Luttes de masse contre la globalisation impérialiste
National Democratic Front of the Phillipines
Contribution au Séminaire Communiste International
«La révolution socialiste mondiale dans le cadre de la globalisation impérialiste»
Bruxelles 2-4 mai 2001
La globalisation, tel que ce terme est utilisé par la bourgeoisie monopoliste, les médias bourgeois et les ONF financés par l’impérialisme, a pour fonction de nier le terme d’impérialisme et faire croire que le capitalisme monopoliste est un capitalisme de « marché libre » .
Pour accélérer le processus de globalisation, qui est présenté comme étant inévitable, la bourgeoisie monopoliste utilise le FMI,la banque Mondiale et l’OMC pour imposer aux états membres la politique néo-libérale de libéralisation, de dérégulation et de privatisation promouvant la prééminence du « marché libre ».
Se cachant derrière la façade de «marché libre», la bourgeoisie monopoliste se livre au pillage ouvert des richesses naturelles et socialisées du globe. Elle utilise l’Etat réactionnaire qui est complètement sous son contrôle pour accélérer le transfert des ressources publiques vers les firmes monopolistes et les banques.
En accord avec le dogme néo-libéral, l’Etat met de côté sa façade sociale, reprend aux travailleurs et aux peuples les avantages sociaux durement acquis, s’attaque aux droits des travailleurs, à leurs salaires et les conditions de vie, et augmente les charges fiscales.
En même temps, l’Etat accorde des exemptions d’impôt aux monopoles et aux banques, leur attribue de généreusement travaux publics et subsides et leur permet de détruire les revenus et l’environnement du peuple.
La bourgeoisie monopoliste et leurs propagandistes stipendiés mettent en accusation les soi-disant hauts niveaux de salaires et les dépenses sociales exercées par le gouvernement comme étant la cause de l’inflation et un frein à la croissance économique. Ils décrivent la classe ouvrière comme étant un parasite et nie son rôle de créateur de la richesse sociale.
La bourgeoisie monopoliste extraie des superprofits de la classe ouvrière et des peuples opprimés qui portent tout le poids des conséquences désastreuses des politiques néo-coloniales et néo-libérales de dénationalisation, de libéralisation, de privatisation et de dérégulation.
L’impérialisme, sous le masque de la globalisation du « marché libre », a déchaîné les pires formes d’oppression et d’exploitation. Les peuples sont maintenant exposés à des souffrances intolérables et sont amenés à se livrer à la résistance pour les salaires et à la lutte révolutionnaire.
Aux Philippines, des promesses enthousiastes concernant les avantages de la globalisation ont été effectuées lors de l’entrée du pays dans le système du soi-disant marché libre dans le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cela devait soi-disant créée 1 million de nouveaux emplois par an dans l’industrie et dans l’agriculture. Il y aurait un plus grand accès au marché mondial, une plus grande quantité d’échanges commerciaux, une technologie plus avancée et un flot régulier d’investissements étrangers.
En lieu de quoi, nous avons assisté à l’effondrement de nos industries locales. L’agriculture domestique a été écrasée par l’invasion du marché local par des produits agricoles bon marché, produits à l’étranger.
Les travailleurs et les paysans ont souffert le plus suite à des délocalisations massives et des baisses de revenus. Tandis que les prix agricoles chutent et que les prix de production augmentent, les paysans sont forcés d’abandonner leurs fermes et des rejoindre l’armée sans cesses grandissante des travailleurs sans emplois ; Ceux qui parviennent à trouver du travail, principalement avec des contrats à dure déterminée ou à mi-temps, voient leurs salaires continuellement grignotés.
Aujourd’hui, l’économie des Philippines est en ruine, totalement dépendent des prêts étrangers, des envois de fonds par des travailleurs contractuels résidant à l’étranger et des investissements étrangers spéculatifs.
Pour nous, aux Philippines, la globalisation du marché libre n’a fait qu’aggraver les pires aspects du capitalisme monopoliste : la chasse déchaînée aux profits, les salaires en baisse, le chômage massif, les chutes de production, les services sociaux négligés et la dévastation de l’environnement.
Le prolétariat et les peuples du monde livrent la contrez-attaque
Des protestions massives contre la globalisation impérialiste se sont produits au cours de ces dernières années, non seulement dans les pays sous-développés du Tiers Monde mais également dans les pays impérialistes. Par la mobilisation anti-APEC à Manille en 1996, à Seattle, Washington, Melbourne et Prague, le prolétariat et les peuples du globe ont exprimés leur protestation collective et militante contre les conséquences destructrices de la globalisation impérialiste.
En novembre 1996, la Peoples Conference Against Imperialist Globalisation(PCAIG) fut lancée à Manille, aux Philippines, durant le sommet de la Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC).
L’APEC est une association de 18 économies dans la région de l’Asie du Pacifique qui comprend les Philippines, la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, Brunei, l’Indonésie, le Japon, la Chine, la Corée du Sud, Taiwan, Hongkong, l’Australie, la Nouvelle -Zélande, la Papouasie, la Nouvelle Guinée, le Canada, le Chili, le Mexique et les Etats-Unis. Les pays membres représentent environ 40% de la population mondiale, à peu près la moitié du PBN mondial et 70% du commerce mondial.
Le but explicite de l’APEC est de développer « un système commercial ouvert et multilatéral et de réduire les obstacles à l’investissement et aux échanges ». En fait, son but et d’ouvrir les économies des pays membres afin que les économies fortes puissent dominer les faibles.
Des organisation de masse regroupées dans le cadre du Bagong Alyansang Makabayab (BAYAN) décrétèrent une « Journée nationale de Protestation » contre la globalisation impérialiste et l’APEC. Une Caravane Populaire de plus de 200 véhicules, transportant 10.000 protestataires se déplaça jusqu’à Subic (site qui abritait auparavant la base navale US abandonnée en 1991 suite à la lutte militante du peuple Philippin). Là s’était réuni les dirigeants des Etats des 18 économies membres. Des marches de protestation eurent lieu également dans de nombreux autres endroits des Philippines. En tout, plus de 200.000 personnes participèrent aux actions de masses qui se déroulèrent simultanément.
Deux semaines auparavant, s’était tenu à Manille l’Anti Imperialist World Peasant Summit, du 10 au 13 novembre. Le sommet réunissait des délégués de 16 organisations paysannes et 33 mouvements de solidarité, venus de 24 pays d’Asie, d’Amérique Latine, d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Autriche.
Ce fut une des premières réunions internationales récentes d’organisation de paysans et des défenseurs des paysans à avoir pris des positions anti-impérialistes claires. Des orateurs de différents pays exposèrent les effets destructeurs de la globalisation impérialiste sur leurs agricultures et leurs paysans. Les délégués échangèrent également leurs expériences des luttes de masse dans leurs pays comme le soulèvement et la résistance des peules indigènes aux Mexique et en Equateur, les occupations de terres au brésil, le malaise et la résistance croissante des paysans en Chine et la révolution agraire aux Philippines.
L’année suivante, la coalition «NO to APEC convoqua la Conférence Populaire-CPCAIG Continuing the Resistance, en contrepoint à la réunion de 1997 des dirigeants de l’APEC à Vancouver, au Canada. Y assistèrent 299 délégués venus de 15 pays, de l’Asie- Pacifique, de l’Amérique du Nord, Central et du Sud, des Indes, de l’Afrique et de l’Europe. La conférence adopta le thème «Continuing the Resistance» pour confirmer les analyses, les déclarations et les résolutions issues du Peoples Conference Against Imperialist Globalisation (PCAIG) qui s’était enue à Manille, aux Philippines, l’année précédente.
La Déclaration de la Conférence proclamait : « Nous rejetons sans concessions l’APEC, le NAFTA et les institutions multilatérales, le Fonds Monétaire International -Banque Mondiale et le GATT-WTO comme étant des outils de l’impérialisme pour soumettre, exploiter et opprimer encore davantage les peuples du monde. De plus, nous décidons de renforcer notre opposition et notre résistance continue contre l’impérialisme et tous ses plans de globalisation dans nos pays respectifs et dans le monde entier, de toutes les façons et par tous les moyens possibles ».
Et en 1998, se tint à Kuala Lumpur, en Malaisie, la Asia Pacific People’s Assembly sur le thème «Contrer la Globalisation, affirmer les droits des Peuples».
Seattle
Le 29 novembre 199, se tenait la troisième réunion ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Seattle. Des négociations précédentes menées dans le cadre de l’OMC avaient débouché sur des privatisations et des dérégulations massives dans les secteurs des banques, de télécommunication et de la production de biens de consommation.
La réunion de Seattle avait pour but de renforcer la « globalisation » pour parvenir à l’élimination totale de tous les tarifs portant sur la nourriture et l’agriculture. Les monopoles géants de l’agriculture et alimentaires devaient être les grands bénéficiaires de cette nouvelle « libéralisation » au détriment des petits agriculteurs et des travailleurs agricoles partout dans le monde.
Au cours de la plus grande mobilisation de masse qui ait eu lieu aux Etats-Unis depuis des années, environ 50.000 travailleurs, étudiants, écologistes et militants politiques ont bloqué la troisième réunion des Ministres de l’OMC.
Des syndicats importants, y compris ceux de l’AFL-CIO ont mobilisé des milliers de leurs adhérents. Des délégations de travailleurs et des militants politiques venus de 120 pays se joignirent aux actions de masse.
Les dockers de l’ILWU ont fermé les docks de Seattle et d’ailleurs sur la côte ouest en solidarité avec le mouvement de protestation contre l’OMC. Des chauffeurs de taxi engagèrent une grève de soutien et des dizaines de milliers de travailleurs partout dans le pays ne se rendirent pas au travail pour participer à des manifestations et des meetings de masse.
En parallèle avec la réunion de l’OMC, une contre-conférence, « NO to WTO/Seattle International Peoples Assembly, fut organisée, où participa différents mouvements (travailleurs, écologistes, travailleurs agricoles/paysans, étudiants/jeunes), organisations populaires et ONG d’Asie, d’Afrique, d’Amérique centrale, du Canada et des uS.
Des orateurs, tour à tour, dénoncèrent la soi-disante globalisation comme n’étant rien d’autre que l’impérialisme sous de nouveaux atours. Bien qu’ils n’en eurent pas reçu l’autorisation, les participants se joignirent une grande marche/manifestation dans le centre de Seattle, sur le site de la conférence de l’OMC.
Des milliers de manifestants bloquèrent les rues autour du centre où se tenait la conférence, retardant l’ouverture de la conférence durant plusieurs heures. De nombreux délégués, y compris la Secrétaire d’Etat US Madeline Albright et le secrétaire des Nations Unies Kofi Annan, furent empêchés de rejoindre le centre où devait avoir lieu la Conférence à cause des barricades.
On appela la police pour dégager les rues. Ils utilisèrent des gaz lacrymogènes, des bombes à concussion et des sprays au poivre pour disperser les manifestants. Le maire de Seattle fit appel à la Garde nationale et décréta l’état d’urgence. Le couvre-feu fut imposé. Plus de 600 personnes furent arrêtées et des dizaines blessées par coups ou par balles en plastique.
La Bataille de Seattle, malgré la violence disproportionnée utilisée par l’Etat réactionnaire, ne déboucha pas sur la défaite des manifestants mais sur l’échec de la conférence de l’OMC. Les délégués s’en retournèrent chez eux sans qu’aucun accord n’ait été signé.
Washington
Le conflit suivant eut lieu lors de la réunion de printemps du FMI et de la Banque mondiale, en avril 2000 à Washington, D.C. Le 16 avril et durant les jours qui suivirent, une alliance informelle de travailleurs, d’étudiants et d’écologistes, de militants des droits de l’homme et de militants politique se rassemblèrent sous le drapeau de la « Mobilisation pour la Justice Globale » et se livrèrent à une série d’actions pour mettre en échec les réunions du FMI et de la banque Mondiale.
Une manifestation de 30.000 personnes accueillit l’ouverture de la conférence du FMI/Banque mondiale. Des milliers de manifestants bloquèrent les immeubles du FMI et de la Banque mondiale.
La police de Washington s’était également préparée pour l’événement. Durant 3 mois, ils étudièrent des vidéos des manifestations de Seattle et établirent leurs stratégies.
A la veille de la conférence, la police fit une décente sur le QG principal des protestataires. Ils ramassèrent également des centaines d’activistes et les maintinrent en prison durant 23 heures pour les empêcher de participer aux manifestations du jour suivant.
Les manifestants mirent sur pied une station de radio, «Mobilization Radio», pour diffuser les points de réunions et leurs heures. La police essaya également de s’emparer de et de fermer cette station radio «guérilla».
Des charges, des matraquages et des sprays au poivre furent utilisés par la police pour disperser les manifestants. Après plusieurs jours de protestation, la police avait arrêté presque 1.300 personnes.
Le 6-77, au cours de son premier sommet tenu à la Havane le 10-14 avril 2000, soutint les manifestations de Washington et fit une critique acerbe des ‘politiques d’ajustement structurel’ du FMI et de la Banque Mondiale. Le nom de G-77 rappelle la participation de 77 pays sous-développés qui participèrent à la première réunion de la conférence des nations Unies sur le Commerce et le Développement en 1964.
Dans son discours devant la conférence, Fidel Castro décrivit la globalisation comme étant « un vaisseau d’inégalité », avec trop d’injustice à bord. Il appela les pays du Sud à s’unir ou à se condamner à mort.
Melbourne
Le 11-13 septembre 2000, le World Economic Forum (WEF), un club réunissant les 1000 entreprises les plus riches du monde, se réunit au Crown Casino de Melbourne, en Australie. La bourgeoisie monopoliste utilise des institutions comme le FMI, la Banque mondiale, l’OMC et le WEF pour forcer l’acceptation des politiques qu’elle veut voir appliquées.
Le jour de l’ouverture de la Conférence, 20.000 à 30.000 manifestants entourèrent le Crown Casino et empêchèrent 300 des 800 délégués de rentrer. La première séance du WEF commença avec des heures de retard. Seulement 1/4 des délégués étaient présents.
Plus de 2000 policiers furent mobilisés pour protéger la réunion du WEF et plus se tenaient en réserve et prêt à intervenir. Utilisant des battons, la police dispersa les manifestants. Il y eut plus de 100 blessés et beaucoup d’entre eux durent être hospitalisés.
Le deuxième jour, des manifestations de rue et le blocus du Casino continuèrent. Bill Gates dut annuler deux rendez-vous publics suite à ces actions de protestation. Environ 12.000 syndicalistes se joignirent aux manifestations au cours de l’après-midi.
Malgré les efforts de bureaucrates syndicaux qui tentèrent de maintenir les travailleurs à l’intérieur, dans des meetings en salle, des milliers de membres de base se joignirent aux actions dans la rue et aux barricades. Bien que la conférence du WEF ne fut pas empêchée par les manifestations de masse elle fut sérieusement perturbée et un message fort était passé
Prague
La 5e réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, le 26 septembre, 2000 à Prague, fut la prochaine zone de bataille pour le mouvement de protestation, grandissant contre la globalisation. Le Washington Post écrivit : « Au cours de scènes qui rappelaient les manifestations devant les deux institutions qui eurent lieu à Washington en Avril, des délégués de 182 pays furent bloqués durant six heures dans un centre de conférences dans le bas de la ville tandis que les manifestants bloquaient toutes les voies de sorties.»
Un spectacle de gala de haut niveau prévu pour les délégués dans l’Opéra d’Etat tchèque dut être annulé parce que le bâtiment était entouré par plus de mille manifestants. Au cours de la nuit du premier jour, des centaines de délégués avaient déjà quitté Prague en une fuite précipitée.
Devant le centre de conférence, 15.000 manifestants regroupant des travailleurs, des étudiants, des écologistes, des militants des droits de l’homme et des anarchistes affrontèrent des polices d’émeute fortement armées. 11.000 policiers avaient été mobilisés et 6.000 soldats de l’armée tchèque étaient prêts à intervenir. Les manifestants venaient des quatre coins de l’Europe. Ils auraient été beaucoup plus nombreux si les autorités tchèques n’avaient pas bloqué de nombreux manifestants aux frontières.
Des retards de quatre à 18 heures avaient été imposés à de nombreux trains et bus venant d’Allemagne, d’Italie, de Scandinavie, de France et de Grande- Bretagne. Des rumeurs répandues par les autorités comme quoi les frontières allaient être fermées découragèrent des milliers de manifestants potentiels, les dissuadant de faire le trajet jusqu’à Prague.
Les manifestations perturbèrent sérieusement et raccourcirent les horaires du FMI et de la Banque Mondiale. La conférence, qui devait au départ durer trois jours, prit fin un jour plus tôt que prévu.
Le porte-parole expliqua que, à la différence de ce qui s’était passé lors de la réunion de l’OMC à Seattle, les participants étaient rentrés à la maison plus tôt car ils avaient « terminé ce qu’ils avaient à faire ». C’est probablement vrai, mais seulement parce que les décisions avaient déjà été prises par des comités restreints de banquiers et de ministres des finances des Etats-Unis et de l’Europe occidentale qui contrôlent en fait le FMI et la Banque mondiale. Le congrès de 14.000 délégués n’est là que pour ratifier des décisions qui ont déjà été prises.
En conclusion
Les luttes de masse larges, militantes et poursuivies contre la globalisation impérialiste ont acculé à la défensive la bourgeoisie monopoliste et leurs caisses de résonances médiatiques.
Il n’y a plus de triomphalisme dans leurs déclarations et ils essayent de « faire passer » en douceur la « pilule amère» de la libéralisation du commerce et de l’investissement, de la libéralisation, la dérégulation et la privatisation à l’aide de mesures telles que les filets de sécurité sociale etc. De toute façon, les soi-disant remèdes s’avèrent être pires que la maladie.
Le prolétariat et le peuple reçoivent une bonne éducation concernant l’impérialisme, l’état et la révolution. Mais il y a encore beaucoup de travail à faire pour éliminer l’aveuglement créé par le révisionnisme, le radicalisme petit-bourgeois, le réformisme et la collaborationisme social-démocrate.
Il est positif que des alliances informelles et tactiques s’établissent entre diverses forces telles que des marxistes révolutionnaires, des démocrates, des progressistes, des anarchistes, des écologistes, des activistes des droits de l’homme etc. qui s’opposent à la globalisation impérialiste. La largeur du mouvement prévient l’utilisation de calomnies anticommunistes par les apologistes de la bourgeoisie monopoliste.
Dans ce contexte, les partis marxistes-léninistes ont la possibilité et la responsabilité de se renforcer, de diriger le mouvement de masse révolutionnaire dans leurs propres pays et d’aider à construire le front uni international fondé sur l’alliance du prolétariat des pays impérialistes et les peuples opprimés des néo-colonies contre l’impérialisme et la réaction, pour la libération nationale, la démocratie et le socialisme.
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