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Parti du Travail de Corée
République Démocratique Populaire de Corée
Permettez-moi d’exprimer ma profonde gratitute au Comité Central du Parti du Travail de Belgique pour l’aimable invitation transmise à notre délégation à l’occasion de ce Séminaire. Permettez-moi d’adresser mes salutations amicales aux camarades délégués présents à ce Séminaire.
Le monde d’aujourd’hui est confronté à de nouveaux défis : les impérialistes américains effectuent de sauvages guerres d’agression, des ingérences permanentes et des pressions basées sur l’unilatéralisme effreiné, l’action individuelle et l’hégémonisme, sous couvert de la prétendue «guerre contre le terrorisme».
L’ «attaque du 11 septembre» a permis aux Etats-Unis de libérer leurs ambitions sauvages de domination mondiale en désignant la «guerre contre le terrorisme» comme leur stratégie militaire principale pour le 21e siècle.
Le président américain George W. Bush a qualifié l’année 2002 d’ «année de guerre» et désigné l’Irak, l’Iran et la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC) de «membres de l’axe du mal» afin de mener la «guerre contre le terrorisme» à son second stade.
Huit mois plus tard, les Etats-Unis ont publié un rapport sur «la stratégie nationale de sécurité», menaçant les «Etats ennemis» et les «groupes terroristes» d’attaques préventives. Cette déclaration sur la stratégie d’attaques préventives a remplacé l’époque de la «stratégie de contingence» et «stratégie de dissuasion». D’autre part, les Etats-Unis ont également intensifié leurs «stratégie de dissuasion nucléaire» devenue une «stratégie d’attaques nucléaires préventives», qui inscrivent la RPDC, la Russie, la Chine et d’autres pays en voie de développement comme cibles d’attaques nucléaires préventives.
En un mot, l’ «attaque du 11 septembre» a été utilisée par les Etats-Unis comme une occasion de mettre en pratique leur stratégie longtemps rêvée de domination mondiale à travers la prétendue «guerre totale contre le terrorisme».
La «guerre contre le terrorisme» en Afghanistan semble avoir redonné aux Etats-Unis une certaine confiance dans leur position de domination, appuyée par la supériorité de leur puissance militaire. Les Etats-Unis ont alors émis l’exigence scélérate selon laquelle l’Irak devait accepter inconditionnellement et obéir à tous les ordres des Etats-Unis, avant de lancer une invasion militaire unilatérale sur ce pays en mépris total de la communauté internationale et des Nations Unies.
Via cette invasion contre l’Irak comme premier exercice, les Etats-Unis veulent intimider les autres pays et obtenir leur obéissance. En même temps, les Etats-Unis planifient l’extension de leur «guerre contre le terrorisme» afin de montrer à tous les pays qu’ils ne seront pas impunis et qu’ils pourraient être l’objet de conquêtes militaires s’ils se comportent mal ou s’opposent aux Etats-Unis.
La «défense des intérêts américains» est un concept qui domine toutes les actions militaires américaines et leurs jugements.
L’établissement d’une présence militaire des Etats-Unis en Asie centrale, à travers la guerre contre l’Afghanistan a clairement pour but d’encercler la Russie et la Chine dans cette région et d’y assurer leur contrôle sur les ressources pétrolières.
A travers la guerre contre l’Irak, les Etats-Unis ont voulu renverser le régime de Saddam Hussein au profit d’un régime pro-américain qui aidera les Etats-Unis à assurer un contrôle total sur cette région riche en pétrole du Moyen-Orient, et de là monopoliser les principales ressources d’énergie mondiales dans le but d’établir leur domination économique sans partage sur le monde.
Pour servir la «défense des intérêts américains», les Etats-Unis n’ont jamais hésité à écraser les lois et à pietinner d’autres Etats, sans aucun respect pour la Charte des Nations Unies, la législation internationale, les principes éthiques et moraux.
Tous ces faits soulignent l’importance d’acquérir une vision claire des motivations futures des Etats-Unis, qui annoncent la nécessité d’une «guerre totale contre le terrorisme» et son extension.
En menant une «guerre prolongée contre le terrorisme» et en étendant la guerre à d’autres endroits du monde, les Etats-Unis veulent briser la tendance multipolaire en progression dans le monde. Le monde s’est clairement engagé dans une direction multipolaire jusqu’à ce que les Etats-Unis lancent leur «guerre contre le terrorisme».
Un nombre important de politiques et d’étapes ont été prises dans de nombreux pays et régions pour en finir avec les aspirations hégémoniques des Etats-Unis. Au cours de ce nouveau siècle, tant de voix se sont élevées à travers le monde pour rejeter et dénoncer la politique de force et l’unilatéralisme des Etats-Unis, que ceux-ci ont été jetés dehors du conseil de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies et de l’Agence internationale de contrôle des narcotiques. Mis à mal par ces événements, les Etats-Unis ont saisis la chance en or de l’ «attaque du 11 septembre» pour réaliser leur ambition sauvage de domination mondiale.
Les Etats-Unis ont exigé que tous les pays du monde se situent «avec ou contre eux dans la guerre contre le terrorisme», estimant qu’aucun ne pouvait adopter une position neutre.
De plus, les Etats-Unis, encouragés par la «sympathie» suite à l’ «attaque du 11 septembre», ont utilisé la «lutte contre le terrorisme» comme point de référence pour distinguer les alliés des ennemis des Etats-Unis et pour tenter de discipliner les pays anti-américains.
Sous le prétexte de la «guerre contre le terrorisme», les Etats-Unis veulent aussi avoir la mainmise sur les principales puissances et les acteurs régionaux importants.
Pour les Etats-Unis, l’Afghanistan et l’Asie centrale sont des régions essentielles pour leur importance stratégique et leurs importantes resources naturelles. C’est la région qui permet aux Etats-Unis de poignarder dans le dos la Russie et la Chine, de contrôler l’Asie du sud-ouest pour s’assurer un contrôle exclusif des ressources naturelles d’importance stratégiques.
Par une présence stratégique sécurisée en Afghanistan, les Etats-Unis veulent assurer une présence militaire en Asie centrale afin d’y dominer la région.
Sous le prétexte de leur campagne contre le terrorisme, les Etats-Unis cherchent aussi à dominer les Etats petits et faibles.
Les Etats-Unis ont étendu leur campagne militaire unilatérale de l’Afghanistan vers un autre Etat souverain : l’Irak. Ils ont menacé de lancer une «guerre antiterroriste» en Afrique, notamment en Somalie et au Soudan, tout en menant des campagne médiatiques dans le but de justifier une possible invasion militaire US en Syrie, en Iran ou dans d’autres pays du Moyen-Orient.
Les Etats-Unis cherchent manifestement à maintenir à l’écart les principales puissances et à modeler les petits pays comme de la cire, afin d’étendre leur sphère d’influence à travers le monde. Et, dans ce but, les Etats-Unis entendent poursuivre leur «guerre contre le terrorisme» indéfiniment.
Sous le prétexte de «guerre contre le terrorisme», les Etats-Unis veulent aussi plonger le monde dans le gouffre d’une course aux armements renouvelée. Les Etats- Unis ont déjà déclaré leur retrait unilatéral du traité AMB, sûrs de leur supériorité stratégique et de leur hégémonie militaire et ont relançé leur «système de défense antimissile» sans aucune retenue. Les Etats-Unis montrent ainsi leur véritable nature à dominer le monde sous le thème de la «guerre contre le terrorisme».
Dans le cadre de leurs tentatives de réaliser leurs ambitions sauvages de domination mondiale, les Etats-Unis ont récemment intensifié leur politique d’isolement et d’étranglement de la RPDC.
Par le passé, les Etats-Unis n’ont jamais caché leur volonté d’agresser la RPDC et de justifier ces tentatives de lancement d’une nouvelle Guerre de Corée en prétextant toutes sortes de «menaces», y compris la menace d’une «invasion du Sud» par la RPDC, d’une «possible attaque nucléaire», d’une «menace d’attaque terroriste» ; tout cela dans le but d’établir leur domination politique et militaire sur la RPDC.
L’administration Bush a déclaré l’isolation de la RPDC comme objectif de politique étrangère et a mis en avant l’imaginaire «problème nucléaire» pour faire éclater la prétendue «crise nucléaire».
La question nucléaire dans la péninsule coréenne est le produit de la politique américaine d’hostilité à l’égard de la RPDC. Les Etats-Unis se sont engagés à fond pour créer une grande pression internationale afin de mettre sur le dos de la RPDC un problème nucléaire inexistant et d’intensifier leur offensive militaire provocatrice à l’encontre de la RPDC.
Les faucons US ont déjà œuvré pour mettre sur pied le prétendu «plan de contingence», un plan de guerre agressif, destiné à faire face à toute «contingence» dans la péninsule coréenne. A cet effet, ils ont déployé une présence américaine sur et autour de la péninsule coréenne, équipée de troupes militaires supplémentaires, tout en évoquant la possibilité d’attaques préventives contre la RPDC.
En mars, les Etats-Unis et les troupes militaires sud-coréennes ont mené des exercices militaires d’envergure simulant une attaque nucléaire préventive contre la RPDC. Ces exercices ont mobilisé des centaines de milliers de soldats, une batterie d’avion de combat et divers équipements d’attaque nucléaire.
Tout en parlant formellement d’une «solution pacifique» à la question nucléaire dans la péninsule coréenne, les Etats-Unis ont transformé la crise nucléaire en jeux de guerre aventuristes.
Camarades délégués,
Aujourd’hui, le Parti du Travail de Corée, l’Armée Populaire de Corée et le Peuple coréen sont étroitement unis en un seul cœur autour du camarade Kim Jong Il sous sa direction révolutionnaire de priorité à l’armée – politique que nous appelons la politique de Songun – et ils s’engagent de toutes leur force à édifier un Etat socialiste puissant et prospère.
Le grand dirigeant, le Camarade Kim Jong Il a déclaré : «C’est seulement avec nos forces armées puissantes et révolutionnaires que nous serons capables de triompher dans notre révolution, de défendre la révolution victorieuse et de tracer le destin de notre pays et de notre nation en toute indépendance.»
La politique de Songun, donc de priorité à l’armée, mise en œuvre par le Camarade Kim Jong Il est une politique qui permet à l’Armée populaire de Corée d’augmenter sa puissance, son invincibilité et le potentiel de ses forces armées afin de défendre la nation. Cette politique met en avant la construction interne de la révolution et accélère avec puissance la construction socialiste, avec l’Armée populaire comme pilier.
Par sa politique révolutionnaire avisée de Songun, le respecté Camarade Kim Jong Il a édifié une puissante capacité nationale de défense et a fait de l’Armée populaire de Corée une armée invincible, garante de la révolution coréenne.
Si les forces armées nationales et la capacité de défense nationale ne sont pas assez puissantes pour repousser toute agression étrangère, le pays peut être conquis par l’ennemi. C’est une leçon sérieuse de l’histoire de la Corée et de l’histoire du monde.
La politique de Songun du respecté Camarade Kim Jong Il est la seule qui permette au peuple coréen de mener à bien sa révolution et son édification par ses propres forces, en conformité avec la réalité de son pays.
L’expérience concrète de la révolution coréenne montre clairement que l’idée et la politique de Songun développée par le respecté Camarade Kim Jong Il sont un précieux glaive pour vaincre tout puissant ennemi, pour assurer le progrès victorieux de la cause révolutionnaire à travers toutes les épreuves et difficultés et pour assurer le développement indépendant du pays et de la nation.
Nous resterons fidèles à la grande bannière de la politique de Songun dans notre lutte pour écraser les manœuvres militaires et les actions d’envergure des impérialistes, afin de défendre la souveraineté et la dignité de notre nation et d’accomplir notre cause historique : construire un Etat socialiste puissant et prospère.