que la valeur dun homme détat ou dun Leader ne se mesure pas seulement à laune de lidéologie dont il serait capable de faire pénétrer dans les consciences, mais elle dépend aussi de lespace-temps que celui-ci se fixe pour arriver à sa stratégie finale. Son schéma tactique devrait en tenir compte.
A plus forte raison que le momentum politique favorable, qui soffre au Leader, a ses limites inhérentes à la tradition culturelle de chaque société prise distinctement dans cette logique du binôme: espace-temps et lhistoire. Il se peut bien que les conditions de réussite soient créées, mais que, brouillé ou cafouillé dans lenchevêtrement des moyens de concrétisation, la victoire séloigne pourtant de lhorizon politique du Leader jusquà échapper à son entendement même. Et alors, selon toute évidence, on ne saurait donc traiter lhistoire comme on fait en physique: la différence cest quen physique on peut répéter mille fois lexpérience, alors que lhistoire ne se répète quune seule fois. Cest ainsi que lhomme de science que fut Galilée, ne senvoie à léchafaud quune seule fois; même sil devait sécrier, avant de mourir, « Et pourtant, elle se meut! ». Aujourdhui Galilei Galileo[1564 1642] est bien réhabilité dans son statut dAstronome en tant quhomme de science ayant certes marqué son époque. Et, lironie de lhistoire, lÉglise médiévale qui lavait condamné[modernisme oblige!] a aussi apporté son soutien au processus de réhabilitation de Galilée.
En réalité, la propagande capitaliste, qui est particulièrement dirigée contre le socialisme scientifique et le communisme scientifique pris comme une nouvelle forme de régime social parmi tant dautres existantes , na eu ou na quune valeur très relative sur le temps. Les yeux se sont vite dessillés et les langues se délient également. Et pour cause: la contre révolution et la restauration capitaliste qui se sont produits comme des événements passagers dans les pays de lEst de lEurope pendant la période post-Soviétique nont en effet apporté que la précarité dans les conditions de vie de ces peuples-là. La qualité de la vie se dégrade de jour en jour dans ces sociétés-là, en temps réel. Celles-ci, sous la restauration, sont étrangement entrées dans un cycle dautodestruction dont la manifestation sapparenterait à une hémorragie chronique si douloureuse au point que partout où lon a introduit le bistouri, une nouvelle pustule apparaît. Le chômage y est rétabli sous lempire de la restauration, y compris larmée de réserve qui a toujours existé dans le système capitaliste. La privatisation, structure névralgique du capitalisme mais étrangère aux sensibilités humaines, règne en maître là-bas comme partout ailleurs où elle a été instaurée. Les effets dévastateurs quelle produit sur les économies et les marchés nationaux, ont manifestement pris la forme dun apocalypse eu égard à la pauvreté collective ô combien épouvantable que ce système engendre dans les populations civiles, notamment celles les plus vulnérables. Résultat: récession économique signe annonciateur par excellence de la crise cyclique apparue dans le capitalisme depuis son établissement comme système qui engendre linflation sur les marchés, au cours de laquelle les moyennes et petites bourses se retrouvent atomisées et réduites à néant, ainsi que celles des ménages. Est apparu également, sous ce régime, ce phénomène de dépréciation ou décote des monnaies nationales, qui constitue un handicap majeur à la production locale. A fortiori, le maintien de cette politique vise sur le long terme à réduire la production nationale à sa plus simple expression; ce jusquà son abandon complet. Ainsi, souvre une période florissante pour les marchés occidentaux, pour lesquels les bourgeoisies locales jouent le rôle de commis serviles au profit des grandes sociétés industrielles de consommation, notamment celles de limpérialisme nord-américain. Sont donc déversés librement une quantité incalculable de produits de toutes sortes sur les marchés y compris ceux qui produisent à court ou à moyen terme des effets nocifs sur la santé des consommateurs , sans être soumis à aucun contrôle de lÉtat. Labsence totale de politique visant à préserver les intérêts nationaux, a permis certes aux bourgeoisies locales de décider seules de la tendance des prix: révision à la hausse ou à la baisse selon leurs intérêts.
Dans cette ambiance débridée et pervertie de léconomie de marché qui prône et préconise la libre concurrence entre les détenteurs du capital puisque la majorité écrasante des non possédants na que sa force de travail à vendre, qui est dailleurs considérée et traitée comme nimporte quelle marchandise subissant les mêmes lois du marché sous le capitalisme , on peut sans exagérer arriver à la conclusion, que limpitoyable froideur des bourgeois capitalistes envers le genre humain relève de la pitié mathématique. Eu égard au calvaire et à la calamité singulière auxquels sont soumis les peuples du Sud par lapplication pratique du capitalisme comme système. Y compris les guerres dagression, qui détruisent et ensanglantent des villes entières dans plusieurs parties du monde, que le système provoque lorsquil crée et entretient des crises sociales et politiques chez les peuples dont il juge irrespectueux des valeurs capitalistes et de la civilisation occidentale.
Voilà donc en peu de mots ce que nous entendons par la crise au caractère apocalyptique qui frappe de manière cruelle les sociétés Est-européennes à partir de la contre révolution et de la restauration capitaliste. Des sociétés qui jadis représentaient une grande promesse pour lhumanité, mais qui, pourtant après avoir quitté dans lallégresse la tyrannie infecte du colonialisme, sont devenues méconnaissables sous la restauration libérale des gouvernements ayant succédé à lexpérience du socialisme scientifique qui sidentifiait à lensemble de ces peuples. Mais quà cela ne tienne! Pour autant que nous savons que lhistoire connaît son chemin et suit son cours, effaçant implacablement tout ce qui représente un obstacle au progrès humain.
Tant que les multinationales capitalistes continueront à détruire les bases économiques des peuples du Sud en pillant et en drainant leurs ressources naturelles; tant que les bourgeoisies locales continueront à exploiter et exercer le servage sur le Prolétariat et les masses laborieuses; tant que le système capitaliste continuera à pratiquer lesclavage moderne chez les humains, à entretenir les contradictions sociales et à exacerber lantagonisme de classe par limposition de force de sa politique néolibérale/néocolonialiste; la lutte de classes sera toujours de rigueur et le combat démocratique et populaire gagnera de plus en plus les rangs de la classe des Travailleurs, en vue de briser irréversiblement les chaînes de lesclavage et de la servitude du capitalisme outrancier. Et le socialisme scientifique reste et demeure une perspective inéluctable pour lavenir de lhumanité. Et le Prolétariat et la classe des Travailleurs en sont donc conscients et confiants, eu égard à la redynamisation visible en leur sein, ainsi quà leur capacité de mobilisation observable pendant la période post-soviétique. Les peuples de Seattle[États-Unis,novembre-décembre 1999], de Gênes[Italie, 21-22 juillet 2001], de Porto Alegre[Brésil, FMS, 25 janvier 2001], de Monterrey[Mexique, 21 mars 2002] en sont pour lessentiel le témoignage vivant de la cause des Travailleurs et du rejet en bloc de la mondialisation capitaliste.
Nos propos de conclusion relatifs à ce qui vient dêtre dit
« Il ny a rien dinvincible que ce qui naît et se développe. », J. Staline
Nous venons datteindre un nouveau seuil dans notre effort analytique sur le sujet brûlant qui nous a été proposé par le SCI de cette année[SCI-2007]. Dans lequel nous avons tenté de mettre lemphase sur le caractère actuel de la Révolution dOctobre de 1917, qui telle une pierre de granit reste gravée dans les mémoires collectives. Mieux, les revendications populaires et nationales dont elle était porteuse au début du 20e siècle , sont on ne peut plus dactualité sur toute la surface du globe et restent un défi pour lhumanité, particulièrement pour le capitalisme dominant. Mais il est indéniable que la conscience du Prolétariat et de la plèbe par qui et pour qui le Grand Octobre de 1917 a eu lieu se trouve scandalisée au plus haut point par le rétablissement de force de léconomie austère et partisane que le capitalisme a pondue comme mode de vie dans la communauté des humains. Au grand dam des peuples héroïques de lEurope de lEst, qui croyaient hélas laisser définitivement derrière eux lexpérience immonde et barbare du capitalisme lorsquils ont entrepris de manière courageuse dinitier et dédifier le socialisme scientifique chez eux comme une expérience nouvelle dans leurs conditions matérielles dexistence. De toutes les expériences politiques que lhumanité a connues à travers les époques et les âges: lexpérience du socialisme scientifique, comme système, est dans les faits la plus concrète et reste à tous les points de vue la plus prometteuse de lhistoire. Cétait, néanmoins, sans compter avec le camp de la réaction occidentale et de celui de la cinquième colonne, en ce qui a trait aux événements qui se sont produits dans ces pays-là après la liquidation et la désintégration de lURSS, survenue vers la dernière décennie du 20e siècle. Ce nest que partie remise! Lexpérience est seulement estompée !
Par contre, si la guerre froide imposée par limpérialisme international a abouti un tant soi peu à la défaite provisoire du camp socialiste, elle permet non seulement de tirer des leçons dhistoire mais aussi de faire des maquettes prévisionnelles dans le cadre du combat démocratique que livrent infatigablement la classe des Travailleurs et les Partis davant-garde/ML. Sans merci, acérée, est la lutte compte tenu de lenvergure des enjeux de ce combat qui oppose le nouveau à lancien. A propos duquel[combat] Pierre Corneille du 17e siècle français dirait: « Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes. ». La justesse même de ce point de vue renvoie à lattitude instable des tenants des monopoles et du capital financier, qui aujourdhui, pour tenir leur traditionnelle et sacro-sainte réunion annuelle sur la santé de léconomie de marché, se voient confrontés à mille et une difficultés face à la montée en force des masses laborieuses. Au point que Davos, jadis un lieu de prédilection pour la tenue de ladite réunion, devient non sécuritaire[unsafe area] parce que piégé par lencerclement ouvrier malgré les multiples cordons de sécurité de la police bourgeoise, préposée à cet effet. La pertinence même de la stratégie des masses laborieuses exploitées pour contrer cette mafia bourgeoise capitaliste, fait figure dune énigme quant à létroitesse desprit de laristocratie financière qui ne sait pas à quel saint se vouer par rapport à la marche irrésistible des prolétaires et de la plèbe du monde entier.
Aussi, devant une telle résistance si entreprenante et courageuse, la bourgeoisie capitaliste se trouve-t-elle devant une situation incontrôlable qui prend carrément la forme dun dilemme? Situation, bien sûr, quelle a elle-même créée lorsquelle décide de sapproprier pour elle seule les profits et dividendes colossaux réalisés au détriment des Travailleurs qui sont sans conteste la cheville ouvrière de la production capitaliste. En substance, la résistance populaire face à la bourgeoisie accapareuse a pris aujourdhui une dimension telle que les organisateurs de Davos, en particulier Klaus Schwab qui est le père spirituel du Forum Économique Mondial[WEF, son sigle en anglais], ont dû déplacer le forum de lannée 2003 à New -York. Ce qui navait certes pas empêché la présence envahissante des milliers de manifestants venus de lensemble des Etats-Unis et du monde entier pour protester contre cette réunion. Autrement dit, la 32e édition du forum économique des bourgeois capitalistes a connu le même sort que les précédentes éditions, ainsi que celles qui lont succédée. Ainsi donc, tant que la course effrénée au lucre, à largent et au capital, restera un objectif fondamental de la bourgeoisie possédante; la résistance populaire, loin de se diluer et/ou de saltérer, samplifiera de plus en plus et revêtira certes son caractère océanique sur le plan planétaire.A terme, les conditions de leffondrement prévisible du capitalisme seront donc créées en vue du triomphe de la démocratie véritable sur les forces réactionnaires qui sont nourries et entretenues par le système capitaliste lui-même.
Toujours dans notre exposé embryonnaire, nous y avons aussi mis en exergue le caractère défaitiste et de la trahison abominable des révisionnistes et des éléments de la cinquième colonne qui se sont couverts de honte quand ils ont rejoint le camp de la bourgeoisie capitaliste et de limpérialisme international. Ce faisant, ils se sont vendus à vil prix à la cause de la bourgeoisie réactionnaire occidentale qui elle na que faire dune conscience révolutionnaire; même si, dans un passé lointain, la classe des bourgeois était la principale instigatrice de la révolution bourgeoise de 1789 ayant eu lieu en France, avec la prise de la Bastille. A bien observer lattitude ô combien répréhensible et condamnable des révisionnistes du marxisme-léninisme, on se demande parfois sil ne faudrait pas se laisser transporter dans lhistoire fictive de la bible pour essayer de « comprendre » une telle attitude comportementale. En feuilletant ce document[la bible] dont on dit être sacré pour son inspiration divine, il est couché sur le papier ceci: Ésaü[7], un personnage de lancien testament, vendit contre un plat de lentilles son droit daînesse à son frère cadet Jacob, lisant certains extraits du livre de Genèse dont le récit, compris dans tous les bords, tient de la fiction romanesque. On peut donc se rendre compte du caractère illogique et irrationnel du document quest la bible, puisque sa première ébauche non seulement ne convainc pas mais aussi ne repose sur aucune base logique qui permettrait de suivre lauteur dans son prologue comme dans son épilogue. Quel quen soit la valeur dune uvre, si son introduction contient des défaillances lacunaires sur le plan de lhistoire et des insuffisances intellectuelles notables; il y aurait certes de fortes chances que tout le corps de luvre conduise à une confusion globale des lecteurs.
Bien que nous ne sachions pas en quoi un plat de lentilles eut-il pu assouvir la soif et la faim dÉsaü qui aspire pourtant à une longue vie daprès sa lignée généalogique? Au point que ce dernier, de manière délibérée, concéda son droit daînesse à son frère rival: source de privilèges et de prérogatives qui lui sont conférés par la bénédiction du patriarche, ouvrant la voie à la jouissance pleine et entière du patrimoine familial. Oser croire en cet récit fabuleux, cest se tromper vachement et méconnaître tout ce qui relève de la science logique. Mais il nous a semblé que depuis deux mille ans la chrétienté, par sa croyance servile, y ajoute une grande foi comme pour apporter un démenti formel à la maxime selon laquelle: « Lintérêt est le mobile de toute action humaine. ». Cependant le cas des révisionnistes sur lequel nous essayons danalyser les causes fondamentales de leur revirement et de leur trahison, nous a apparu étrangement similaire de lhistoire des deux frères jumeaux dIsaac et de Rebecca: Ésaü et Jacob. La différence quil y a entre Ésaü de lantiquité et les révisionnistes des temps modernes: cest quil ne sagit pas pour les seconds des intestins qui seraient vides de substance nutritionnelle, mais ce dont il sagit, en ce qui a trait à notre critique, ce sont des individus qui ont reçu une forte formation académique et qui, dans le passé, ont fait preuve dune haute conscience de lexploitation capitaliste contre la majorité des Terriens à léchelle planétaire. Leur cote part dans la préparation psychologique des masses fut pour le moins pertinente, avant de tomber dans linfamie de la trahison. Entreautres, lintelligence historique des événements quils[révisionnistes] avaient fait montre et les réflexions philosophiques dont ils étaient capables dimprimer dans la conscience des masses, ont fini, avec les conditions objectives réunies, par déboucher sur la Révolution victorieuse dOctobre de 1917. Qui sonna le glas de lexploitation de lhomme par lhomme. Prit aussi fin, sous la Révolution, ce quon pourrait appeler la capture inhumaine des facultés mentales des masses qui furent pendant des siècles entiers la grande inconnue silencieuse de lhistoire. Cest aussi pendant la période prodigieuse de la Révolution prolétarienne russe qua vu lémergence des luttes de libération et de révolution nationale. Y compris également la campagne de décolonisation ayant vu le jour sous les auspices de lONU ex-SDN, bien sûr, à partir de la grande victoire des armées révolutionnaires soviétiques remportée sur les forces hitlériennes pendant la Seconde guerre mondiale impérialiste de 1939-1945. Ce fut un grand tournant dans lhistoire de lhumanité, où les peuples encore retenus sous le joug de la servitude et de loppression capitaliste pouvaient reprendre à espérer et à monter la garde autour des grandes revendications légitimes des Travailleurs et des masses, dont la Révolution était porteuse.
Pourtant, à la phase ultime de la confrontation historique des deux idéologies rivales, ces messieurs de la révision du marxisme-léninisme ont curieusement capitulé et vendu leur conscience au capitalisme international, donc à limpérialisme: stade suprême du capitalisme. Aussi paradoxal que cela puisse paraître: le passage des révisionnistes au camp adverse une avanie politique sans précédent sest opéré à un moment historique de lexpérience socialiste, où la supériorité idéologique du communisme scientifique sétait déjà nettement confirmée dans la conscience du Prolétariat et sétait aussi admirablement illustrée dans les faits. A ce compte, lhistoire nous enseigne que, au regard de la configuration sociopolitique du monde de lépoque, les gouvernements impérialistes occidentaux, notamment ladministration étasunienne en tête, ont dû recourir à la violence politique pour cacher leur échec et la faiblesse idéologique récurrente du système capitaliste dont ils sont les défenseurs de classe. Était mise en uvre, à loccasion, toute une combinaison de synergie et de stratégie globale en vue de contrer de force les inévitables percées du communisme dans plusieurs parties du globe: (1) mise en marche de la machine de propagande capitaliste de nature réfractaire au changement et au progrès social; (2) létablissement des régimes dictatoriaux/dictatures réactionnaires, période au cours de laquelle les libertés individuelles sont illégalement supprimées; (3) déposition cynique des régimes progressistes, commanditée pour la plupart par la bourgeoisie compradore et qui saccompagne souvent dune intervention militaire impérialiste: linterventionnisme militaire étant lun des traits caractéristiques du système capitaliste qui révolte la conscience humaine, mais seuls les bourgeois capitalistes et leurs suppôts y voient et invoquent la raison détat pour justifier leur attitude rétrograde et malsaine. Viennent et se multiplient ensuite les sociétés écrans qui, sous le label des ONG[Organisations Non Gouvernementales], servent de tremplin politique à la domination capitaliste, mais que les médias libéraux locaux présentent comme une sorte dapaisement social. Histoire de plaire à la bourgeoisie possédante qui les nourrit.
Voilà, en synthèse, ce que lon pourrait justement qualifier de lourd fardeau insupportable que le système capitaliste, depuis son établissement, sest chargé de faire porter les masses laborieuses dans le cadre de la stratégie politique globale des classes possédantes: ennemies traditionnelles de classe. Cynique est la théorie qui accouche la stratégie des bourgeois capitalistes, tout aussi draconienne dans sa pratique. Qui permet certes à ces derniers damasser des fortunes colossales par lexploitation servile des masses dont les gémissements, sous le poids du servage, résonnent jusquau tombeau de Karl Marx, leur défenseur dorigine. Et pourtant, cest à cette stratégie diabolique et criminelle que les révisionnistes modernes ont froidement apporté leur adhésion quand ils ont librement décidé de rallier la bourgeoisie mondiale, au sein de laquelle sest formé le camp de la réaction. Donc la lutte des prolétaires et des travailleurs devient totale, puisque lennemi est présent sur tous les fronts du combat.
Et alors, pour conclure sur lexemple que nous avons tiré de la bible, nous dirions que si Ésaü a agi sans intérêt ce qui nous paraît très incompatible avec la nature humaine à moins quil nait jamais existé, nen déplaise aux chrétiens. Les révisionnistes, eux, ont agi avec science. Les misérables dollars américains quils ont reçus ne sont pas réellement leur prime de satisfaction dans cet étrange exercice auquel les révisionnistes se sont livrés, ils ont plutôt combattu, détruit, abîmé et dénaturé un homme qui était seul à lépoque à pouvoir tenir et maintenir le Bastion de la révolution prolétarienne dune part, et, de lautre, à pouvoir assurer la continuité dans les rangs du mouvement de linternationalisme prolétarien. Les détracteurs et les ennemis traditionnels de classe, qui vouent une haine viscérale pour le communisme international, se sont vus servir sur un plateau dargent la collaboration scélérate des révisionnistes et des déviationnistes qui se sont acharnés comme un diable contre un homme; non pas parce quil exerçait un pouvoir hégémonique sur le parti communiste de lUnion soviétique[PCUS] comme ils le prétendent, mais parce quil était le seul de larrière-garde bolchévique à même de pouvoir remplir le Mandat de la révolution prolétarienne russe. Cest la raison pour laquelle toutes les caméras occidentales et celles de la cinquième colonne sont soigneusement braquées sur cet homme, à lui adressées toutes les critiques infondées et diffamatoires. Comme si la vérité historique sur cette époque-là ne verrait point le jour, que limmuabilité de lhistoire serait un vain mot pour ces traîtres du communisme scientifique, qui croient tenir les rennes du temps. Chaque chose en son temps: un temps pour mentir, un temps pour se voir dévoilé au grand jour, et, de fait, le calice de la honte devra être bu jusquà la lie! Tel est le « châtiment » réservé aux éléments de la cinquième colonne et à ceux de la révision utopique du marxisme-léninisme.
Nombreux sont les progressistes du monde entier qui élèvent la voix en stigmatisant à leur façon cette situation dangereuse[la restauration et la contre révolution] dans laquelle est exposée et soumise lécrasante majorité des Terriens. A linverse des idéologues bourgeois et dautres supports intellectuels qui sont sous linfluence des intérêts privés, qui considèrent cette situation-là comme étant un phénomène normal quand ils la banalisent comme nimporte quel fait divers. Mais, par contre, quand à bout darguments devant lanalyse scientifique des événements, ces mêmes défenseurs des intérêts bourgeois exhortent les victimes du naufrage capitaliste à sen remettre à Dieu, aux promesses divines. Un Dieu pour qui ils prétendent faire acte de profession de foi, mais, pris entre le marteau du capital et lenclume de lappât du gain, se dérobent sans voile devant les principes moraux quils ont eux-mêmes fabriqués au nom celui-ci dont ils vantent les qualités domniscience et domniprésence. Un tel Dieu[sagesse oblige!] aurait dû prendre des mesures préventives pour que ses enfants ne cèdent pas à la tentation du capital mais soient préservés de la prédation, de la prévarication et de la corruption, sil en existait un, bien sûr. Nen déplaise aux chrétiens pour qui nous avons une haute estime puisque la noble cause que se donne pour tâche de défendre le marxisme-léninisme est aussi la leur: ils sont des millions qui subissent lexploitation capitaliste au même titre que le prolétariat et les masses, au sein desquels les chrétiens sont fortement représentés. Et cest lune des raisons fondamentales pour laquelle les tenants de la religion détat[le christianisme] tiennent en capture lesprit intellect des fidèles et des adeptes, afin quils ne sen émeuvent pas lors des crises cycliques du système. En agissant ainsi, les conférences épiscopales locales soctroient doffice lautorité exclusive de discernement et espèrent, au fil des ans, arriver pour le moins à une paralysie mentale de ces derniers dans le cadre de la stratégie globale de léglise. Comprenne qui pourra!
Si, sur le plan de la sympathie ou même de lengagement convictionnel, certains courants intellectuels de gauche sintéressent ou soutiennent la cause des masses laborieuses, il est tout aussi prouvé que la plus grande responsabilité historique revient et incombe au Prolétariat par son rôle de dirigeant historique que lui confère le droit à la révolution. Toutes les nations et les peuples parviendront à la révolution, disait Lénine: éminent théoricien prolifique et praticien du marxisme dont le nom y est associé pour son excellente et savante contribution ainsi que pour sa conviction profonde en la véracité de la théorie communiste. Mais la révolution ne séclatera pas sans la présence scénique du Prolétariat qui est historiquement doté dune conscience aiguë des phénomènes sociaux se développant périodiquement dans la société capitaliste, et qui fait également preuve dune rare connaissance des lois objectives et subjectives de la révolution scientifique. Si complexe et tortueux est le chemin qui y mène, que seul le Prolétariat en tant que classe la plus avancée des luttes de libération et de révolution nationale en connaît le secret des recettes qui permettent de surmonter les obstacles et les embûches dressés devant lui. Ce nest pas sans raison que cette classe sociale se manifeste toujours à lavant-garde des mouvements populaires qui débouchent particulièrement sur le renversement complet de lordre ancien, ce vieil ordre social que représente le capitalisme dans la communauté des humains. Sans une connaissance parfaite du milieu, des traditions/des accoutumances culturelles de chaque société prise séparément; eh bien! on peut à souhait développer toute forme de gymnastique intellectuelle pour arriver à éclater nimporte quel événement, sauf la révolution scientifique qui, pour se traduire dans les actes, doit être menée de mains de maître. Or, il nest pas donné à tout le monde den avoir la maîtrise. Absolument pas. Et cest ici toute la différence quil y a entre les dictatures réactionnaires et la dictature du Prolétariat: Celle-là trouve racine pour lessentiel dans les régimes bourgeois traditionnels fascisants, dont la structure économique prend carrément la forme dune mafia et/ou dun gang; Celle-ci trouve son point dappui lorsquelle sélabore et sédifie en régime strictement socialiste, où la structure économique épouse ou est intimement liée aux desiderata du Prolétariat et des masses travailleuses. Raisonnablement il sagit-là dune équation en apparence simple, mais si complexe dans lesprit opaque des détenteurs des moyens privés de la production. Les esprits conflictuels et/ou fumistes, qui sont enfantés par lidéologie bourgeoise, tentent de manière vaine de comparer ces deux types de dictature; mais lon sait, en fin de compte, que comparaison nest pas raison. Et les faits restent têtus!
La mission historique du Prolétariat dans cette crise particulière du capitalisme
De ce qui précède: si nos propos semblent avoir pris un ton doctoral en ce qui a trait à notre perception du Prolétariat comme classe sociale dintérêt, nous nous en voudrions de dire que nous sommes très loin dun tel objectif. Ce qui nest pas dailleurs le but du présent texte qui se veut une contribution consciente au SCI de cette année. Dautant que, nous espérons, il sera lu par des partis et organisations frères qui ont à distance enrichi le savoir du Comité COIFOPCHA, au nom duquel nous nous exprimons aujourdhui. Nous avons voulu attirer lattention des Travailleurs du monde entier, en particulier du Prolétariat, sur deux choses: (1) Nous semblons être à la veille de grands bouleversements sociaux dans le monde, qui, de toute évidence, sont nés de la crise cyclique de léconomie bourgeoise capitaliste. La dépression économique visible sur la carte géographique mondiale, est la manifestation symptomatique de cette nouvelle crise du capitalisme comme système. Elle perdure depuis de longues années en dépit des mesures daustérité que les détenteurs des capitaux ont prises en vue de contrôler la courbe descendante qui, comme un levier de commande déréglé dune locomotive, est en chute libre. Linquiétude et lincertitude règnent et sinstallent dans les esprits au point que les tenants des moyens privés de la production, privés de solution à sen sortir, se trouvent soudainement devant une impasse où lissue semble disparaître de plus en plus de lhorizon capitaliste. Cest la pagaille dans le camp des grecs: qui sexplique par la faillite et banqueroute de plusieurs grandes sociétés industrielles et des trusts qui forment, dans une large proportion, larchitecture de laristocratie financière. Avec en plus le recours au chômage massif, une stratégie ayant valeur de tradition dans le système lors de ses crises. Le bureau des statistiques des Etats-Unis, chefs de file du capitalisme international, fait état actuellement de 36, 000.000.00[36mio] de chômeurs qui sont aujourdhui aux abois, mais dont le suicide est souvent considéré comme une solution de circonstance parmi cette catégorie sociale spécifique. Encore quil faudrait bien se méfier de la manipulation de ces chiffres avancés, puisque eu égard à la guerre injuste de larmée US contre les peuples dIraq la nation américaine ne sait pas réellement ni combien de troupes ont trouvé la mort là-bas, ni combien de soldats qui ont déserté larmée interarmes US. Mais une chose dont on peut être certain: leffort de guerre que les puissances impérialistes, notamment celle des États-Unis, ont consenti pour parvenir à neutraliser et désintégrer lURSS en 1991, a beaucoup à voir dans ce dérèglement du système économique mondial auquel lhumanité assiste aujourdhui. Il doit donc sagir de ces effets rebonds quon est en train de vivre sur la scène internationale. Nous rappelons en effet, sil en était besoin, que la déclaration de guerre illimitée de lAdministration républicaine du président George Bush est faite pour lessentiel dans le contexte de la crise de léconomie capitaliste dans le but darrêter lhémorragie, dont elle souffre, par la guerre dagression contre les peuples du Sud. Cependant, loin datténuer les esprits, la guerre les en a attisés beaucoup plus quils ne létaient avant. Cette guerre injuste et criminelle que mène limpérialisme US, na jusque-là pas porté les fruits escomptés: le marché licite ou illicite des armes doit encore attendre, les complexes militaro-industriels doivent eux-mêmes ralentir leur production, ou encore observer une pause sabbatique. Car si la guerre impérialiste est illimitée selon les propos du président Bush, lissue paraît bien compliquée daprès lunanimité des observateurs internationaux. Et ce nest pas sans raison également que le vocable l « axe du mal » disparaît du vocabulaire des faucons de ladministration républicaine, comme une comète qui disparaît dans latmosphère avant de lavoir vue.
En clair, la guerre, comme une solution de façade du capitalisme lors de ses crises périodiques, ne fait pas bonne recette actuellement. Il [capitalisme] ne savouera vaincu non plus, orgueil oblige! En tout cas, Monsieur Bush, comme ses faucons et ses suivistes, se trouve bien devant un constat déchec de sa politique cynique et caporaliste. Par manque de lecture et de triture portant sur les différentes civilisations humaines formant la substance même de lhumanité, Monsieur Bush se fourvoie dans une guerre quil dit être la sienne au nom de la nébuleuse « terrorisme ». Une situation extrêmement dangereuse dans laquelle il sexpose, qui pourrait éventuellement lui valoir deux grandes pertes auxquelles il semble ne pas réfléchir assez: la défaite de son parti[GOP = Grand Old Party] lors des urnes de novembre 2008, ensuite sa tête comme criminel de guerre dans léventualité dun procès de type Nuremberg[Allemagne] ayant eu lieu après la fin de la Deuxième guerre mondiale impérialiste de 1939-1945, où les membres influents du IIIe Reich furent tous condamnés à la réclusion criminelle par le tribunal dalors. Nous refusons quand même de croire que le président Bush puisse penser quil soit encore au temps dHitler, le Seigneur de la guerre comme se plut il à se faire appeler.
En ce qui concerne la deuxième(2) chose précédemment annoncée: Si les conditions de victoire du Prolétariat[le peuple révolutionnaire mondial] sont créées, il nest pas évident quune figure exemplaire de lapplication pratique de la science marxiste soit claire dans la tête de Celui-ci. Il nous semble quil sagit-là dun aspect très important de la lutte globale anti-capitaliste et anti-impérialiste, qui ne devrait point échapper à la mémoire du militant révolutionnaire mais qui soit ancré dans la tête de chaque ouvrier, chaque ouvrière y compris la paysannerie, notamment celle des pauvres. Ne serait-ce que pour éviter de sombrer dans des errances et des déviances inhérentes à la culture capitaliste, qui compromettent souvent lascension des masses populaires vers les hautes cimes de la civilisation humaine. Nous en profitons pour objecter que les errances et déviances que lon a observées pendant lexpérience du socialisme scientifique à lEst de lEurope, ne sérigent pas delles-mêmes mais elles procèdent dun long processus contre révolutionnaire. Les impérialistes occidentaux en sont les maîtres doeuvre. Ce qui est une constatation juste et indiscutable.
Cest à cet aspect-là, cest-à-dire un prototype dhomme ou de femme qui a servi de manière magistrale la cause ouvrière et du marxisme-léninisme, que nous voulons faire appel à la conscience du Prolétariat gage de la révolution scientifique den tenir compte. Car lexpérience a démontré que les peuples qui réussissent à instaurer un régime authentiquement démocratique, avaient toujours besoin dune figure révolutionnaire emblématique pour sappuyer, se guider, et pour se convaincre du niveau de maturité politique acquise par les masses, dans le cadre dune perspective révolutionnaire. Autrement dit, le Prolétariat, comme classe historiquement révolutionnaire, est appelé à se former une conscience autour de cet aspect particulier de lhistoire présente. Ne serait-ce que pour se mettre au diapason dans la perspective dune victoire prolétarienne qui semble se profiler à lhorizon des masses ouvrières compte tenu de lallure que prennent les événements sur la scène internationale.
Au stade du monde actuel, il se déroule deux portions dévénements parallèles, engageant lavenir de lhumanité, dont lissue en dépendra. Il y a certes la présence constante et scénique des masses prolétariennes exploitées qui grondent, qui sactivent et qui revendiquent les changements structurels indispensables dans le cadre de la redéfinition dun plan global du système économique mondial, dont les méthodes de fonctionnement et les mécanismes de distribution sont obsolètes et surannés par rapport aux réalités existantes. La refonte de lOMC[Organisation Mondiale du Commerce], qui est jusque-là la chasse gardée des pays riches, simpose. Ni les lois et mesures dajustement ni les décisions de justice puisquelle est pourvue dun soi-disant tribunal qui sont prises au sein de lorganisme mondial ne suscitent en réalité aucun intérêt pour la majorité écrasante des pays pauvres qui subissent cruellement la loi dairain des grands. Mais, émanant du froid calcul de la bureaucratie de lOMC, cesdites lois et décisions sont plutôt linstrument de conquête des grands potentats du marché, qui mènent une course effrénée au capital sans tenir compte de la misère du reste du monde ainsi que les dommages collatéraux qui en résultent. Donc, sa refonte totale savère une exigence démocratique à lheure actuelle. La refonte des institutions de Breton Woods est également une nécessité historique. Elles ont fatalement failli à la mission qui leur était dévolue lors de leur création historique, en juin 1944 dans le New Hampshire[Etats-Unis]. Loin daider, dappuyer ou de soutenir certains projets de développement économique soumis à leur intention ce qui est une clause fondamentale de leur existence , le FMI et la BM[Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale], dans le cadre de la politique néolibérale imposée aux peuples du Sud, ont certainement appauvri ces derniers par le service de la dette dont ils sont condamnés à honorer en dépit de léchec patent dune telle politique. De telle sorte que la paupérisation est généralisée sur la surface du globe à cause de la réapparition du colonialisme comme moyen politique pour soumettre les pays pauvres, engendrés par le capitalisme international.
Cependant, si à lil nu ces deux institutions internationales ont échoué, elles ont adroitement répondu aux intérêts des bourgeois capitalistes: doù le caractère sectaire et discriminatoire de la nature spirituelle des intellectuels techniciens qui les avaient conçues et portées aux fonts baptismaux. Donc, la refonte totale de ces deux institutions internationales simpose à lhumanité.Elles ont fait leur temps.
Dans le même ordre didées, les rapports bilatéraux ou multilatéraux doivent aussi subir de grandes modifications dans le cadre dune redéfinition de la politique sur le plan mondial. Car jusque-là, les rapports existant nont pas réellement servi la cause des intérêts nationaux, mais ceux des Tiers pour lessentiel. A cet égard, la diplomatie internationale doit être érigée sur de nouvelles bases: les gouvernés ne savent pas toujours ce que font les gouvernants. Ces derniers passent des Accords et signent des Traités et des Conventions sans y tenir compte du moindre intérêt de leur peuple: le Parlement, dont le rôle est dentériner ou de ratifier les projets de lois, Accords et Conventions à lui soumis par le gouvernement, nest pas réellement représentatif et se retrouve souvent sous la coupe de lExécutif. Lhistoire abonde de ces exemples, malheureusement. Et puis, dun point de vue occidental, le Parlement est compris dans le lot global des institutions fondatrices des intérêts de la bourgeoisie et des classes dominantes. Lattitude bouffonne des parlementaires, en ce qui a trait à la culture et lhypocrisie occidentales, confirme leur appartenance de classe.
Nul na donc besoin de chercher midi à quatorze heures pour réaliser sans fard que les masses populaires et paysannes nont rien de consistant ou de substantiel à voir dans cette manigance institutionnelle qui se dresse devant elles. Elles ont certes besoin de se pourvoir de fortes institutions démocratiques qui sinitient dans de grandes uvres salvatrices et qui répondent effectivement à leurs aspirations légitimes, bien entendu, dans le cadre des luttes de libération nationale auxquelles elles sengagent. Donc, les rapports dÉtat à État doivent aussi connaître un grand remue-ménage intellectuel afin de pouvoir fonder de nouveaux espoirs parmi les populations majoritairement souffrantes de la planète.
Voilà, grosso modo, ce qui pourrait constituer les grandes lignes des revendications qui se dégagent dans la première portion dévénements dans lesquels les Travailleurs sont les acteurs principaux. Quil faut aussi reconnaître, aux côtés des prolétaires, lapport significatif des Altermondialistes qui dénoncent et stigmatisent lattitude accapareuse des bourgeois capitalistes qui sapproprient pour eux seuls les richesses et les biens obtenus du travail social des masses laborieuses. Qui déclarent et proposent également: « Un autre monde est possible », une déclaration toute aussi inédite dans ce grand combat contre lexploitation et loppression capitalistes. Même si on doit reconnaître que lorientation schématique est pour le moins biaisée, eu égard au Prolétariat qui pose de manière sérieuse le problème de la prise du pouvoir et celui de linstrument indispensable quest le Parti davant-garde/ML. Cest évidemment sur cette base stratégique que se matérialiseront les revendications légitimes des masses populaires, que sera vaincu lantagonisme de classes; que le caractère de classe aura également disparu. Ainsi, la physionomie matérielle et morale de lhumanité aura radicalement changé à partir des progrès notables quelle aura atteints pendant le procès du socialisme scientifique. Comme dirait Jean Jaurès en son temps: « Cest en passant à bout le mouvement économique que le Prolétariat saffranchira et deviendra lhumanité ».
Dans lautre portion dévénements: il y a la crise de léconomie capitaliste, il y a la guerre. Il y a la menace qui pèse sur plusieurs nations sans être agressives ou belliqueuses envers quiconque, mais qui essayent de donner un sens à leurs conditions matérielles dexistence. Puis, il y a les foyers de tension qui sont allumés un peu partout dans le monde, qui justifieraient la guerre selon le catéchisme du capitalisme comme avant dernière des cinq grandes formations économiques et sociales élaborées par Karl Marx dans ses études scientifiques vers la première moitié du 19e siècle. Pourquoi lhumanité est-elle encore hantée par le spectre dune confrontation militaire majeure? Alors que la fin de la guerre froide devait augurer en revanche la perspective dune paix durable à léchelle du globe. Mais cétait sans compter avec les crises répétitives du système qui na que la guerre comme expérience stratégique. Donc la paix et la sécurité internationales seront toujours menacées et resteront de vux pieux tant que le capitalisme existera et se maintiendra comme système économique dans le monde. Contrairement aux colporteurs de lidéologie bourgeoise qui tiennent mordicus à la pérennisation du système capitaliste[quoi quil arrive!], cette nouvelle crise particulière du capitalisme est venue comme pour annoncer sa perdition et sa fin de règne. Elle met aussi à nu devant la conscience humaine le caractère criminel et rapace des classes possédantes qui ne se satisfont jamais dans leur course sans borne au gain et au capital. Cest comme le diable dont on dit: « Plus le diable en a, plus il veut en avoir ». Et pour en avoir beaucoup plus, il tuera, il décimera, il exterminera; puis, il volera et pillera. Tels sont les traits caractéristiques du diable dans sa stratégie de conquête. Laquelle stratégie le capitalisme a fait sienne depuis son établissement comme système en passant par la révolution industrielle, ouvrant la voie au libéralisme industriel dans lequel sont remplacées les valeurs morales de lêtre humain, pour faire place uniquement à largent.
En fait, nous navons pas lintention de nous étendre sur la seconde portion dévénements qui ont lieu dailleurs pour des intérêts connus de tous, comme par exemple lempire américain qui se vante sans cesse davoir des « intérêts planétaires ». Ce qui aurait justifié la présence tous azimuts de ses troupes militaires dans le monde, même si ces intérêts doutre-mer ne sont pas les siens propres mais dont il sen accapare de force au mépris du droit international et du droit des peuples à se disposer eux-mêmes, daprès la Déclaration universelle des Droits de LHomme. Cependant la question de la croissance et de la décroissance, de lépanouissement et de la décadence, du progrès et du déclin, ne soublie pas dans lhistoire. Celle-ci, de manière plausible, rapporte que la plupart des empires qui sexerçaient pendant la longue période pré-capitaliste ont eu à atteindre des sommets si importants dans les aventures de conquête que même les empereurs ou monarques, dans lexercice du pouvoir, ne simaginaient pas. Pourtant, gonflés dorgueil et prisonniers du sentiment de vanité, ces empereurs de lhistoire ne se sont jamais rendus compte du cycle de déclin dans lequel ils sont longtemps entrés, convaincus particulièrement des derniers succès et exploits quils croyaient être à portée de main. Il semble donc que nous sommes en présence du même cas de figure, où lempire américain, après avoir crû en puissance pendant la période de lentre-deux-guerres, décroît irrémédiablement. Somme toute un empire qui est en pleine déchéance, dont lactuel Capitaine, le président Bush, semble perdre toutes les pédales et tout contrôle de la situation dans sa logique de guerre unilatéraliste quil déclare à lensemble des peuples du globe, puisque même les alliés naturels de lAmérique sont aussi visés dans la mesure où ils ne se constitueraient pas comme partie consentante. Même si un tel Capitaine, qui est en train de mordre la poussière en Iraq avec sur les bras des dizaines de milliers de victimes parmi la population civile iraquienne, sobstine cahin-caha à croire en une quelconque hypothétique victoire.
Aussi amenons-nous, en tout état de cause, à poser devant la conscience intellectuelle du Prolétariat cette considération: Si les préparatifs militaires sont faits y compris les conditions psychologiques les accompagnant, il est tout aussi clair et lisible que la mobilisation de lensemble des Travailleurs est bien présente. La vigilance doit aussi être de rigueur: car si le capitalisme international est en déroute avec son chef de file les Etats-Unis qui exercent une suprématie sur le reste du monde[hégémonisme US], cest surtout grâce à la résistance et à lagitation consistante et constante des prolétaires du monde entier, qui ont occupé tous les avant-postes avant que la crise du capitalisme nait atteint sa phase ultime de décomposition et de perdition, comme on peut lobserver sans avoir besoin de loupe. En conséquence, cette symbiose[Résistance + Agitation], qui est devenue une constante dans la lutte anti-capitaliste et anti-impérialiste, doit plus que jamais continuer et aller de lavant en gagnant les rangs de lensemble des masses prolétariennes exploitées en vue de saffranchir et de rompre une fois pour toutes les chaînes de lesclavage et de la honte du capitalisme comme système politique et économique. Et pour renchérir, nous avons le sentiment à ce carrefour de lhistoire où le système capitaliste accuse le coup dû à son inefficacité et à son vieillissement, qui croule et se décompose à lil nu que ladite symbiose sérige en un principe directeur dans la stratégie globale de la lutte du Prolétariat mondial, quil se doit de le suivre jusquà ses ultimes conséquences et dy conformer ses actes. Dès lors, la réédition de lapothéose du Camarade Lénine reste très pertinente dans ce qui se joue actuellement: quand, grâce à ses talents dorganisateur émérite et de penseur avéré de lintelligentsia prolétarienne, il transforma la guerre impérialiste de 1914-1918[Première guerre mondiale] en révolution nationale, Octobre rouge de 1917. Évidemment, dans léventualité dune victoire prolétarienne ce qui savère toujours possible dans cette crise à dimension planétaire , elle aurait très probablement une incidence particulière dans les conditions présentes: les peuples opprimés de plusieurs pays pourront alors en profiter pour se débarrasser, dans un élan simultané, des régimes traditionnels et corrompus enfantés par le capitalisme lui-même. Si nous nous basons sur cette présomption que nous estimons être très fondée compte tenu du niveau élevé de la maturité de conscience des masses laborieuses, le pays qui nous a vu naître, Haïti, pourrait aussi avoir un coup à jouer dans cette grande conquête de liberté qui se trame à travers le monde actuellement. Çaurait été le rétablissement de la justice historique en faveur de ce pays dont le peuple vit au-dessous du seuil de la pauvreté, marquée par lhéritage colonial dont les survivances sont encore présentes dans lensemble du corps social de la nation haïtienne. Pourtant lexpérience haïtienne au début du 19e siècle a bien servi de phare quant aux luttes de libération nationale, notamment en Amérique Latine. Le pays des Haïtiens, par ses hauts faits darmes ayant culminé à lindépendance nationale le 1er janvier 1804, fut le premier État de lhémisphère à avoir aboli lesclavage des êtres humains et traça lexemple en dehors de ses frontières. Son histoire émouvante a aussi conquis une valeur universelle au panthéon international. Pourtant, en dépit de sa judicieuse contribution à la liberté et à lémancipation humaine, le pays des Haïtiens est encore maintenu dans un cordon prophylactique dont lexplication semble tenir de lénigme. On évoque souvent lépineux problème de lisolement imposé au peuple haïtien après lindépendance nationale par les grandes puissances colonialistes de lépoque; on parle souvent de la hardiesse des masses desclaves qui osèrent se soulever contre les colons européens, notamment les Français qui navaient pas digéré ou qui ne digèrent pas la rébellion des esclaves dalors; on introduit également dans les analyses critiques le mépris des Américains pour ce peuple, au moment où les deux Establishment américains[Démocrate et Républicain] clament haut et fort que Haïti est considéré comme leur arrière cour[Back yard], disent-ils pompeusement.
A notre humble avis, si tout cela a une certaine valeur de critique, il demeure cependant que les élites locales nont rien fait et nont rien tenté qui aille dans le sens de lhistoire, ayant rapport avec la geste de 1804 ainsi quavec les desiderata des masses desclaves devenus et maintenus dans leur statut de paysan. A bien des égards, elles nont même pas une conscience délite: Figées dans un système de pensée empirique nayant aucun lien avec les réalités concrètes du pays, les élites haïtiennes semblent ségarer dans un servilisme intellectuel qui les rend oublieuses du cordon ombilical les liant historiquement avec la matrice même du pays. Absence totale devant la responsabilité de la nation et absence dimagination créatrice dans le cadre de lélaboration des projets autonomes de développement, les élites locales, accusant une impuissance intellectuelle inqualifiable, se contentent de croiser les doigts en espérant une hypothétique manne du ciel et la pax americana. Hélas, quelle pauvreté humaine! Il est de ces élites dont on ne peut même pas faire état de faillite ou déchec, car ces revers de parcourt appartiennent surtout à ceux-là qui travaillent et qui ont tenté quelque chose dans leurs conditions de vie; soit comme hommes daffaires, ou soit comme intellectuels évoluant à lintérieur dune structure de parti politique, ou encore dans un cercle détudes. De toute manière, dans les deux cas, la réussite ou le succès serait le fruit du travail quils ont eux-mêmes fourni pendant la période de gestation jusquau mûrissement des projets mis en jeu. Toutefois, sil adviendrait que la faillite ou léchec devienne une situation de fait due soit à une mauvaise gestion, ou soit à une crise dont on ne sétait pas aperçu lenvergure; pareille situation ne devrait pas être considérée comme une fin en soi mais plutôt un recul qui permettrait aux acteurs de revoir leur plan stratégique ayant rapport, bien sûr, avec les objectifs dont ils sétaient fixés. Cest ainsi quon peut être raisonnable, et, à terme, on se verra crédité dun jugement de valeur. De telle sorte que lavenir appartient à ceux qui travaillent: Cest la règle générale que la nature impose à toute société humaine, et il ny a pas lieu non plus de chercher midi à quatorze heures. Donc on na quà sy conformer!
Mais, malgré tout, il y a une lueur despoir qui est un point de satisfaction pour nous et qui nous pousse à croire que le peuple haïtien possède toujours une chance de se reprendre et de se mettre au travail. La jeunesse haïtienne, notamment celle estudiantine, a fait montre dune conscience politique relativement bonne avant et pendant la période post-dictature des Duvalier, de 1957 à 1986. A tâtons, elle se cherche une voie démocratique pour se libérer des entraves du sous-développement. Elle y croit, malgré les revers quelle a subis pendant la longue période transitoire qui ne semble pas encore toucher à sa fin. Elle semble aussi comprendre que la quantité de liberté individuelle quun peuple peut conquérir et conserver dépend du degré de sa maturité politique; en raison de cela, une bonne partie de la jeunesse militante se met au travail, sinstruit et sorganise dans le cadre des organisations de base de luniversité dÉtat dHaïti. Ce qui a une incidence contagieuse au niveau des universités privées, observons-nous ces dernières années. Évidemment, on le sait, les transformations démocratiques sont toujours lentes dans lhistoire, puisquelles procèdent dun long cycle dapprentissage et de hautes luttes sur des charbons ardents, avant que la conscience collective natteigne son niveau supérieur. Doù dépendent les développements ultérieurs qui viendront consacrer la démarche objective des acteurs. Il nous semble donc que la jeunesse du pays, par sa détermination manifeste, a un rôle important à jouer dans la lutte de libération nationale qui patine certes, mais qui reste une perspective inéluctable.
En fermant cette parenthèse qui se veut un cliché historique sur la vie politique du peuple haïtien, il est aussi de bon ton de rappeler que le Parti Unifié des Communistes Haïtiens[PUCH}, pendant sa courte période de son existence légale , a certainement influencé les débats nationaux et a insufflé un nouveau souffle au combat démocratique dans lequel sengage nombre de secteurs vitaux de la nation. Dans ses causeries comme dans ses colloques de proximité, le Parti a permis la diffusion de la pensée marxiste, communiste, qui était jusque-là un privilège des Camarades ayant vécu dans la clandestinité à cause de la dictature trentenaire des Duvalier. Le Parti a également fait sauter le bémol qui avait été sciemment imposé à ce courant idéologique quest le communisme, ouvrant laccès aux manuels et aux ouvrages traitant de la nature scientifique de la théorie marxiste. Il a donc fondé une librairie sous le label « Librairie sans frontières », où le public en général pouvait enfin sacquérir de très bons livres à un prix réellement abordable. Ce qui est à son crédit. Et la jeunesse semble avoir beaucoup appris et en a certes formé une conscience autour de lidéologie marxiste, qui lui était encore privée. En résumé, si le Parti a disparu dans lunivers intellectuel haïtien dont les raisons ne sont pas encore élucidées jusquà date, on garde quand même un très bon souvenir de lui.
A ce stade de la finition de notre travail pour lequel le Comité[COIFOPCHA] nous a donné mandat, il ne nous reste maintenant quà lever le voile sur ce géant du communisme scientifique, ayant marqué lhistoire contemporaine avec de lancre indélébile et dont luvre restera à jamais immortelle dans lenvironnement intellectuel du Prolétariat et des masses. Mais avant, nous souhaitons jeter un bref regard sur léminente personnalité de Lénine qui, dune rare intelligence intellectuelle, a su transformer la Russie tsariste en une véritable société moderne et révolutionnairement conquise par lorganisation scientifique du Prolétariat et des masses laborieuses, issus des idéaux de Marx et dEngels. Il a aussi répondu avec maestria à lappel de Marx quand il dit: « Il ne suffit pas dinterpréter le monde, limportant cest de le transformer. »
Lénine: Initiateur et bâtisseur émérite de la Révolution bolchévique
Lénine, victime de linclémence de la nature
La mort, comme étant lune des lois de lexistence humaine, est inévitable dans la communauté des vivants. Quest-ce à dire: la nature, dans sa souveraineté, reste une entité insaisissable de lUnivers, malgré les progrès notables de la science dans ce domaine. La soudaineté de ses actions, à bien des égards, a pour but de frémir la nature humaine qui reste souvent impuissante devant les expériences sans objet auxquelles elle[la nature] se livre sur lhomme: Cyclone, Ouragan, Séisme, Crue des rivières et des fleuves, Volcan, etc. Des phénomènes naturels qui laissent lhomme quasiment sans défense, et qui emportent sur leur passage tout ce quil y a de vie. Dinnombrables victimes en perte de vies humaines sont dénombrées lors de ces catastrophes naturelles, auxquelles les survivants ne peuvent que constater les dégâts. Si lhomme de science est parvenu à déterminer lamplitude, la magnitude, ou encore le rayon daction du phénomène, il est encore incapable déviter à lhumanité la colère de la nature. Lhomme est donc contraint de s adapter à ses lois, qui semblent lui conférer un pouvoir de vie ou de mort sur lêtre humain. Lhomme a longtemps cherché à trouver les meilleures formules dadaptation en vue de dominer ou de maîtriser la nature, il nen est pas parvenu; du moins il doit encore payer de patience. En attendant que les études et les observations aboutissent, cette interrogation simpose: Quel est le degré de clémence ou dinclémence de la nature envers le genre humain?
Nous sommes absolument conscients de linévitabilité de la mort et nous sommes également convaincus du processus de procréation et de reproduction des êtres humains, qui est un phénomène naturel pertinent dans lhistoire de lhumanité. Nous savons aussi quil nest pas bon que lHomme puisse jouir dune durée de vie indéfinie dans le temps et lespace, sinon ledit processus serait tout simplement un non sens. Mais il est de ces personnalités qui se détachent comme des colosses dans lhistoire, qui partent trop tôt, dont luvre paraît inachevée dans les mémoires collectives ( ). Puis, il y en a qui sen vont sans avoir eu la chance de voir la croissance de leur progéniture. Nest-ce pas là une grande injustice de la nature envers cette catégorie particulière de lespèce humaine? Des questions toutes aussi pertinentes qui sadressent à la conscience de lHomme lui-même: Créateur de progrès, de développement et de bonheur.
Vladimir Illitch Oulianov[1870 1924] dit Lénine, tomba dans ce grand abîme quest la mort qui nobéit malheureusement à aucune loi dexception. Il mourut dune longue maladie à lâge de 54 ans, début du second âge. La nature la fauché en plein combat, dans sa plénitude dhomme dÉtat, et qui commença à traduire dans lacte sa vision du monde. Un monde dont il a tant voulu modeler et façonner dans le moule des valeurs socialistes qui placent lindividu dans sa dignité dêtre, contrairement à la vision capitaliste qui fait de lêtre humain une machine à broyer, le dépouillant de toutes ses valeurs intrinsèques et morales. Le digne et linestimable Camarade Lénine sen alla comme ses prédécesseurs qui appartenaient à une même école de pensée et à un même cordon ombilical. Quand le Camarade Lénine passa de vie à trépas, la Révolution bolchévique était à ses débuts, à ses premiers pas vers le progrès social. Une Révolution quil a lui-même conçue, instrumentée, organisée et éclatée, ayant joué le rôle de figure centrale idéologique et pratique dans ce qui allait être le premier mouvement ouvrier à avoir pris le pouvoir et la gardé. Mais la nature ne lui pas été assez clémente. Il est parti sans avoir vu grandir sa seule progéniture: La Révolution prolétarienne russe.
Lhonorable et mémorable Camarade Lénine est parti à un moment crucial de la vie politique du Parti bolchévique quil a lui-même conduit à la victoire, où les symptômes dune crise interne apparaissaient déjà. Une crise, on le sait, qui allait conséquemment provoquer une fâcheuse scission, comme une plaie dans le corps du Parti: dun côté, il y a le camp de la révision du marxisme-léninisme avec en tête Léon Trotski, et, de lautre, la couche saine composée des fidèles disciples de Lénine, dont Joseph Staline. Somme toute, pareille situation de tension et de dissension, apparue au sein de la structure névralgique du Parti, ne pouvait que laisser planer le doute et lincertitude quant à lavenir de la Révolution elle-même. Cette curieuse affaire fournissait déjà source et matière de critique aux ennemis traditionnels de classe et à la bourgeoisie réactionnaire qui, comme détracteurs dorigine du marxisme, vont faire une exploitation exagérée de lopposition criminelle des révisionnistes, dans le but de jeter lopprobre sur la révolution en minant les conquêtes et les acquis à son actif. Mais quà cela ne tienne: pour autant que les racines de la révolution sont vivaces et profondes, que les aspirations légitimes des masses laborieuses sont un défi pour le capitalisme international.
Homme daction, théoricien remarquable du marxisme et révolutionnaire incontestable, Lénine, le premier des héritiers de Marx à avoir rendu possible la matérialisation concrète de la théorie marxiste, jeta les bases de la société soviétique dont il voulait irréversible dans lhistoire moderne de lhumanité. Cest en raison de cela, avant de quitter la scène par sa mort prématurée, Lénine avait pris le soin de montrer aux siens le chemin du succès, de la réussite et de la victoire finale. Fort de son enseignement et de sa grande conviction dans le devenir de son peuple et du Prolétariat mondial, le digne Camarade Lénine sest donc placé dans une position idéale en vue de recevoir labsolution de lhistoire. Tel est le crédit historique auquel aspire louvrier de la pensée, qui, sans faille et sans couardise, sengage fermement aux côtés des plus faibles, des exploités, et du Prolétariat en général.
Ecce homo
Joseph Staline: Lhomme au caractère et aux capacités exceptionnels
Staline, bâtisseur et virtuose du socialisme scientifique
Si immense était la tâche laissée par Lénine, que seulement un homme aux capacités exceptionnelles et doté dune volonté hors du commun pouvait réussir. Staline était cet homme. Il était un rare esprit ayant composé la constellation détoiles qui ont conduit la lutte du Prolétariat jusquà la Révolution victorieuse dOctobre rouge de 1917. A la lumière de ses uvres comme théoricien classique du marxisme, Staline sest distingué de manière magistrale dans lapplication scientifique de la théorie marxiste comme lun des dirigeants historiques du Parti bolchévique dune part, et, de lautre, comme Secrétaire général du Parti ayant exercé le pouvoir suprême pendant la riche période de 1928 à 1953. Des dates charnières de la Révolution prolétarienne russe, qui ont vu, sous la direction professionnelle et responsable de Staline, lUnion soviétique se développer à tous les points de vue. Son industrie, en général, a connu un essor si prodigieux que le monde industriel occidental dalors est resté ébahi et hébété( ). Alors que ce vaste État, jadis arriéré, devenu prolétarien, na fait et ni sollicité aucun prêt. Ce qui est historiquement contraire dans les sociétés capitalistes où, un État, pour sengager dans une perspective de développement économique, est obligé de sassujettir les conditions imposables des bailleurs de fonds internationaux. Une véritable supercherie capitaliste qui compromet lavenir de beaucoup de peuples dans le monde: quand elle napporte pas la corruption, elle dépouille toute indépendance des parties ayant bénéficié de lemprunt; souvent les deux à la fois.
En cela aussi Staline se distingue honorablement du caractère et des lieux communs de ses contemporains: il a montré lexemple que lon peut réussir dans la dignité sans se faire ternir le prestige et sans sexposer à de fâcheuses surprises( ). Son refus sans ambages au Plan Marshall après la Seconde guerre mondiale impérialiste, est une illustration des plus éloquente de la forte personnalité de Staline lui-même. Il a fait uvre de prophète sans en voir le don, mais sa lecture logique ne lui a pas trompé quant à la portée stratégique dudit plan qui visait sur le long terme lasservissement politique des États qui lauront reçu, mis à part loffre onéreuse comme faisant partie de sa première phase dexécution. Évidemment la seconde phase, qui concerne la vassalisation des États bénéficiaires, était gardée sous le sceau du secret par les pourvoyeurs et concepteurs dudit Plan. Quen est-il advenu exactement du plan Marshall: Il nest un secret pour personne que les États de lEurope occidentale qui lavaient cautionné et approuvé, sont tous devenus de simples marionnettes dans le giron de la puissance hégémonique américaine. Dire que cette dernière, dans sa suprématie sur le reste du monde, néprouve aucune espèce de pitié même pour ses alliés naturels. Donc le Plan Marshall peut être considéré comme un cadeau empoisonné, ou comme leffet dune bombe à retardement. Et, du train que ça va avec lunilatéralisme US caractérisant les relations internationales, ce nest pas à écarter que ladministration étasunienne fasse boire le calice de la honte à ses satellites de lEurope, ce jusquà la lie. Sil en reste un vestige dhonneur et de dignité, libre à eux de sarmer du courage en montrant un peu de bon sens dans les affaires du monde.
Digne continuateur de la Révolution socialiste en Russie soviétique, Staline est sans conteste une figure proéminente de lapplication pratique de la science marxiste. Son immense talent admirablement démontré dans lorganisation de lÉtat soviétique et sa conviction inébranlable dans la construction dun monde nouveau, ont fait de lui une grande valeur sûre du socialisme et du communisme scientifiques. Il était la bannière des prolétaires du monde entier, il les a représentés avec brio dans toutes les rencontres auxquelles il a pris part. Il a certes fait du Communisme une force mondiale, qui est présente sur toute la surface du globe. Les masses travailleuses ont connu des avancées très significatives et sestimaient fières davoir été dignement représentées sous son Leadership. Il a aussi consenti dénormes sacrifices pour faire avancer la roue de lhistoire et pour faire de lémancipation humaine une réalité concrète des conditions de vie. Les légendes que les révisionnistes ont racontées sur Staline, ne sont que des vagues passagères et ne peuvent même pas résister à un simple fait ou geste de lhomme lui-même. Dailleurs, dans leur critique acerbe particulièrement infondée, les révisionnistes ont pris soin de mettre une sourdine sur les réalisations grandioses de Staline, se bornant à parler dun soi-disant bureaucratisme et dun pouvoir personnel dont ils sont les seuls à entrevoir pareille attitude chez ce géant de lhistoire. La production du Grand Leader Staline était si profonde et transcendantale que, du vestige qui en restait pendant la campagne de liquidation et de restauration par la clique des révisionnistes ayant pris le pouvoir après la mort du Leader, ces mêmes messieurs de la révision pouvaient se permettre de tenir la dragée haute aux Américains, notamment au niveau de lastronautique( ). En réalité, en deux décennies, Staline a fait de lUnion Soviétique une puissance industrielle des plus prospère au monde. Il a évidemment contribué dans tous les domaines des sciences sociales: la politique, léconomie, la culture, et dune manière particulière dans les sciences militaires, pour ne citer que celles-là. Staline, on le sait, à la tête du Parti Communiste Soviétique, a permis aux forces du socialisme de vaincre les forces impérialistes du fascisme allemand, créant ainsi les conditions de lécroulement du colonialisme dans le monde entier. Son uvre restera immortelle. A lendroit de Staline comme celui qui a su travailler sans relâche à la grandeur des masses populaires, nous lui dédions cette citation: « Quici lon bannisse tout soupçon. Quen ce lieu sévanouisse toute crainte. », Dante, Divine comédie
Nous ne nous proposions pas délaborer ou de nous attarder sur ce grand personnage de lhistoire, qui a influencé positivement la politique internationale pendant son passage à la tête de lÉtat Soviétique, dont luvre est connue de tous. Il nous a inspiré depuis les premiers jets du présent texte, et nous a accompagné jusquà son terme. Nous avons néanmoins voulu montrer du doigt le chemin que devraient prendre le Prolétariat et ses avant-gardes/ML dans léventualité dune victoire dans ces événements qui se déroulent actuellement sur la scène internationale, dont nous en avons précédemment signalé lesquisse . Nous souhaitons cependant faire une proposition dans le cadre du Séminaire de cette année[SCI-2007] que nous estimons utile particulièrement pour la jeunesse militante. Elle contient deux volets que voici: a) Consacrer un Séminaire spécial autour de la personnalité de Staline; b) Produire des films moyen ou long métrage sur le Grand Leader Staline.
Nous pensons donc que la jeunesse mondiale qui a grandi après le déluge, ne connaît pas assez ce géant du Communisme international quétait Joseph STALINE. Nous croyons aussi que les Partis et Organisations frères lui doivent cela. Puisse la mémoire de Staline guider nos pas vers le chemin du progrès et de lémancipation humaine!
Comité, COIFOPCHA
Avril 2007