www.icsbrussels.org , ics[at]icsbrussels.org
Discours de Hysni Milloshi, Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste
d’Albanie
Staline, le plus grand stratège militaire de la seconde guerre mondiale et de tous les temps
1
Le rôle de Joseph V. Staline dans le sauvetage de la mère patrie soviétique et de l’ensemble de l’humanité du fascisme a non seulement été colossal et irremplaçable, mais il a également été décisif. Lorsque nous écrivons ces mots de « victoire sur le fascisme », nous pensons à Staline et, inversement, lorsque nous écrivons « Staline », nous pensons à la victoire sur le fascisme.
En tant qu’Albanais, je suis très honoré de prendre la parole lors de cette rencontre internationale de Bruxelles et de rendre hommage au grand Staline qui fut non seulement le plus grand stratège politique et militaire de la Seconde Guerre mondiale, mais également le plus grand stratège militaire de tous les temps.
2
En accordant au rôle de Staline la dimension d’un facteur décisif dans la victoire sur le fascisme durant la Seconde Guerre mondiale, je ne nie pas le rôle de l’Armée rouge, ni l’héroïsme légendaire des peuples soviétiques, ni la contribution des organes de commandement ou des états-majors, etc.
Le problème, c’est que l’Armée rouge, les peuples soviétiques, le Parti communiste bolchevique de Staline devraient être évalués comme une entité indissociable, du sein de laquelle Staline émerge et brille tel l’esprit infaillible, le seul timonier de la direction duquel dépendant la défaite ou la victoire. Non seulement la destinée des peuples soviétiques, mais également celle des peuples du monde mise en danger par le fascisme était reliée à et dépendait de l’attitude et des capacités de Staline en tant que facteur de la victoire ou de la défaite contre le fascisme.
3
Dans cette grande guerre patriotique, la masse gigantesque de l’Armée rouge et des peuples soviétiques avaient un besoin vital d’un dirigeant de génie comme Staline, sans qui ils auraient pu errer tel le Juif dans le désert et subir la défaite. Le temps prouva qu’avec Staline, l’Union soviétique allait être invincible et victorieuse dans la plus grande guerre de toute l’histoire de l’humanité. Plus tard, le temps allait encore prouver que, sans Staline, le peuple soviétique et le socialisme auraient connu la tragédie. Il est un fait que l’Armée rouge exista en tant que masse de soldats et de généraux en uniforme, même après la mort de Staline, de même que les peuples soviétiques lui ont survécu, mais il est également un fait qu’aujourd’hui, ni l’Union soviétique, ni son Armée rouge n’existent encore.
Pourquoi cette destruction et cette dissolution se produisirent-elles ?
Parce qu’à la tête de l’Union soviétique, il manquait un Staline. Parce que l’idéal de Staline avait été trahi. Parce que l’étendard portant le nom de Staline avait été rejeté.
4
Aujourd’hui, de la même façon que les armées de Mussolini et de Hitler dans le passé, les armées anglo-américaines et leurs alliés, contrairement aux principes de droit des nations, ont attaqué l’Irak à la façon des fascistes, selon la stratégie de l’occupation du monde partie après partie, commettant d’épouvantables crimes terroristes aux yeux de tous les peuples du monde, opposés dans tous les continents à cette guerre injuste et illégale. Mais la guerre s’est poursuivie quand même et, depuis, l’humanité vit dans l’anxiété et la terreur face à ce danger primordial.
L’Organisation des Nations unies et son Conseil de sécurité, ce corps mort, n’offrent aucune protection ni aucune sécurité aux peuples. La guerre pour le pétrole en Irak, aujourd’hui, est également la guerre de demain contre d’autres peuples et la Russie elle-même. Aujourd’hui, le monde ne dispose pas d’une Union soviétique socialiste ni d’un Staline pour s’opposer à la machine de guerre fasciste de notre époque.
Les choses ont suivi une autre tournure à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Pleins d’espoir, tous les peuples antifascistes du monde tournèrent leurs yeux vers Staline et l’Union soviétique. Les révolutionnaires avaient une confiance absolue en Staline. Le 22 juin 1941, les nazis allemands annonçaient à Ernst Thälmann, emprisonné: « Hitler a attaqué l’Union soviétique et, maintenant, c’est la fin de votre Staline. » Le glorieux Allemand Ersnt Thälmann répondit avec autant de fierté que de fermeté: « Maintenant, c’est la fin de votre Hitler. Staline vaincra. »
5
Aujourd’hui, cinquante ans après l’époque de Staline, il y a 50 fois plus et même davantage, de partis communistes dans le monde, mais leur force n’a pas le niveau de l’époque de Staline parce que beaucoup de ces partis ne suivent pas la voie de Staline et la bourgeoisie les effraie au point d’avoir peur de mentionner le nom de Staline.
Enver Hoxha, le plus grand défenseur de la figure et de la personnalité de Staline du siècle dernier, déclara clairement et abruptement, lors de la réunion des 81 partis communistes et ouvriers du monde entier, à Moscou, en novembre 1960: « Nous tous, nous devrions protéger le bon travail de Staline, et celui qui ne le fait pas est un opportuniste et un lâche. » Les partis communistes et ouvriers ne tinrent nullement compte de cet avertissement et progressivement, ils se noyèrent dans le puits de la crainte: l’opportunisme et le révisionnisme. Enver Hoxha prévint que le fait de trahir Staline signifiait en même temps que l’on trahissait Lénine, ce qui allait provoquer l’inévitable déclin du camp socialiste et même la dissolution de la grande Union soviétique. Cet avertissement ne fut pas pris au sérieux non plus et la tragédie finit par se produire. Le camp socialiste et l’Union soviétique fondirent comme du sel dans la mer.
Un proverbe albanais dit « Mieux vaut tard que jamais ». Celui qui se considère comme un communiste et un révolutionnaire devrait reconsidérer le personnage de Staline dans tous les domaines de son activité et en faisant preuve d’une objectivité marxiste-léniniste. Si les partis communistes du monde entier ne reprennent pas en main le drapeau de Staline et ne descendent pas dans les champs de bataille prolétariens en vrais marxistes-léninistes, il ne fait pas de doute qu’ils mourront un à un dans leurs clubs et leurs réunions.
6
Les mérites de Staline durant la Seconde Guerre mondiale sont nombreux. Dans ce bref énoncé, je n’en mentionnerai que quelques-uns.
Le plan « Barbarossa » de Hitler, visant l’occupation de l’Union soviétique, le 22 juin 1941, allait être un échec parce que le commandement allemand, qui ne s’appuyait que sur une idéologie fasciste de suprématie raciale et sur une industrie de guerre, n’évalua pas vraiment la puissance qu’allait lui opposer l’Union soviétique au cours d’une guerre juste de confrontation, que ce soit sur le front même ou à l’arrière, avec l’Armée rouge et l’armée des partisans, avec la suprématie du système socialiste en tant que système le plus vital et le mieux organisée et avec la suprématie même de Staline en tant que dirigeant populaire et stratège militaire. Joseph V. Staline avait travaillé de façon exemplaire pour renforcer la défense de son pays, faisant preuve de la sorte de perspicacité et de vigilance face au danger fasciste qui menaçait les peuples soviétiques et l’humanité tout entière.
C’est un fait historique bien connu que l’Internationale communiste, à laquelle Staline donna une contribution de première classe au cours des années 30, avait donné au monde entier l’alarme de la menace fasciste. Staline avait clairement analysé cette menace au cours du 18e Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, en 1938.
7
Contrairement à ces faits, les ennemis et les traîtres ont accusé Staline, sous le prétexte qu’il n’avait pas prévu la menace fasciste, de n’avoir pas renforcé la frontière avec l’Allemagne, qu’il avait peu fait pour la modernisation de l’Armée rouge, sur le plan des chars, de l’artillerie et de l’aviation et qu’en outre, l’agression avait pris l’Union soviétique par surprise le 22 juin 1941. De quelle sorte de surprise et de quelle absence de perspicacité les ennemis, les traîtres et les spéculateurs veulent-ils donc parler ?
Ce fait historique est connu dans le monde entier: Staline, prévoyant la guerre contre l’Allemagne, avait proposé au bloc anglo-français, depuis 1939, de créer un bloc anti-hitlérien mais le camp anglo-français refusa, parce qu’il escomptait presser Hitler à faire la guerre contre l’Union soviétique, à la suite de quoi Daladier et Chamberlain se seraient réchauffé les mains à ce brasier. Non seulement Staline avait prévu la guerre, mais en plus, il ne fut pas pris par surprise. Il est tout aussi possible de dénier les mérites de Staline durant la Seconde Guerre mondiale qu’il est possible de mettre tous les fleuves, mers et océans du globe dans un tube de pénicilline. Les minables accusations contre Staline sont tout simplement dénuées de fondement.
8
Face à la dépouille mortelle de Lénine, le 26 janvier 1924, Staline fit le serment qu’il allait construire et renforcer l’Armée rouge. Staline était convaincu que la situation de paix au sein du pays était temporaire et il considéra cette situation comme un répit temporaire de la guerre. Staline tint parole: il construisit et renforça l’Armée rouge. Mais il avait fait d’autres serments, en ce triste jour, et, pour l’essentiel, il s’agissait de la construction socialiste de l’Union soviétique. En tant que grand architecte et combattant du socialisme, sa mission historique était de montrer au monde la puissance et la vitalité de ce nouveau système d’économie socialiste et de faire apparaître le socialisme comme un système mondial indépendant.
Staline réalisa effectivement cet objectif d’une importance mondiale. Ces résultats magnifiques et d’une riche inspiration, à la pointe de la construction du socialisme, n’étaient-ils pas en même temps une force de défense également ?
9
Il est vrai que le niveau technique de l’Armée rouge aux tout premiers temps de la guerre n’était pas comparable à celui de l’armée allemande et ceci, parce que Hitler avait mis tout son potentiel économique au service de la guerre et de l’occupation des autres peuples.
Staline ne visait pas l’occupation du monde et il ne pouvait faire la même chose que Hitler. S’il avait enfermé son pays dans une course aux armements avec l’Allemagne, il aurait saboté la construction du socialisme. Il est bien certain que l’Union soviétique avait besoin de davantage de chars, d’artillerie, d’aviation, mais il lui fallait également une industrie automobile, des tracteurs, des usines, des centrales, des stations hydroélectriques afin de construire le socialisme. Durant tout ce temps, Staline avait fourni l’arme qui allait soumettre toutes les autres armes, la supériorité qui allait réprimer toutes les supériorités, et c’étaient l’arme et la supériorité de l’ordre socialiste qui allaient creuser la tombe de tout cet orgueil démesuré de l’Allemagne nazie. A cette époque, Staline ne pouvait agir de la même façon que ses traîtres allaient le faire après sa mort en usurpant la direction de l’Union soviétique, c’est-à-dire entrer dans la course aux armements avec les Américains et laisser passer au second plan la puissance économique du pays.
Cette puissance militaire, qui provenait de la course aux armements, resta un feu de paille face à l’impérialisme qui, avec l’aide des révisionnistes de l’intérieur, détruisit la grande Union soviétique. Lorsque la guerre éclata, le 22 juin 1941, le grand Staline transforma immédiatement son industrie civile en industrie militaire avec laquelle il allait produire les armes adéquates qui lui permettraient de faire face avec succès à la perfide agression hitlérienne et, plus tard, de faire passer sa glorieuse Armée rouge de la défense active à une puissante contre-attaque vitale qui allait balayer les agresseurs de la terre soviétique et libérer les autres peuples de l’Europe.
10
Je pense qu’il est inutile de s’arrêter à une autre accusation infantile lancée contre le grand Staline et prétendant qu’il n’aurait pas renforcé ses frontières avec l’Allemagne. Staline ne pouvait concentrer toutes ses forces dans une seule direction, parce que de l’autre côté de la frontière, le Japon et son armée menaçaient également, alors qu’une guerre non déclarée se déroulait dans le Hallhin-Goll (???) où la Turquie pouvait constituer une menace.
On ne pourra jamais reprocher à Staline l’avancée provisoire des armées allemandes sur le sol soviétique. Depuis toujours, les guerres réservent leurs propres surprises. Les Allemands attaquèrent le territoire soviétique avec presque 6 millions d’hommes appuyés par une aviation colossale et d’autres moyens techniques tout aussi impressionnants. Pour affronter cette offensive préparée d’une telle ampleur et mettant en scène toutes les forces terrestres et aériennes de l’ennemi, il était nécessaire d’opérer une retraite active provisoire, sans permettre à l’ennemi, par exemple, de s’emparer de Leningrad, Moscou, Stalingrad ou le Caucase. (Staline prit un soin particulier à assurer la défense de Leningrad, parce que sa perte en tant qu’important centre industriel et naval, aurait par la suite facilité la progression des Allemands vers Moscou et aurait encore compliqué la situation. La légendaire Leningrad, encerclée durant 900 jours, connut 800.000 morts, mais les Allemands ne purent en venir à bout.
Au cours de leur épopée, les héroïques combattants et citoyens de Leningrad ainsi que la flotte de la Baltique soutinrent avec fermeté l’œuvre de Staline en tant que commandant suprême. L’importance politique et militaire de la résistance de Leningrad réside également dans le fait qu’elle contribua extraordinairement à assurer le sort de Moscou. Toute personne un tant soit peu au courant des lois de l’art de la guerre ne peut prétendre qu’une défaite allemande aurait été possible à proximité de la frontière soviétique. Il était indispensable d’effectuer un repli. Il importait également que ce repli temporaire des armées russes ne se fasse pas dans la panique. Ce fut en effet un repli tactique organisé, avec des objectifs stratégiques clairs, pendant lequel on asséna en permanence des coups à l’adversaire, tant sur la ligne de front que sur ses arrières, assurant en même temps une défense imprenable, ce qui constituait une question de vie ou de mort pour les importantes zones stratégiques du pays.
11
Joseph V. Staline apporta cette contribution décisive en tant que dirigeant suprême de l’Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit d’une contribution, dont n’aurait pu être capable aucun autre général soviétique, ni même aucun autre général dans le monde. L’épreuve affrontée par Staline au cours de la Seconde Guerre mondiale n’aurait pu être surmontée par aucun autre dirigeant politico-militaire de la planète.
Au cours de cette grande guerre patriotique, Staline assuma glorieusement les fonctions importantes et vitales de Premier Secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique, de Président des Commissaires du Peuple, de Président du Comité d’Etat de la Défense, de Commandant suprême du Quartier Général et, sans nul doute également, de Président des Relations internationales. Ces hautes fonctions, exercées simultanément, ne pouvaient l’être que par un homme hors du commun, un phénomène inégalé et incomparable, un homme que l’on ne pourrait comparer à aucun individu de l’histoire de l’humanité, bref, un génie aux multiples dimensions de la trempe de Staline, c’est-à-dire un homme dont il n’est né qu’un seul exemplaire dans le monde.
Staline assuma ces fonctions avec compétence, avec une intelligence et une volonté étonnantes. Il assuma ces fonctions primordiales à la façon d’un Prométhée indomptable ou d’un Antée qui aurait puisé sa force du sol et de son peuple, de la cause qu’il défendait, de Marx et de Lénine. Ayant assumé ces fonctions de façon honorable et glorieuse, Joseph V. Staline gagna le respect mérité de toute l’humanité, et même celui de ses adversaires idéologiques et politiques. Il défia tous les grands stratèges militaires connus de l’histoire, depuis les guerres mondiales jusqu’à notre époque et, par son œuvre, il est devenu le plus grand stratège de tous les temps de l’histoire de l’humanité.
12
Joseph V. Staline a le mérite indiscutable d’avoir dirigé la guerre de son peuple au cours de la défense de la mère patrie soviétique. Ce fut une grande guerre patriotique, la continuation des guerres précédentes, depuis Alexandre Nevski jusqu’aux Koutouzov et autres Souvorov. Ce n’est pas un hasard si, durant la grande guerre patriotique, il gardait dans son cabinet de travail les portraits de Koutouzov et Souvorov en compagnie de ceux de Marx, Engels et Lénine. Lui-même se révéla comme un maître brillant pour insuffler le patriotisme dans l’esprit des peuples soviétiques. Sa vaste intelligence, telle un océan doré, connaissait parfaitement bien la valeur inestimable de l’arme du patriotisme pour un peuple qui luttait pour sa survie contre le pire monstre de tous les temps, la bête hitlérienne.
L’unité de l’ensemble des peuples soviétiques, avec leurs diverses nationalités, langues et cultures, ne fut ni spontanée ni un effet du hasard, mais fut forgée avec patience par le maître Staline lui-même. Staline avait promis à Lénine qu’il allait renforcer l’unité des travailleurs et des paysans des diverses nationalités de la République des Soviets et il tint parole. Russes, Biélorusses, Ukrainiens, Ouzbeks, Kirghizes, Arméniens, Azéris, Tatars, Géorgiens, etc., tous eurent une patrie, celle des Soviets, tous eurent un drapeau, celui des Soviets et, comme des frères, ils affrontèrent la mort sous le même mot d’ordre: « Pour la Patrie, pour Staline, en avant ! » Si quelqu’un, aujourd’hui, ose effrontément mettre en doute le mérite de Staline d’avoir forgé cette unité solide des différentes nationalités, une question se pose: Pourquoi sont-elles séparées, aujourd’hui, et qui les a séparées ?
13
Joseph V. Staline, qui avait pris en main, avec une absolue compétence, la situation après l’agression de l’Allemagne nazie, demeura à Moscou et c’est également à partir de Moscou qu’il dirigea son pays tout au long de la durée de la guerre. Il n’alla pas se réfugier dans des bunkers éloignés afin de sauver sa peau. Il resta à Moscou parce qu’il ne pouvait laisser Lénine seul. La présence même de Staline à Moscou inspira la mobilisation légendaire des Moscovites pour défendre Moscou, là où Staline avait projeté la grande résistance censée assurer une première victoire stratégique et ce, par tous les moyens et à n’importe quel prix.
En tant que stratège militaire inégalable, Staline dirigea la bataille de Moscou, avec la même volonté de fer et le même esprit brillant dont il allait faire preuve au cours de toutes les autres batailles et il fournit à l’héroïque Armée rouge la possibilité de passer des batailles défensives et des replis tactiques à de rapides contre-attaques et contre-offensives, confiant enfin, de la sorte, l’initiative stratégique à l’Armée rouge. Dans chaque guerre, le vainqueur est celui qui prend l’initiative stratégique. Si vous la perdez, même le meilleur général du monde perdra la guerre.
Pas très loin de Bruxelles, il y a un endroit appelé Waterloo. Napoléon, le plus grand général de son temps, fut vaincu à Waterloo, uniquement parce qu’il avait perdu l’initiative au profit du général anglais Wellington. Moscou ne se mua pas en Waterloo. Moscou n’avait jamais subi de Waterloo.
Il est très clair qu’à Moscou, le sort de Waterloo fut celui de Hitler et non de Staline. Il n’importe guère que l’Allemagne ait perdu 500.000 soldats et officiers et des milliers de chars et de pièces d’artillerie sur le front de Moscou la Rouge, ce qui importe, c’est que, face aux portes de Moscou, le mythe de l’invincibilité allemande fut brisé, parce que Staline prit en main l’initiative stratégique et arracha de la sorte la première grande victoire stratégique, que la bataille de Moscou posa les bases d’un grand tournant et celles de la destruction de l’armée allemande. Les glorieuses flammes de Moscou occupèrent non seulement le ciel soviétique mais également le ciel des autres peuples qui combattaient le fascisme. La bataille historique de Moscou revêtit donc une importance internationale.
14
Joseph V. Staline n’allait pas se laisser exalter par ses victoires ni non plus se laisser décourager par ses pertes. La victoire de Moscou posa les bases réelles d’un important tournant stratégique, mais elle ne constitua pas le tournant en soi. Ce fut à Stalingrad, où devait avoir lieu la plus grande bataille de l’histoire de l’humanité, que ce tournant décisif allait pouvoir se produire. Staline avait déjà tiré parti d’une nouvelle expérience et, en conformité avec les nouvelles circonstances, il adapta de façon adéquate ses conceptions militaires, il avait rajeuni en tant que stratège et avait effectué les calculs nécessaires en créant les réserves stratégiques nécessaires et en créant d’autres moyens techniques censés assurer des contre-offensives plus amples et plus incisives encore que celle de Moscou.
Dans tous les Himalayas que sont les archives mondiales des guerres qu’a subies l’humanité, vous ne pourriez trouver un autre stratège aussi capable de connaître et d’évaluer tous les théâtres d’opérations et situations stratégiques sur un front aussi étendu, de discuter de cartes et schémas d’opérations aussi importants, de suivre toutes les tâches des commandements et QG sur le front et de décider aussi vite des changements nécessaires, de garder le contact avec l’ensemble des principaux généraux et même avec les simples ingénieurs et techniciens, de transférer des cadres importants d’un poste à l’autre, selon leurs capacités et non selon les décorations qu’ils ont gardées.
Talent tel qu’il n’y en eut qu’un seul exemplaire dans le monde, Staline rendit possible ce qui semblait impossible. Sa gloire en tant que commandant suprême n’est pas de celle d’un magicien de conte, mais elle est celle d’une personne qui résout les problèmes en compagnie de ses camarades, de ses frères d’armes, qui endosse sur ses propres épaules les principales responsabilités et demande aux autres de remplir leurs tâches correctement, en faisant preuve d’une discipline de fer, qui écoute patiemment et tient compte des remarques valables des spécialistes avant de prendre des décisions collectives et prudentes. Il est absolument faux de dire que Staline commandait seul, avec son « moi », et qu’il prenait seul ses décisions stratégiques.
Aucune des décisions stratégiques ne fut prise arbitrairement par Staline. Dans une unité de pensée et d’action, bien sûr, le génie de Staline ne pouvait que briller. Dans le processus de la guerre, un grand tournant fut marqué dans tous les domaines de la défense stratégique, et plus particulièrement dans la défense aérienne où, dès le début, les Allemands s’étaient montrés supérieurs. Staline en personne assura les mesures nécessaires et fit en sorte qu’en peu de temps, l’importante défense aérienne soviétique put paralyser les attaques allemandes. Staline était à la tête de tous les principaux organismes de guerre et il avait en main le pouvoir, mais il s’appuya toujours sur une puissance de pensée progressiste qu’il inspira à d’autres, créant ainsi la possibilité d’opérer un tournant primordial sur les champs de bataille mêmes.
15
Joseph V. Staline a l’incontestable mérite historique de l’important tournant que fut Stalingrad. Oeuvrant sans relâche avec les capacités d’un génie, travaillant entre 16 et 18 heures par jour avec un style et une méthode des plus brillants, avec une persévérance légendaire, il confia pour de bon l’initiative stratégique à l’Armée rouge. Ceci se concrétisa avec la bataille de Stalingrad, aux proportions gigantesques et d’une importance internationale. Sans pour autant négliger les autres fronts, Staline suivit la guerre pas à pas, seconde après seconde, afin d’étudier, mettre sur pied et mettre en pratique les plans de la contre-offensive de Stalingrad et ce, en coopération avec ses généraux, dont tout spécialement Vassilevski et Joukov.
La surprise stratégique des opérations qu’obtinrent les troupes soviétiques à Stalingrad, conformément aux plans de Staline, ainsi que l’héroïsme légendaire de la population de la ville rendirent possible la victoire des troupes soviétiques et ce fut le début du virage essentiel de la guerre au bénéfice de l’Union soviétique. La bataille de Stalingrad, la plus grande bataille de l’histoire de l’humanité, projetée et dirigée par le grand Staline, marqua non seulement le débit du tournant essentiel en faveur de l’Union soviétique, mais annonça également la fin inéluctable de la machine fasciste sur tous les fronts antifascistes de la planète. D’autres grandes batailles allaient suivre dans les régions de Koursk, Orilov, Bielgorod et chacune d’entre elles allait être couronnée par une victoire.
L’histoire a été écrite dans le sang et avec les sacrifices des peuples soviétiques: le sort de la guerre s’est bel et bien décidé à Stalingrad et à Koursk et non pas en Normandie. Staline cherchait à obtenir de ses « alliés » anglo-américains qu’ils ouvrent un second front, mais ce front fut ouvert trop tard, en 1944. La publicité faite par la bourgeoisie autour de la bataille de Normandie vise à falsifier l’histoire, à faire passer au premier plan l’armée américaine et au second plan l’Armée rouge soviétique. Les Américains ont perdu quelque 10.000 hommes en Normandie, mais ce nombre ne peut être comparé aux quelque 500.000 soldats que l’Armée rouge de Staline perdit au cours de sa seule progression vers Berlin, et encore moins aux 22 millions de soldats et citoyens soviétiques qui versèrent leur sang durant les cinq années de guerre nécessaires pour vaincre le fascisme. Le rôle des deux grands alliés anglo-américains ne doit pas être réfuté, mais il convient également de ne pas le surestimer. Roosevelt, comme il l’avait promis à Staline, tint parole et ouvrit un second front en Normandie mais, on peut dire, en guise de conclusion, que si la bataille de Normandie n’avait pas eu lieu du tout, la Seconde Guerre mondiale, dont les peuples soviétiques et l’Armée rouge portèrent le plus gros du fardeau, aurait été gagnée de même.
16
Un autre mérite de Joseph V. Staline réside dans son importance sur le plan international, du fait qu’il estima que le moment propice était venu pour l’armée soviétique d’intensifier son offensive générale en portant des coups importants, aussi surprenants que décisifs, dans les régions du front stratégique et qui allaient entrer plus tard dans l’histoire sous l’appellation des « Dix coups de Staline ». Ces idées grandioses, qui allaient muer la campagne de 1944 en un front colossal, Staline les discuta avec ses proches collaborateurs dans son cabinet de travail, où elles furent considérées comme correctes, après quoi on décida donc de prendre les mesures en vue de préparer les opérations. C’est de cette manière que débuta l’enchaînement des fameux dix coups de Staline.
Le premier coup fut celui de Leningrad et il conduisit à sa libération et à la libération d’une partie de Kalinine (auj. Tver). Le second coup eut lieu en Ukraine, il permit la libération de l’Ukraine et rendit possible l’offensive en Europe du Sud-Est, dans la péninsule des Balkans et en Roumanie. Le troisième coup aboutit à la libération de la Crimée, d’Odessa et de Sébastopol. Le quatrième coup fut porté dans la région du lac Ladoga et il provoqua la rupture de l’alliance entre la Finlande et l’Allemagne. Le cinquième coup assura la libération de la Biélorussie, d’une partie de la Lituanie et de la Pologne orientale. Les sixième et septième coups, portés dans les régions de Kichinev et Iasi, assurèrent la libération de la Moldavie, le passage des troupes en Roumanie centrale, la proclamation de la guerre contre l’Allemagne par cette même Roumanie et la libération de la Bulgarie. Le huitième coup, dans la région balte, permit de libérer l’Estonie et la Lettonie. Le neuvième coup, en Hongrie, soustrait ce dernier pays de l’alliance avec l’Allemagne et assura la libération de Belgrade et de la Yougoslavie. Le dixième coup, dans le secteur nord du front germano-soviétique, permit l’élimination des fascistes dans le secteur polaire soviétique et dans le secteur nord-est de l’Allemagne.
Ces coups fameux, parfaitement planifiés et dirigés par Staline, constituent une page d’or dans les archives historiques de l’art militaire mondial. Ces dix coups de Staline permirent la libération de l’Union soviétique et de la quasi-totalité de l’Europe, à l’exception de l’Albanie qui, sous la direction du colonel Enver Hoxha, fut entièrement libérée par ses propres forces et qui, ensuite, avec ses divisions héroïques et légendaires, contribua également à l’internationalisation de la guerre de libération de la Yougoslavie.
Ces « dix coups de Staline » ouvrirent complètement la voie qui allait permettre de mener à bien la dernière opération, l’Opération Berlin et qui allait être dirigée par Staline, étape par étape, heure par heure. Au cours de cette opération, des centaines de milliers de soldats et d’officiers soviétiques allaient perdre la vie, mais le sang qu’ils versèrent assura la victoire finale et, à 21 h 50, le 30 avril 1945, le soldat soviétique Jegorov déploya le drapeau à la faucille et au marteau au sommet du Reichstag. Le grand général Vassili Ivanovitch Koutsouïetsov eut l’honneur de transmettre la grande nouvelle à toute l’humanité. Le même jour, Hitler se suicidait.
En, mai 1945, la reddition inconditionnelle de l’Allemagne fasciste allait être proclamée. Si, dans les décennies à venir, les historiens devaient désigner de fait le commandant suprême de la Seconde Guerre mondiale, en se basant sur ses mérites et sa valeur, ils ne pourraient en désigner un autre que le généralissime Joseph V. Staline.
17
Joseph V. Staline joua également un rôle décisif dans les relations internationales, au cours de cette même Seconde Guerre mondiale. Il était un politique et un diplomate aussi éminent dans ce domaine. La coalition avec les Anglo-Américains eut une grande importance. Ce fut une coalition entre les armées de systèmes antagonistes, entre des gens à la fois amis et ennemis, et elle requit à coup sûr une grande intelligence et la plus grande prudence. Staline était à la tête des Soviétiques au cours des réunions de la plus grande importance avec Roosevelt et Churchill. Ses capacités absolues au cours de ces réunions ont été décrites avec sympathie et réalisme par un diplomate soviétique bien connu et témoin oculaire, Andrei Gromyko, mais, par la suite, d’autres analystes et diplomates du camp adverse, comme Henry Kissinger, ont témoigné beaucoup d’admiration pour les capacités de Staline sur le plan des relations internationales. .
Une appréciation très élevée, très réaliste nous a été transmise par l’un des opposants les plus acharnés de Staline, l’Anglais Churchill qui, entre autres choses, allait dire de lui: « La grande chance, pour la Russie, ce fut que, durant les années des grandes épreuves, elle fut dirigée par ce stratège inflexible que fut Joseph V. Staline. Ce fut une personnalité importante, remarquable et incontestable.
« Staline était empreint d’une énergie extraordinaire, c’était un érudit, avec une volonté forte, inflexible, impitoyable au travail de même que dans les discussions et que, moi-même, malgré toute ma science du Parlement anglais, je n’aurais pu contredire en rien. La force active de son travail était si grande, chez lui, qu’il constitue un cas unique, parmi tous les chefs d’Etat de tous les temps et de tous les peuples. Staline produisit des impressions très fortes sur chacun de nous. Son influence sur le peuple était incontestable. Lorsqu’il entrait dans le hall de la conférence de Yalta, chacun de nous, comme si on nous l’avait commandé, se levait et, de façon surprenante, gardait les mains sur les coutures des pantalons tout en restant immobile. Il possédait une intelligence profonde. Il était passé maître, de façon inégalable, pour découvrir des solutions aux problèmes les plus ardus et même dans des cas où il semblait bien qu’il n’y eût pas de solution possible. Il avait créé et commandait un pays colossal. C’était une personne qui aurait pu éliminer ses ennemis à l’aide des mains de ses ennemis et il réussit même à nous faire combattre contre les impérialistes, nous qu’il considérait ouvertement comme tels également. Staline était si grand qu’il était incomparable dans le monde. Il était parti de rien et il laissa derrière lui une Russie équipée d’armes nucléaires. » Et, à la fin, Churchill d’ajouter: « Non, quoi que l’on dise de lui, ni l’histoire ni les peuples ne l’oublieront. »
18
Joseph V. Staline a l’insigne mérite également d’avoir conféré au Parti communiste bolchevique un rôle historique au cours de la Seconde Guerre mondiale. Staline avait promis, devant Lénine, que les communistes soviétiques allaient brandir bien haut et garder net de toute souillure le titre important de membre du Parti. Staline tint parole. Sous sa direction, le Parti communiste de l’Union soviétique fut débarrassé de la personne mesquine de Trotski et il fut trempé comme un acier de trempe spéciale.
Au cours de la grande guerre patriotique, des millions de communistes, d’étudiants et de soldats soviétiques de Staline furent aux avant-postes des violents combats et ils constituèrent une source vivante d’inspiration pour des dizaines et des centaines de millions de soldats et citoyens soviétiques. Lorsque nous passons en revue les noms de grands généraux comme Chapochnikov, Vassilevski, Rokossovski, Govorov, Koniev, Sokolovsky, Goliovanov, Voronov, Isakov, Ribalko, Joukov, Antonov, Vorochilov, Lelouchenko, Boudion, Valutine, Kouznitskov, Efremov et bien d’autres, nous devons nous imaginer qu’ils étaient avant tout des membres du Parti communiste bolchevique et non seulement de hauts fonctionnaires militaires. Le Parti communiste fut partout où la force d’organisation et l’héroïsme furent présents, et il participa massivement à la guerre.
Les communistes ont des mérites particuliers sur deux fronts. Primo, sur le front de l’Armée rouge et, ensuite, sur le front des forces partisanes organisées qui allait devenir le cauchemar de l’Allemagne nazie. Ces importantes forces clandestines, couvrant plus de 600 districts, avec leurs comités urbains et régionaux, allaient infliger des pertes colossales aux arrières de l’ennemi et étaient dirigées directement par le Comité Central du Parti et par les Organisations de base du Parti. Oleg Kochevoï, à l’arrière, combattit aussi vaillamment qu’Alexandre Matrazov au front.
Le Parti et Staline étaient partout, comme l’air que les soldats et les peuples soviétiques respiraient et méritaient de respirer. Ce fut un Parti titanesque, dont l’histoire fut chérie et entretenue comme une sainte relique par les partisans et communistes albanais. La moindre balle nazie qui touchait à ce livre touchait automatiquement leur propre cœur. Avant, durant et après la guerre, aussi longtemps que Staline fut en vie, le Parti communiste de l’Union soviétique resta l’emblème des peuples soviétiques et la bannière de tout véritable Parti communiste dans le monde.
Camarades,
Molotov, l’un des plus proches admis de Staline, déclara: « Ce fut un bonheur pour nous que, durant les pénibles années de guerre, l’Armée rouge et le peuple soviétique furent portés vers l’avant par un dirigeant de l’Union soviétique à l’esprit aussi large, aussi confirmé, que le fut le grand Staline. Avec le nom du général Staline, les victoires glorieuses de notre armée seront gravées à jamais dans l’histoire de notre pays et dans l’histoire du monde. »
Les mots de Molotov sont on ne peut plus justes. Mais, après la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement après la disparition de Staline, une « Troisième Guerre mondiale » débuta, cette fois contre Staline, mais, en fait, cette guerre fut celle de l’anti-stalinisme, de l’anti-socialisme, de l’anti-léninisme, de l’anticommunisme. Les communistes albanais et Enver Hoxha furent les premiers à dénoncer cette guerre particulièrement méprisable.
La petite Albanie défendit Staline à une époque où les grandes puissances rejetèrent son œuvre et condamnèrent la petite Albanie à subir un blocus économique et militaire, allant même jusqu’à la menacer de la « bombe atomique » et de la famine.
Le pire traître du camp socialiste, le pire ennemi des peuples soviétiques et de ceux qui luttèrent pour le socialisme, la liberté et l’indépendance, Nikita Sergueïevitch Khrouchtchev, qualifia hypocritement Staline de « plus grand génie et dirigeant de l’humanité » dans les années 30, ajoutant: « Nous balaierons tous les ennemis et nous disperserons leurs cendres dans l’air. » Mais ce fut le corps de Staline, qu’il brûla, et ce furent ses cendres qu’il dispersa dans l’air, après quoi il dispersa dans l’air le sang des Matrazov et des Kosmo Demianskaïev, la sueur des stakhanovistes, la gloire du tonnerre de l’Aurora et les victoires de la Révolution d’Octobre.
Khrouchtchev, le renégat, avait dit: « Celui qui lève la main contre Staline, la lève contre chacun d’entre nous, contre la classe ouvrière, contre les travailleurs. Celui qui lève la main contre Staline, la lève contre la doctrine de Marx et de Lénine. »
Ce judas de Khrouchtchev, à l’instar du judas Trotski, a lui-même levé la main contre Staline et a poussé la grande Union soviétique vers l’amitié avec l’impérialisme, vers le passage au capitalisme, vers sa destruction et vers sa désintégration tragique, qui fut acquise sous la direction de Mikhaïl Gorbatchev. Tout comme nous condamnions le fascisme qui provoqua la Seconde Guerre mondiale, le temps est venu pour nous de condamner le fascisme anti-stalinien ou, comme je l’ai baptisé, la « Troisième Guerre mondiale contre Staline ».
On ne peut combattre l’impérialisme sans combattre ceux qui ont déclenché la guerre contre Staline, ce grand anti-impérialiste.
Vous ne pouvez défendre la révolution sans défendre Staline, ce grand révolutionnaire. Vous ne pouvez défendre le marxisme-léninisme dans défendre Staline, ce grand marxiste-léniniste. Vous ne pouvez défendre l’internationalisme prolétarien sans défendre Staline, ce grand internationaliste.
Vous ne pouvez défendre les peuples sans défendre Staline, qui fut leur plus grand ami.
Mai 2003.