L’actualité du patrimoine théorique de l’Internationale Communiste dans la lutte pour le socialisme

Cercle Lénine, Italie

 

Contribution au Séminaire communiste international "Impérialisme, fascisation et fascisme"

Bruxelles, 2-4 Mai 2000




Introduction

Nous offrons aux camarades du P.T.B. et de toutes les organisations communistes présentes a ce Séminaire le salut des camarades italiens du Cercle Lénine.

Nous considérons extremement important ce rencontre international de communistes parce que ceci nous permet d’élever le niveau de la théorie révolutionnaire, en operant une liaison indispensable entre l’histoire du mouvement communiste et les exigences de lutte qui aujourd’hui comportent la nécessité de nous donner instruments d’organisation, tactiques et stratégies afin que le nouveau siècle soit celui de la victoire du communisme à l’echelle mondiale.

Notre organisation est engagée activement dans le difficile processus de reconstitution du Parti communiste en Italie. Decennies de révisionisme et opportunisme ont amené l’existence de deux soi-disant partis communistes qui se caractérisent par etre la couverture à gauche du gouvernement bourgeois de D’Alema, avec conséquences dévastatrices pour les sorts des masses populaires: les coupes aux pensions et à l’état social, les financements aux écoles cléricales et le démantèlement de l’instruction publique, l’instabilité des relations de travail, les privilèges aux entreprises et la reduction draconienne de la sécurité dans les lieux de travail ont été possibles aussi avec la complicité honteuse des prétendus partis des ´Communisti italianiª et de ´Rifondazione comunistaª.

L’obiectif que nous nous proposons d’atteindre, c’est-à-dire redonner aux ouvriers, aux exploités, aux chomeurs un authentique et fort Parti Communiste, ne peut pas etre obtenu en se limitant à une dimension seulement nationelle: le rapport fraternel et direct avec les experiences les plus hautes du mouvement communiste international est indispensable pour construire aussi en Italie les conditions du processus qui doit porter à la libération de l’exploitation capitaliste.

Nous remercions les camarades du P.T.B. pour nous avoir invité a ce Séminaire.

Dimitrov et la tactique des fronts populaires

Les communistes doivent etre capables, aujourd’hui, de mettre à profit les leçons de cent cinquant ans d’histoire du mouvement communiste. Il faut s’opposer résolument à chaque essai de supprimer notre patrimoine d’expériences et de luttes entre les lesquelles acquièrent une particulaire importance l’entière élaboration de l’Internationale communiste et la tactique des fronts populaires, parmi les sujets sur lesquels porte la discussion en ce Séminaire international, qui représentent la matérialisation de la capacité des communistes de trouver solutions tactiques adéquates, en maintenant fermes les principes et la tactique révolutionnaires.

Dans les conditions de la lutte contre les formes réactionnaires du pouvoir bourgeois représentée entre les ans ’20 et les ans ’40, du fascisme et du nazisme, les dirigeants les plus grands de l’Internationale communiste ont identifié (au VII Congres de l’Internationale communiste) les caracteristiques des gouvernements de front populaire et le role que les partis communistes devaient avoir en ce modèle de pouvoir. A ce propos, Dimitrov écrivait: ´Nous considerons qu’on peut créer une situation dans laquelle la formation d’un gouvernement de front unique prolétarien ou de front populaire antifasciste soit non seulement possible mais nécessaire dans l’intéret du proletariat...il doit etre un gouvernement qui sort par suite du mouvement du front unique et qui ne limite en aucune façon l’activité du Parti communiste et des organisations de masse de la classe ouvrière mais, au contraire, prend mesures énergiques contre les magnats de la finance...realise determinées revendications révolutionnaires fondamentales correspondantes à la situation, comme, par exemple, le controle sur la production, le controle sur les banques, la dissolution de la police et son remplacement avec une milice ouvrière armée, et aussi de suiteª. Le front populaire ne doit devenir, en aucun cas, un boulet des partis communistes mais doit etre un rossignol qui dégonde tous les axes essentiels du système capitaliste. Cette leçon fondamentale était enrichié, dans l’explication de Dimitrov, de l’explicitation de la différence entre la conception du front unique et les gouvernements social-democratiques: ´Alors que le gouvernement social-democratique est un instrument de collaboration de classe avec la bourgeoisie dans l’intéret de la conservation du système capitaliste, le gouvernement est un organe de collaboration de l’avant-garde révolutionnaire, du prolétariat avec les autres partis antifascistes dans l’intéret du peuple ouvrier...Il est clair que ces sont deux choses radicalement différentesª. Pour éclairer sa pensée Dimitrov analysait le cas du gouvernement entre communistes et social-democratiques en l’an 1923 en Saxe et Thuringie: ´L’entrée des communistes dans le gouvernement saxon avec les social-democratiques de gauche (groupe Zeigner) n’était pas en elle meme un erreur, pas de tout: la situation révolutionnaire de l’Allemagne justifiait pleinement ce pas. Mais les communistes qui partecipaient au gouvernement auraient du utiliser leur positions avant tout pour armer le prolétariat. Ils ne le firent pas. Ils ne requisitionnerent pas un seul appartement aux riches, bien-que les ouvriers aient besoin d’habitations, tant que beaucoup de personnes avec les femmes et les enfants étaient sans maison. Ils ne firent meme rien pour organiser un mouvement de masse des ouvriers. En général ils se conduisaient comme des mediocres ministres parlamentaires <<dans les limites de la démocratie bourgeoise>>. Chacun sait que ceci fut le résultat de la politique opportuniste de Brandler et de ses disciples. On suivit telle banquerotte que toujours nous sommes obligés à citer le gouvernement de Saxe à titre d’exemple classique de comme les révolutionnaires ne devent pas se conduire alors ils sont au pouvoirª. En continuant dans son exposition, Dimitrov precisait le rapport entre front unique et dictature du proletariat: ´Mais nous disons ouvertement aux masses: ce gouvernement ne peut pas vous conduire à la sauvegarde définitive. Il n’est pas en mesure d’abattre le pouvoir de classe des exploiteurs et donc ne peut pas meme rejeter définitivement le danger de la contre-révolution fasciste. Donc, il est necessaire se preparer à la révolution socialiste! Seulement et uniquement le pouvoir sovietique conduira à la sauvegardeª.

De la dictature fasciste au nouveau totalitarisme:

la bourgeoisie ´ du visage humaine ª

Malhereusement, ces fondamentaux enseignements ont été trop de fois pas observés par des partis communistes, comme celui italien, qui, aprés la défaite du fascisme, ont renoncé au role révolutionnaire, en se mettant à la queue de la formation bourgeoise, en relégant les masses populaires à un role passif et subalterne aux intérets de la bourgeoisie, en ouvrant les portes à une transition sans doleur, dans l’intéret des patrons, du fascisme à la démocratie bourgeoise.

Les apparats répressifs, la magistrature, l’armée hérités du fascisme ont été maintenus intacts et sont ponctuellement devenus instruments de répression et de lutte populaire. Le leader révisioniste Togliatti a été le promoteur de l’amnistie aux fascistes, qui est servie à mettre en liberté beaucoup de criminels protagonistes du régime de Mussolini, et au meme temps il n’a rien fait pour enlever les partisans à la vengeance de la ´ justice ª bourgeoise ; en meme temps les dirigeants révisionnistes sanctionnaient la légittimité du concordat avec l’église catholique, complice directe des scélératesses les plus mauvaises du régime fasciste.

La magistrature réactionnaire a garanti la continuité avec le vieux régime en acquittant ministres, secrétaires et criminels fascistes et a rempli les prisons, dans la décennie successive au 1945, d’ex partisans, d’ouvriers et de paysans ; la police et l’armée gardèrent la presque totalité des fonctionnaires et officiers se formés sous le fascisme et ´ épurèrent ª chaque élément soupçonné de sympathie communiste ou socialiste. Le fascisme, loin d’etre un ´ obscurcissement passager ª de la conscience, comme soutenait Croce, était au contraire une tendence constante, présente dans la ´ démocratie ª bourgeoise post-Résistence.

Enchantés des sirènes de quelque confortable fauteuil de gouvernement, par laquelle du reste furent chassés dans l’an 1947, les dirigeants du PCI (le parti révisionniste italien) ont trompé la confiance des masses populaires en renoncant à transformer, comme disait Lénine, <<la guerre imperialiste en guerre civile >>; on répudiait la cause pour laquelle étaient morts millier des communistes : libérer l’Italie par le fascisme et ouvrir en meme temps un grand processus de révolution sociale affirmant le droit de la classe ouvrière à diriger la société et à construire le socialisme.

Selon nous, c’est fondamental ouvrir un’attentive réflexion sur cettes pages de l’histoire du mouvement communiste en Italie afin d’analyser le parcours de la dégénérescence caméléonesque du PCI à la fin du deuxième conflit mondial, parce que ceci a constitué une hypothèque trop pesante qui a bridé chaque hypothèse de transformation sociale dans les decennies suivantes.

Dans les oeuvres de Marx, Engels, Lénine se trouvent pages de fondamentale importance qui, en partant par l’analyse des révolutions bourgeois de l’an ‘800, décrirent de façon exemplaire les objectifs de la bourgeoisie et les risques pour le prolétariat, en hasard de bouleversements faits par le peuple, mais ne dirigé par le peuple : cettes leçons se glissent parfaitement dans la situation se déterminé en Italie alors s’approchait la défaite du fascisme.

Engels, à propos des ouvriers qui, après chaque révolution ont en main les armes, écrivait :  ´ Pour les bourgeois qui se trouvent au commande de l’Etat le désarmement des ouvriers est le premier commandement ª. Marx, en parlant du renforcement de l’Etat bourgeois, dans un contexte analogue à celui qui se détérmina après la Libération, écrivait avec grande lucidité :  ´ La republique parlamentaire renforca, dans sa lutte contre la révolution, avec les mesures de répression, les instruments et la centralisation du pouvoir de l’Etat : tous les bouleversements politiques ne firent que perfectionner cette machine au lieu de le briser. Les partis qui par la suite luttèrent pour le pouvoir considérerent la possession de ce disproportionné édificie de l’Etat comme le butin principal du vainqueur ª. Lénine, sur le meme problème, à propos de l’introduction des réformistes dans le système, écrivait : ´ La bourgeoisie a pris de la monarchie féodale et absolue la machine de l’état bureaucratique militaire. Les opportunistes se sont intégrés dans elle ª. Et il encore : ´ Il y a èté des changements après l’an 1871 ? Tous leurs changements, leur caractère général, leur total est ceci : en premier lieu la bureaucratie est augmenté partout follement (soit dans le parlementarisme soit dans l’administration soit dans les sociétés par actions et dans les trusts).

En deuxième lieu les partis <<socialistes>> ouvriers se sont intégrés par les trois quarts dans le meme bureaucratisme...Les réformistes et les social-patriotes perfectionnent la machine bureaucratique de l’Etat alors que ils doient briser elle ª.

La révolution trahie

En Italie se répétait dans l’an ’45, en ligne essentielle, ce qui était passé cent ans avant en la France bourgeoise. Les communistes engagés dans la Résistance mettaient en rielief le lien indissoluble entre capitalisme et fascisme. Pour les patrons et la bourgeoisie il était ainsi indispensable, après avoir désarmé les ouvriers et les paysans partisans, changer la forme de sa dictature, en ne laissant constante la substance ; il se rendait alors nécessaire d’allarger sa bureaucratie, ´ perfectionner ª ainsi son état en laissant constant son domaine de classe.

On ne peut pas évaluer de façon superficielle l’établissement des choix faits du PCI en ce période : il ne s’agit pas de simples ´ erreurs ª dus à myopie politique mais d’un choix de champ bien précis qui conportait le passage des énergies et de l’impulsion révutionnaire des masses en un cadre politique caractérisé par la démocratie bourgeoise comme limite entre laquelle bouger.

N’en mettant pas en discussion les rangements politiques, idéologiques, économiques et sociaux déterminés par la bourgeoisie, le mouvement ouvrier était condamné par ses memes dirigeants à la défaite, qui dévenait toujours plus ruineuse.

Cette phase historique nous enseigne que le recours au compromis avec les intérets des classes dominatrices dénature le parti communiste, comporte un véritable changement génétique à cause duquel le parti des travailleurs, privé de son idéologie, se transforme en une enveloppe vide, un récipient privé de contenu, destiné à glisser toujours plus dans la marais de réformisme.

A ces dégats il faut ajouter ces produits par le parlamentarisme bourgeois : centrer la lutte politique sur les elections veut dire accepter le terrain de comparaison choisi par la bourgeoisie, qui historiquement a toujours empeché aux partis communistes de prendre le pouvoir au moyen des élections, et ceci soit à cause de ses meccanismes de conditionnement (télévision, journaux, apparats administratifs et religieux) soit à cause de ses meccanisme de corruption, qui se prodiguent pour transformer les groupes dirigeants des partis communistes, disposés à renoncer à leur principes en co-gesteurs du pouvoir bourgeois. Alors dans l’histoire de l’an ‘900 il est avenu que les communistes ont gagné les élections, la bourgeoisie, en voyant mis en danger son pouvoir, n’a pas esité à se libérer du paravent formel de la démocratie électorelle pour recourir à son visage réactionnaire : le fascisme (l’experience de l’Espagne républicaine et du Chili d ‘Allende douvrait etre un enseignement significatif au regard).

La produite mutation génétique du PCI, avec le conséquente renonce à la prise du pouvoir et l’enlèvement du role révolutionnaire du parti ne pouvaient pas passer inobservé dans les sommets des parti communistes les plus importants. Il s’agissait en effet d’une honteuse capitolation en face à la bourgeoisie et d’une trahison de la théorie et de la pratique de la III Internationale, dont le PCI avait pris part.

Déjà en occasion du congrès du PCF de l’an 1947, Velio Spano fut exposé à une dure critique par des représentants des autres Partis communistes. Spano rapportait ainsi le contenu des critiques : ´ Ils ont dit que nous <<aurions pu marcher plus rapidement en avant, nous aurions pu prendre le pouvoir, nous aurions pu chasser les américains>> ª.

Il se profilait ce que Spriano, historique officiel des dirigeants révisionnes définira le : ´ procès à l’opportunisme révélé par les communistes italiens et francais pendant la Résistance, aux illusions par leur nourries sur la démocratie parlamentaire, sur le dialogue avec le monde catholique, au fait qu’ils s’étaient laissés chasser du gouvernement sans résister ª.

Ce fut dans la première occasion possible, après la conclusion de la deuxième guerre mondiale, que la politique opportuniste du PC italien (et duquel français) fut accusée : il s’agit de la première Conférence du Kominform, le mois de septembre de l’an 1947, à Szklarka Poreba, en Polonie.

Le secrétaire du PCI, Togliatti, le responsable le plus grand de la dérive réformiste du PCI, s’est bien gardé d’en parteciper personnellement et il dira au délégués du PCI : ´ S’ils vous reprocherant que nous n’avons pas su prendre le pouvoir ou que nous nous sommes faits chassés du gouvernement...dites leur que nous ne pouvions pas trasformer l’Italie en une deuxième Grèce ª.

En veritè cet argument est sans fondament : au début de l’avril 1945, pendant plusieurs jours la classe ouvrière et les masses populaires du Nord d’Italie prirent en main le pouvoir et les principales entreprises industrielles du pays, forts de 300.000 combattants organisés (qui pouvaient rapidement se multiplier) et en disposant d’un considérable armement pris aux Allemands. Aux frontières de l’Est l’armée révolutionnaire jugoslave s’emparait du pouvoir pendant que l’Armée rouge arrivait à l’abri de la frontière austrichienne ; en outre, l’ouverture d’un front révolutionnaire en Italie aurait crée conditions certainement plus favorables pour la victoire des communistes en Grèce.

Quelques an plus tard, en pleine déstalinisation, à la Conférence des Partis Communistes du 1957 Togliatti soutenira le contraire de ce qu’il avait dit dix ans avant : ´ Tout de suite après la guerre, en Italie, il n’était pas difficile de prendre le pouvoir et commencer la construction d’une société socialiste. La majeure partie du peuple nous aurait suivi ª.

Avant cette explicite reconnaissance d’avoir trahi la mission historique propre d’un parti révolutionnaire, Togliatti fut durement attaqué dans la cité Conférence du Kominform. Zdanov, en particulier, attaqua le crétinisme parlementaire des dirigeants du PCI et leur accusa d’etre ´ plus parlementaires que les memes parlementaires ª qui, sous prétexte d’éviter des aventures ont condamné le mouvement ouvrier à reculer continuellement. En outre, il souligna que le PCI avait trahi sa tache de lutter pour la prise du pouvoir et pour l’établissement d’un système de démocratie populaire. Il se déclarait profondément étonné du fait que, de façon tout à fait arbitraire, les communistes avaient remplacés la ligne révolutionnaire de l’internationale par ´ la recommandation de l’Evangile de tendre la joue ou bénir ceux qui nous ont frappé ª et il concluait : ´ il ne s’agit pas de faire un petit changement dans la ligne politique du PCI mais de changer politique...de lutter pour l’établissement de systèmes de <<démocratie populaire>> ª.

On a envie de se demander comment les dirigeants du PCI, qui avaient contribué au développement de la Troisième Internationale, plus tard ont changés de route, en baissant dans ce que Lénine synthétise efficacement comme le contenu de l’opportunisme, c’est à dire : ´ collaboration entre les classes, renonciation à la dictature du prolétariat et à l’action révolutionnaire, reconnaissance sans réserve de la légalité bourgeoise, absence de confiance en le prolètariat, confiance en la bourgeoisie ª.

L’opportunisme n’est pas une rupture apparaissant tout à coup de façon traumatique avec un parcours révolutionnaire : Lénine, à cet égard, soulignait que l’opportunisme se manifeste ´ Comme état d’ame d’abord, tendance ensuite et groupe ou couche composé par la bureaucratie ouvrière enfin ª. Ce raisonnement, relatif au période 1871-1914, syntetise parfaitement le processus régressif concernant le PCI : ses dirigeants les plus grands, avec Togliatti en tete, ont conservés ´ comme état d’ame ª leur opportunisme pendant leur exil à Moscou, conscients de la fermeté révolutionnaire de l’Internationale Communiste ; après leur rentrée en Italie, ils l’ont transformés en ´ tendance ª supporté par le ´ groupe ª dirigeant, se transformé en garant de la stérilisation des potentialités révolutionnaires des masses populaires.

Devant les protestations de la pluspart de la base, les dirigeants du PCI adoptèrent la tactique de la ´ dualité ª : c’est à dire ils menaient une politique de collaboration de classe avec la bourgeoisie avec un respect de pure forme au marxisme-léninisme. Ainsi, meme après la Conférence du Kominform du 1947, les dirigeants du PCI, après avoir fait un momentané et apparente autocritique (qui comportera l’abandon pendant quelques an de la néfaste théorie de la voie ´ nouvelle ª au socialisme, différente de la voie révolutionnaire), se bien garderont de renverser leur pratique opportuniste et continueront à se contenter des miettes que les système parlementaire fournira à ses représentants les plus grands.

C’est leur la grande responsabilité d’avoir paralisé toute perspective de changement et d’avoir garanti la ´ pax sociale ª nécessaire au patronat pour réaliser une accumulation de plus en plus sauvage de profits. Le groupe dirigeant du PCI, dirigé par Togliatti, a construi en peu de temps l’image d’un parti qui, au nom d’un avenir autant indéfini que reculé, savrifiait les aspirations des masses populaires (desquelles il avait assumé la représentance) auxquelles de la nation dans son ensemble.

Conserver, à tout prix, l’alliance avec les autres partis bourgeois divenait un principe métaphysique duquel on ne pouvait pas faire abstraction ; Ainsi, quand dans le mois de mai du 1947 le PCI était chassé du gouvernement, Togliatti exhalerait tout son stupeur, vu que les communistes au gouvernement avaient montré d’etre ´ un élément de sécurité e de stabilité ª.

Relançons l’internationalisme prolétarien

Les dures critiques émergés de la première conférence du Kominform prouvent le profond écartement entre la pratique de caméléon de Togliatti et la ligne sanctionné par le septième Congrès de l’Internationale communiste qui considérait les fronts populaires comme le moyen de lier les masses populaires à une perspective de changement révolutionnaire de la société, en rompant d’une façon nette et sans équivoque avec les héritages des régimes conservateurs et réactionnaires.

Les réformistes ont essayé d’en altérer le contenu et de trouver une légitimation de leur politique des fléchissements : il s’agit d’une oeuvre de falsification qui a eu comme protagonistes les opportunistes de droite et de gauche e qui est sans précédents dans la ligne de ce Congrès et dans l’enseignement de Dimitrov qui, comme nous avons vu dans la première partie de notre intervention, est de signe opposé et a le but d’édifier une tactique révolutionnaire qui devient un interprète puissant et gagnant des pincipes révolutionnaires qui ont toujours inspirés les dirigeants les plus grands de l’Internationale communiste, meme après sa dissolution. Le développement des démocraties populaires dans différents pays, après la fin du deuxième conflit mondial, et la construction du socialisme dans ces pays ont représenté un exemple concret de réalisation d’une ligne correcte.

Successivement, ces seront le relachement de la vigilance révolutionnaire, le bureaucratisme, les fléchissements idéologiques, la sous-estimation du role révolutionnaire de la classe ouvrière (des dangers contre lesquels la direction léniniste-stalinienne du mouvement communiste a toujours lutté avec rigeur et résolution) à ouvrir les portes à la progressive affirmation de la dégénérescence révisionniste qui était la radicale négation du parcours révolutionnaire ouvert par l’Octobre rouge et par l’expérience des démocraties populaires.

Aujourd’hui, il faut rétablir l’exactitude de l’histoire et se rappropier du patrimoine historique, idéologique, d’expériences de lutte, de sacrifices et aussi de succès qui ont caractérisés l’application de la ligne de la Troisième Internationale.

En meme temps, cet expérience nous enseigne qu’il faut conjuguer les forces et centraliser à niveau international tous les efforts des communistes : devant les modernes offensives de la bourgeoisie et de l’impérialisme, devant l’extension de l’exploitation et de l’oppression à l’échelle planétaire, nous devons avoir la capacité de répondre en surmontant la faiblesse objective consécutive seulement au caractère national de nos organisations, en travaillant ensemble afin que les communistes se dotent le plus tot possible de une leur internationale antagonique à l’internationale de l’exploitation, de la barbarie, de la misère, représenté par le capitalisme et ses gouvernements dans le monde entier.

Il est temps de dire halte ! Travaillons pour relancer la centralité de l’internationalisme prolétarien, pour que ´ le spectre errant dans le monde ª comme Marx et Engels le définissaient, revienne à terroriser les patrons de tout le monde, pour redonnere aux exploités et aux déshérités de tout le monde, l’espoir d’un changement, radical et révolutionnaire, ayant les caracterès d’une société nouvelle et plus humaine, une société socialiste.

Luttons, chers camarades.