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Parti Communiste Ouvrier Russe – Parti Revolutionaire des Communistes
La position officielle de la Russie et l’attitude du PCOR-PRC envers l’agression des Etats Unis contre Iraq
Les évènements du 11 septembre 2001 et les pas agressifs des Etats Unis, qui les ont suivis, n’ont pas été quelque chose de neuf ou d’inattendu pour le PCOR-PRC. Après la destruction de l’URSS, et de tout le système socialiste qui servait de garant de la sécurité et de l’indépendance aux peuples des pays en voie de développement, l’impérialisme mondial a passé à l’agression militaire directe contre les anciens pays socialistes (Yougoslavie) et contre les pays du "Tiers Monde" (Afganistan). Or, grâce aux résultats de la Seconde Guerre Mondiale, à l’affermissement de l’URSS et du socialisme on a vu, sur l’arène mondiale, s’effondrer le système colonial international. Plusieurs peuples ont trouvé la souveraineté politique. L’URSS les a aidé à trouver aussi l’indépendance économique. Cela a obligé les pays impérialistes à mener une politique néocolonialiste, c’est-à-dire l’asservissement des anciennes colonies. Aujour’hui les impérialistes n’ont plus besoin d’agir en secret, par des détours. La force de frappe principale de l’impérialisme mondial, les Etats Unis, passent de plus en plus vite à la guerre, cette dernière étant le moyen le plus sûr et les plus effectif de d’assujettissement des autres peuples, de l’usurpation des ressources naturelles et avant tout petrolières de leurs pays. On a souligné plusieurs fois que le capitalisme fait inévitablement naître des guerres de conquëtes. Ces guerres sont un trait inné du capitalisme et notamment de son stade impérialiste.
Les Etas-Unis essaient de cacher leur agression sous un mensonge, disant qui ils ne prennent soin, que de la liberté et de la démocratie dans le monde entier. Mais dès le debut de la guerre, les monopoles américaines s’occupaient ouvertement du partage des richesses pétrolières d’Iraq. Outre cela, les cercles dirigeants des Etats Unis ont soutenu des régimes dictatoriaux, sémi-fascistes, par exemple à Chili, au Salvador, à Guatemala, ou bien "ne remarquaient pas" les infractions aux droits de l’homme aux îles Philippines, a Kuwait, Oman et dans beaucoup d’autres pays dirigés par des cliques, qui leur sont convenables. Les informations sur l’existence en Iraq des armes chimiques et bactériologiques n’ont pas été confirmées. Mais les Etat-Unis n’en sont pas gênés. Maintenant ils ont l’intention de les "chercher" en Syrie ou en Corée du Nord. On n’a pas beaucoup sympathisé avec le régime de Hussein, sous lequel on a persécuté les communistes, les minorités nationales et religieuses. Cependant, la période de l’existence de l’URSS, les Etats-Unis ont "supporté" Hussein, car il se cachait sous sa position anticommuniste. Apres le démembrement de l’URSS, l’anticommunisme a cessé d’être une garantie contre l’intervention américaine. Cela a poussé Hussein à la création des armes chimiques et bactériologiques. On voit là une manifestation nette de l’essence impérialiste, où la libre concurrence a été remplacée par le droit du plus fort. L’impérialisme est la quintessence de "la lutte de tous contre tous" de Gobbes.
Le car d’Iraq a donné une autre leçon: dans les conditions modernes on ne peut pas défendre la souveraineté d’un état, où il existe des classes antagonistes. A la différence du Viet-Nam, de Corée, de Cuba, qui ont choisi la voie d’élimination de l’antagonisme des classes et de la construction d’une societé sans classes, l’Iraq s’est fragmenté sans opposer de résistance plus ou moins importante. C’était pareil pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les état bourgeois divisés en classes, tels que la France, la Tchékoslovaquie, la Pologne et d’autres on cédé sous les coups de l’Allemagne fasciste. Seul l’URSS a pu tenir tête à l’ennemi et vaincre l’Allemagne fasciste. Exterminant les communistes et les kourdes, persécutant les chiites, Hussein a signé l’arrêt de mort à lui-meme, ainsi qu’à l’indépendance d’Iraq. Maintenant les Etats-Unis ont preparé pour Iraq un gouvernement fantoche. Mais la population le refuse comme protégé des occupants. Les américains n’ont autre chose à faire, que recourir à l’aide de l’administration coloniale, composée de leurs propres militaires. Tout cela est caché par une bruyante campagne de recherche de Hussein et de ses ministres. La chasse à Hussein est un modèle de chasse à toute personne indésirable aux Etats-Unis. Avant c’était le président de Yougoslavie Milochévitch. Et les autres alliés d’aujourd’hui des Etats-Unis ne doivent pas espérer, qu’ils ne deviendront pas un jour "les ennemis du genre humain" pour les Etats-Unis. Cela concerne aussi le président Poutine.
L’autre côté de la guerre en Iraq se manifeste par une réduction considérable des droits et des libertés des simples américains. En même temps les monopoles militaires font des profits prodigieux au dépens du budget d’état, c’est--dire, de ces mêmes simples américains. Bush s’est montré un protégé fidèle du complexe militaro-industriel et des spéculateurs de bourse. En ce qui concerne les relations les Etats-Unis avec les pays européens, on voit croître des contradictions à l’intérieur de l’OTAN et dans le système monétaire "dollar-euro". Les dernières actions agressives des Etats-Unis ont aussi causé un préjudice considérable à l’euro, et ont affaibli les concurrents européens, et avant tout la France et l’Allemagne
La guerre en Iraq a mis en question tout le système du droit international, l’ONU même. Un pays appelant à la lutte contre le terrorisme s’est montré terroriste et agresseur. Ce qui n’est pourtant pas étonnant. Les Etats-Unis ont toujours appellé la lutte emancipatrice des classes par le mot "terrorisme", et l’extermination des peuples et l’oppression féroce des insurrections ouvrières comme "la lutte pour la démocratie". Pendant la dernière décennie les Etats-Unis approfondissent et multiplient les guerres et les conflits locaux. Ils se préparent à la nouvelle guerre mondiale.
La bourgeoisie compradore russe, dont Poutine est un protégé, fait des profits par la vente à l’étranger des matières premières, notamment du pétrole et du gaz. Aujourd’hui elle compte déjà avoir sa part dans le pillage d’Iraq, sous prétexte de participation aux travaux de réconstruction. Cependant, la Russie en tant que le partenaire "faible" des Etats-Unis, est obligée d’agir selon leurs préscriptions, en particulier, une partie de profit doit être rendue à titre de dette au Fonds Monétaire International.
A l’heure actuelle la Russie est un satellite sémidependant des Etats-Unis. Au début de leur agression contre Iraq, le président de la Russie Poutine leur a adressé des reproches assez vagues, il a caractérisé la guerre en Iraq comme "une grande erreur" et a appelé à agir dans le cadre de l’ONU et du Conseil de Sécurite de l’ONU. Cette évaluation diminue le niveau de responsabilité de Bush et de Blair, qui ont déclenché des actions agressives contre un état souverain, reconnu par la communauté internationale et ayant le droit à une politique indépendante. Tantôt Poutine dit que Iraq ne représente pas de menace ni aux autres pays, ni d’autant plus aux Etats-Unis et que rien ne peux justifier l’action militaire, tantôt il réduit tout à "une erreur" des Etats-Unis. Pourquoi? Cette position de Poutine résulte de la dépendance économique directe par rapport aux Etats-Unis, de la peur par vis-à-vis de son propre peuple, le sens même du régime réactionnaire bourgeois établi après la restauration du capitalisme en Russie. En ce qui concerne le domaine politique, la Russie fait partie d’une alliance antiterroriste avec les Etats-Unis et l’Angleterre et se trouve à la queue des agresseurs. Cherchant un profit pratique pour sa bourgeoisie, Poutine craint appeler les choses par leur nom, il essaie de ne pas fächer les Etats-Unis. On dit chez nous: "Dis-moi qui est ton ami et je te dirai qui tu es". Gorbatchev, Yeltsine, Poutine appelent Reagan, Clinton, Bush leurs amis. La soif des profits et des aumônes temporaires, des fausses honneurs et des faut titres font "nos" prssidents fouler aux pieds la morale, les idéaux de l’humanisme, le droit international, les intérêts du peuple et de la Russie. Les criminels ont déclenché la guerre. L’histoire du capitalisme, ce sont de courtes périodes d’une guerre à une autre, de Hitler à Bush. On peut toujours trouver une raison pour agression. Hier on a fait la guerre contre les races inférieures, aujourd’hui – contre des leaders indésirables, demain ca sera contre les hétérodoxes. Or les raisons sont toujours les mêmes: la liberté de bedonner pour soi, la férocite, la misère, la famine, le génocide pour les autres. Non, Hitler et Bush ne se sont pas trompés. Le fascisme n’est pas une faute. C’est une dictature terroriste ouverte de la bourgeoisie. Il faut opposer de la résistance et du mépris général au nouveau crime de l’impérialisme. Les néofascistes Bush et Blare, leurs complices doivent être condamnés et rejetés par l'opinion, par tous les honnêtes gens de la Terre.
Toute l’expérience de lutte du XX-ème siècle montre que seul l’unité des forces communistes et progressives peut résister à l’agression impérialiste. L’expérience de l’Internationale Communiste avant la Seconde guerre mondiale nous donne un exemple de l’organisation de la résistance. Aujourd’hui, il faudrait discuter la possibilité de créer un organe qui puisse coordonner les action des partis et des mouvements communistes dans leur réaction à l’impérialisme pressant, peut être pour commencer a titre d’un centre d’Information – Cominform. Notre force est dans l’unité.
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!
Novikov