Johan Petter Andersen
Parti communiste ouvrier, Norvège (AKP)
Contribution au Séminaire communiste international "Impérialisme,
fascisation et fascisme"
Avec le développement de lUE, il atteint maintenant une nouvelle phase où les discussions à tripartite au niveau UE jouent un rôle dune croissance importante et joueront un rôle dirigeant dans le développement de la dictature de classe dans une UE dominée par lEurope.
La tendance générale aujourdhui dans une région dominée par lUE est débranler les droits démocratique bourgeois, y compris les droits syndicaux, et de fortifier le corporatisme.
Un peu dhistoire:
1986: Décision sur le marché interne
1989: Charte social de lUE
1991: Le programme de lUE sur laction sociale
1993: Le protocole social du Traité de Maastricht qui comprend lAccord sur la politique à propos du marché social et de travail. Le Traité de Maastricht uvre sur des directives concernant le marché du travail quont été décidées par une majorité de deux tiers dans la Commission.
1997: Le Traité dAmsterdam. Tous les pays reconnaissent le Protocole Social qui est intégré dans le Traité. Le système corporatif est formalisé dans les Articles 136 (117 avant) au 145 (123 avant) du Traité de lUE. Les articles sont introduits dans le Traité de lUE en 1997.
La Commission organise 5 comités comprenant les membres de lEFTU (la Fédération Européenne des Mouvements Syndicaux), un des mouvements syndicaux en Europe, lUNICE (lorganisation des patrons au niveau européen) et le CEEP (lorganisation des patrons dans le secteur public) basé sur les thèmes suivants: sécurité sociale pour le travail immigré; le Fonds européen social; éducation pour la sécurité au travail; santé et hygiène sur les lieux de travail; opportunités égales pour les femmes et les hommes.
La Commission a décidé aussi de développer un nouveau cadre pour le "dialogue social" au niveau de secteur. Le but est davoir des comités de dialogue sectoriel pour tous les secteur en fonction. Des organisations qui peuvent participer dans ces comités sectoriels doivent répondre à certaines exigences: ils doivent être reconnus comme partenaires sociaux au niveau national, ils doivent avoir le pouvoir à négocier des accords collectifs, et ils doivent être représentatifs pour tous les états membres et avoir des structures qui peuvent assurer une participation effective dans le procès consultatif.
Le Comité pour le Dialogue Social est selon la Commission de lUE le comité le plus actif au niveau général. Voici ses membres: EFTU, UNICE et CEEP.
La façon que le "dialogue social" fonctionne est tel que lEFTU et lUNICE (et/ou le CEEP) ont des pourparlers et se mettent daccord sur une convention minimale. Cette convention est alors convertie comme directive auprès de la Commission de lUE. Les directives prévalent la loi nationale. Des conventions minimales quont été converties en directives sont par exemple: laccord sur le travail partiel, et laccord sur labsence de parents.
On atteint ces accords à travers des pourparlers où lemploi de force grève ou lock-out est exclus. Les pourparlers sont basés sur larrogance de lintérêt commun en fortifiant la compétitivité de lUE. Dans larticle général concernant le Dialogue Social, la compétitivité est posée explicitement comme but (Article 136, second chapitre). Ces pourparlers corporatifs ne seront pas seulement tenus au niveau général, mais aussi au niveau sectoriel. Pour ceci, dans les années à venir, on peut sattendre à des directives basées sur des pourparlers dans les secteurs individuels.
Comme nous le savons, le système corporatif de "pactes sociaux" est devenu très répandu ces derniers 20 ans dans les pays à domination UE. Un dénominateur commun est que la "modération des salaires" est liée à la fortification de la compétitivité, ce quà son tour est supposé à mener à la décroissance du chômage. Bien sûr la seule partie du "contrat social" quest remplie est la partie sur la "modération des salaires".
Il y a quelques implications lié à la régression de la démocratie bourgeoise avec ce développement au niveau UE:
Des accords collectifs se réalisent au sommet, sans aucune mobilisation, discussion ou référendum parmi les membres du syndicat.
En amplifiant le rôle de lUE dans le développement de lois dans les pays individuels dans lEurope dominée par lUE, le rôle des institutions nationales et démocratiques se trouvent ébranlé. Il y a une différence entre une loi développée dans p.ex. la Norvège, traversant des discussions publiques et par le Parlement norvégien, et une loi fabriquée par des organes en dehors du contrôle de quelque institution norvégienne.
Une tendance en Norvège, quon puisse considérer comme générale dans tout lUE, est que les parlements nationaux aident volontiers à lébranlement de leur pouvoir.
Des lois servants à protéger le bien-être et la sécurité des ouvriers qui dantan étaient détaillées et qui servaient à améliorer les conditions sociales, du travail et de la vie en général, ont été changées en lois minimales, où les conditions au dessus le minimum biologique sont tranchées par des négociations entre syndicats et employeurs (là où il y a encore des syndicats, bien entendu).
Deuxièmement, lUE produit des lois qui sont obligatoires aux parlements nationaux.
Troisièmement, il y a la tendance générale "quil y a trop de lois et de régulations". On peut enlever le contenu de cette campagne avec des lois qui protègent les intérêts de lhomme commun.
De plus en plus, le parlement abandonne le contenu réel des lois à être tranché par des comités existants où les grands centres syndicaux nationaux et les organisations demployeurs ont les ficelles en main.
Avec le développement de lUE et lintégration de économies de lUE, il va de soi que nous développons notre coopération internationale. Il ny a pas que les partis communistes qui doivent développer leur coopération. Il faut aussi que lon travaille à la coopération internationale entre les syndicats, dabord et surtout à la base. Cette coopération doit être dirigée contre le développement du "dialogue social" antisocial. Nous devons baser notre travail de mouvement syndicaliste international en fortifiant la ligne "lutte de classe" dans le mouvement syndical. Pour ce travail, nous avons beaucoup damis en dehors de nos rangs.