Les travailleurs algériens entre la coalition bourgeoise au pouvoir, le FMI et le fascisme islamiste

Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS)

 

Contribution au Séminaire communiste international "Impérialisme, fascisation et fascisme"

Bruxelles, 2-4 Mai 2000




L' Algérie est le théâtre depuis plusieurs années d'un affrontement sanglant sans précédent entre, d'un côté, les forces de l'ultra-réaction qui sont plus ou moins ouvertement soutenues par divers cercles impérialistes et, de l'autre, les forces représentatives des aspirations à une évolution vers une vie moderne et démocratique. Parmi ces dernières il y a celles qui veulent limiter leur combat à un capitalisme qu'elles qualifient de "moderne", c'est-à-dire comparable sur le plan des institutions politiques à celui des pays occidentaux. Il y a aussi le courant communiste qui considère que les luttes démocratiques ne sont qu'une étape nécessaire dans la voie longue et difficile vers le socialisme. Elles sont inséparables des luttes pour le progrès social et la préservation de l'indépendance économique et politique face aux injonctions des institutions de l'impérialisme.

Les affrontements actuels se sont soldés par des dizaines de milliers de morts, l'assassinat de 400 syndicalistes, de centaines d'intellectuels progressistes ou démocrates, des dommages matériels évalués à 16 milliards de dollars ( entreprises publiques, écoles,... ) qui ont anéanti les fruits de décennies d'édification économique.

Le fascisme islamiste est le produit :

1 - des intrigues des puissances impérialistes qui l'ont encouragé politiquement et financièrement pour combattre les courants communiste et national-progressiste. Les nervis du fascisme islamiste ont été entraînés militairement et idéologiquement par milliers en Afghanistan et ensuite incités à rejoindre l'Algérie pour y mener leurs activités criminelles;

2 - du travail politico-idéologique de certaines fractions bourgeoises, en particulier :

. de la grosse bourgeoisie commerçante algérienne qui a accumulé en 30 ans d'immenses fortunes. Cette fraction de la bourgeoisie avait estimé dès la fin des années 80 que l'heure était enfin venue pour elle de partir à la conquête du pouvoir en en chassant les fractions bureaucratiques qui la gênaient dans ses aspirations de classe;

. des gros propriétaires fonciers auxquels la réforme agraire avait arraché une partie des terres, au début des années 70, du temps où l'initiative était détenu au sein du pouvoir par les tendances national-progressistes. Ces gros propriétaires fonciers ont pu les reprendre au début des années 90 grâce aux manifestations organisées par les partis islamistes et aux complicités des groupes les plus droitiers du pouvoir;

. de groupes capitalistes qui utilisent des procédés technologiques dépassés et qui sont prêts à appuyer une dictature masquée sous le voile de la religion pour surexploiter les travailleurs;

3 - des manœuvres d'une bourgeoisie compradore qui s'est formée de l'intérieur des appareils d'Etat par la corruption, au contact des multinationales et du capital intérieur parasitaire et à la faveur de l'arbitraire que le régime du parti unique a laissé se développer à grande échelle, un parti unique qui glissait de plus en plus à droite à mesure que les différenciations sociales se creusaient. Cette fraction de la bourgeoisie a connu un grand développement surtout à partir de 1980. Elle a donné un coup d'arrêt aux plans de développement industriel, désorganisé le secteur public et les coopératives agricoles, endetté fortement le pays pour importer le superflu. Dans le même temps elle avait déclenché par des moyens autoritaires et policiers un processus d'éviction des communistes des responsabilités qu'ils exerçaient démocratiquement au sein des syndicats, des organisations de masse, de femmes, de jeunes, d'étudiants.

Cette frange compradore étatique de la bourgeoisie avait incité les groupes islamistes qui étaient extrêmement minoritaires à prendre le contrôle des mosquées et à organiser des actions contre les communistes. Elles les avait délibéremment laissés s'accaparer de l'Ecole qui a servi de tremplin au développement de l' idéologie islamiste la plus rétrograde parmi des centaines de milliers d'enfants.

Elle porte une responsabilité écrasante dans la montée du fascisme intégriste.

La violence des islamistes n'a donc pas commencé après l'interruption du processus électoral en janvier 1992.

Bien avant cette date on avait assisté à une lente montée des actes d'agression. Ces actes étaient dirigés contre les progressistes. Mais ils visaient aussi les femmes qui refusaient de se plier à leurs lois rétrogrades notamment à l'obligation de porter le "hidjab", vêtement soi-disant prescrit par l'Islam.

L'idéologie du mouvement islamiste actuel est archi-réactionnaire. Elle n'est pas seulement anticommuniste. Elle est dans son essence violemment hostile aux acquis sociaux même les plus élémentaires que les travailleurs ont arrachés de longue lutte. Les idéologues de l'islamisme prétendent que ces droits relèvent d'un modèle social occidental "importé", un modèle contraire aux traditions de la "solidarité islamique". Bien entendu, cette solidarité qui s'organise autour de la mosquée dépend du bon vouloir des riches lesquelles dispensent leur aumône à qui ils veulent. C'est la flexibilité dans sa version islamiste.

L'islamisme s'oppose aux libertés démocratiques au nom de l'incompatibilité entre ces libertés et le modèle politique "tracé par Dieu". Dans son contenu socio-économique, l'idéologie de l'intégrisme islamiste est celle d'un capitalisme sauvage à base commerciale, celle de la dépendance économique sous couvert de la liberté sans entrave des échanges avec l'extérieur. Cette idéologie sert à justifier auprès des couches sociales politiquement retardataires la dictature ouverte des fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie et des gros propriétaires fonciers. Ce caractère réactionnaire c'est exprimé pour la première fois au grand jour en 1989 quand Ali Benhadj, l'un des dirigeants du FIS (Front islamique du Salut), a rassemblé les gros propriétaires fonciers nationalisés en 1973-1975 pour exiger la restitution des terres qui leur avaient été confisquées. Benhadj les avait exhortés à chasser par les armes les paysans qui exploitaient ces terres. Tout cela au nom de l'Islam ! De même, Abassi Madani, un autre chef du FIS, avait averti, au lendemain de la victoire de ce parti aux élections communales de juin 1990, qu'il ne tolérerait pas de grèves ouvrières parce que selon lui elles constitueraient une menace pour la construction de l'Etat islamique.

C'est pour cela que le mouvement islamiste a été soutenu par divers cercles de l'impérialisme, en particulier américains. Ces cercles ont vu en lui l'instrument de subversion idéal pour mener la chasse aux communistes et, en même temps, affaiblir puis faire tomber les régimes nationaux progressistes qui ont gouverné certains pays de culture arabo-islamique. Ils ont également vu en lui l'instrument adéquat pour évincer l'impérialisme français des positions économiques et culturelles qu'il avait conservées en Algérie.

L'Algérie en particulier s'est retrouvée dans la ligne de mire de l'impérialisme en raison du rôle positif joué du temps de Boumédiène dans le soutien aux mouvements de libération et dans l'action en faveur d'un ordre international débarrassé de l'hégémonisme des puissances capitalistes et de leurs multinationales. Le mouvement islamiste a été fortement et ouvertement appuyé par les monarchies rétrogrades du Golf qui l'ont financé à fonds perdus pour abattre les régimes en lutte pour la libération sociale et la modernisation de leurs pays. Des liens solides se sont noués en Afghanistan entre les services subversifs des USA, du Pakistan et de ces monarchies et de nombreux intégristes algériens partis combattre les progressistes afghans et les soldats de l'Union soviétique.

Le développement du mouvement islamiste est donc le résultat du travail politique et idéologique effectué depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962 par tout cet éventail de classes sociales exploiteuses qui désiraient obtenir une place prépondérante dans la direction de l'Etat et en déloger la petite-bourgeoisie progressiste.

A l'indépendance, en effet, le mouvement populaire qui s'était cristallisé durant la guerre de libération avait mis en échec les tentatives de ces couches sociales de remplacer les gros colons et les financiers de l'époque coloniale. La petite-bourgeoisie qui avait dirigé la guerre de libération avait pris le contrôle de l'Etat et impulsé un développement économique sur la base d'un large secteur public et de méthodes d'intervention qui sont entrées en contradiction avec les intérêts à court terme de ces couches sociales et la menaçaient dans ses intérêts à long terme. Celles-ci ont déployé leurs manoeuvres politiques pour s'emparer du pouvoir tout en évitant soigneusement de dévoiler leurs objectifs de classe véritables. Ne pouvant s'attaquer de façon frontale aux mesures sociales qui amélioraient les conditions de vie des masses populaires elles avaient pris soin de masquer leurs visées de classe derrière la religion en se servant des associations dites à caractère religieux pour arriver à leurs fins. A l'ombre du développement économique rapide que l'Algérie a connu, en particulier durant les années 70, ces couches sociales, qui ont accumulé d'immenses fortunes grâce, surtout, aux activités commerciales spéculatives, se sont mises à exploiter le mécontentement né des différenciations sociales croissantes pour canaliser à leur profit les aspirations populaires à des changements et à la justice sociale.

Avec l'éclatement de la crise sociale engendrée par la chute brutale des recettes pétrolières en 1986 elles se sont lancées dans une lutte ouverte pour conquérir le pouvoir. Prenant appui sur la base de masse qu'elles ont réussi à se donner elles ont entrepris, dans le contexte de la suppression en 1989 du régime du parti unique, de chasser les fractions bureaucratiques qui les gênaient dans leurs aspirations de classe.


Situation actuelle

Elle demeure extrêmement difficile et dangereuse.

Le péril fasciste n'est pas encore totalement écarté et l'issue demeure incertaine, même si les groupes fascistes armés ont subi de grosses défaites et s'isolent de plus en plus de leurs propres sympathisants.

La complexité de la situation tient à plusieurs causes :

-Le pouvoir actuel est traversé par des contradictions sur la question de l'attitude vis-à-vis des islamistes et de leurs bandes armées. Il y a en son sein une tendance qui agit de connivence avec les groupes islamistes depuis le début des années 80 et qui s'active pour instaurer un régime de libéralisme sauvage fondé sur la terreur et tirant sa justification idéologique de la religion. A l'opposé il y a un pôle moderniste qui se refusait à tout compromis avec les courants islamistes. S'il maintient son opposition à l'idéologie islamiste, ce pôle a accepté ces derniers mois à cohabiter politiquement au sein du gouvernement avec les courants islamistes légalistes, c'est-à-dire les courants qui se rendent comptent que la prise directe du pouvoir n'est pas à portée de leurs mains mais espèrent renverser un jour la vapeur en jouant la carte de la paix.

Entre ces deux ailes, il existe des tendances centristes importantes qui, tout en participant à l'élimination des bandes terroristes, ont toujours cherché à s'entendre avec les partis islamistes pour écraser les masses sous leur dictature commune et piller ensemble le pays dans le cadre des plans d'ajustement structurel, des privatisations, etc... Ces tendances centristes pratiquent un jeu de "bascule" incessant qui consiste à se présenter tour à tour comme les garants des libertés individuelles auprès des catégories sociales qui aspirent à une vie moderne et comme les défenseurs des valeurs morales islamiques auprès des forces conservatrices ou rétrogrades de la société. En fait elles sont parvenues pour l'instant à imposer une démocratie de façade qui leur permet d'étouffer les libertés démocratiques, au nom de nécessités soi-disant dictées par la lutte antiterroriste, afin de perpétuer leur hégémonie.

Depuis l'arrivée de Bouteflika à la tête de l'Etat, ces couches centristes tentent de réaliser une synthèse entre les différents courants de la bourgeoisie, sous le slogan de la modernité dans le cadre des valeurs spirituelles du peuple algérien.

Bouteflika est désormais à la tête d'une coalition gouvernementale qui regroupe pratiquement toutes les fractions de la bourgeoisie. Cette coalition, verrouille la vie politique comme jamais et

ouvre toutes grandes les portes du pays au système impérialiste.
Après la main-mise du FMI et de la Banque mondiale sur les orientations économiques de l’Algérie et le pillage de ses ressources, c’est désormais l’assujettissement à ses structures militaires qui se prépare. Insatiable dans sa course sans fin pour la domination mondiale, l’impérialisme pose avec arrogance ses exigences. L’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles est invité, en fait convoqué, à une rencontre officielle avec les responsables de l’OTAN. Ce sont les services de presse de cette organisation qui se sont chargés de porter ce fait, qui marque un tournant dans politique extérieure du pays, à la connaissance de l’opinion. Dans le même temps Clinton dépèche son émissaire Richardson à Alger, après le Mexique et le Vénézuela, pour notifier ses ordres aux dirigeants : ´ Augmentez la production de pétrole et baissez le prix du baril sinon vous subirez de graves sanctions ! ª
Les ordres de Clinton sont accompagnées de la réaffirmation du soutien des USA aux réformes économiques et à la politique de réconciliation avec le FIS. C’est une façon déguisée de dire aux dirigeants de l’Algérie : ´ Exécutez nos recommandations autrement nous lâchons contre vous les islamistes ª.
Mais avant même que Richardson n’ait débarqué à Alger, le ministre algérien de l’énergie avait déjà pris les devants en annonçant que l’Algérie recherchait un compromis sur le prix du pétrole. Les responsables du pays se mettent à plat ventre devant Clinton mais tentent de camoufler leur posture derrière la nécessité de trouver un prix d’équilibre qui serait soi-disant justifié par le souci de ne pas porter tort à la croissance internationale !
A moins d’être un suppôt des multinationales, comment ne pas voir dans ces deux faits une liaison étroite ? C’est bien la manifestation concrète de la nature de l’impérialisme. Il profite de la défaite du système socialiste pour rétablir l’ordre international que l’existence de ce dernier avait ébranlé,.offrant aux peuples dominés la possibilité historique de se libérer du joug colonial et d’arracher le droit de disposer librement de leurs ressources naturelles.

Et il se trouve dans la presse algérienne des plumitifs pour justifier l’opération d’intégration de l’armée algérienne dans l’OTAN, n’hésitant pas à se féliciter bruyamment qu’avec la chute d’un ´tabouª l’Algérie ait renoncé à voir dans cette organisation une organisation agressive. Ces plumitifs osent écrire que la philosophie de cette organisation est désormais de faire régner la paix et la sécurité dans le monde maintenant que le ´ danger ª communiste a disparu, oubliant le napalm déversés par les bombardiers de l’OTAN sur nos forêts pour brûler vifs les combattants de l’indépendance.

Les courants modernistes de la bourgeoisie qui se trouvent au sein ou en dehors des appareils d'Etat, civils et militaires ne cherchent pas un appui véritable auprès des masses populaires.

Ces courants modernistes sont eux aussi pour le démantèlement du secteur public, des acquis sociaux. Ils soutiennent les accords passés avec le F.M.I. dont l'application a engendré la ruine économique, l'appauvrissement des masses populaires, la perte de l'indépendance de notre pays.

En conséquence de leur adhésion à ce programme, ils ne peuvent escompter obtenir l'appui des masses, même si de plus en plus ils s'inquiètent ou font semblant de s'inquiéter des conséquences de cette situation. Ils fondent leurs espoirs sur un soutien des pays impérialistes tels que les USA, la France ou l'Allemagne car ils supposent qu'en raison de leur niveau de développement culturel et leur "système démocratique" ces pays devraient adopter une attitude hostile à l'intégrisme !

-Les différentes tendances islamistes exercent encore une influence importante dans le pays. La loi sur la ´ concorde ª est un compromis entre différentes tendances de la bourgeoisie pour régenter ensemble le pays. Spéculant sur le désir de paix des masses populaires, lassées par des années de terrorisme le pouvoir a amnisté de dangereux chefs terroristes qui ont rejoint leur domicile et n’ont en rien renoncé à leurs objectifs. Pour les progressistes il s’agit de retourner en leur faveur ce compromis en exploitant le contexte politique qu’il crée pour renouer les liens avec les masses et surmonter les divisions qui ont affaibli le mouvement ouvrier. La bourgeoisie cherche la réconciliation avec les chefs fascistes. Les communistes et les progressistes agissent eux pour que tous les travailleurs, y compris ceux qui ont été trompés par les islamistes, se retrouvent pour lutter ensemble contre leurs ennemis de classe.

-Les puissances impérialistes utilisent la carte de l'islamisme pour arracher le maximum de concessions des fractions dirigeantes. Sur le plan économique, ces puissances impérialistes et les forces du capitalisme sauvage, leurs alliés, ont réalisé l'essentiel des buts qu'elles avaient fixés au début des années 80 à l'instrumentalisation réactionnaire de la religion, bien que les fascistes islamistes ne soient pas arrivés à s'emparer du pouvoir. Elles ont obtenu la libéralisation du commerce extérieur, l'ouverture des gisements pétroliers et gaziers aux compagnies étrangères, la poursuite du paiement de la dette, mais veulent encore plus. L'Algérie a perdu sa capacité de décision depuis que les dirigeants l'ont plongée dans la spirale de l'endettement et qu'elle a passé le cou à travers le lasso du F.M.I. et de la Banque mondiale.

Sur le plan politique, elles font pression pour le "dialogue sans exclusive" qui vise à faire participer au pouvoir toutes les fractions islamistes. Les divers pôles de l'impérialisme organisent régulièrement des campagnes axées sur le respect des droits de l'homme en Algérie. En réalité, cette campagne est un moyen de chantage et de pression que chaque pôle de l'impérialisme utilise pour soumettre l'Algérie à son influence exclusive en évinçant ses autres concurrents de la région. Indépendamment de leurs rivalités, les divers cercles de l'impérialisme considèrent cependant que l'élargissement des bases sociales des groupes dirigeants est indispensable à la bourgeoisie pour exercer son contrôle politique sur le pays et briser la résistance des travailleurs à l'exécution des plans économiques et sociaux ultra-libéraux.

Face à la coalition antidémocratique et antipopulaire au pouvoir et contres les pressions impérialistes, les travailleurs, les paysans pauvres, les jeunes chômeurs, les femmes, les cadres honnêtes n’ont qu’une seule alternative : compter sur eux-mêmes, sur leurs luttes, forger dans leurs combats quotidiens les instruments de l’amélioration de leurs conditions d’existence, de leur affranchissement de l’exploitation : parti révolutionnaire, syndicats de classe et front démocratique progressiste

Dans la dernière période, et face à l’aggravation de la situation sociale, les travailleurs renforcent leurs luttes. Les grèves dans les principaux complexes industriels se succèdent . Selon un récent sondage commandé par un journal, pourtant connu comme un soutien de "l’économie de marché", 65% des Algériens s’attendent à une explosion sociale. Les travailleurs se prononcent de plus en plus contre les plans de privatisations massives, qui menacent désormais tous les secteurs stratégiques, contre des salaires de misère , contre l’autoritarisme anti-ouvrier . Ils exigent des responsables centraux de leur principale organisation syndicale, l’UGTA, d’arrêter leurs manoeuvres et leurs menaces verbales pour passer à une action ferme et unie contre les affameurs du peuple.

Face à une politique désastreuse du pouvoir, et à la menace fasciste qui n’a pas disparu de nombreuses couches sociales continuent à exiger la satisfaction de leurs revendications spécifiques. Que ce soient les femmes ou les jeunes, les intellectuels de progrès ou les associations des victimes du terrorisme, la majorité de nos compatriotes souffre de la politique sociale actuelle et exige une démocratie réelle et non la répétition des promesses creuses jamais tenues.

Les communistes organisés dans le PADS se battent résolument pour que la classe ouvrière, la paysannerie pauvre et toutes les couches populaires s’unissent dans un puissant Front démocratique antifasciste sur la base d’un programme de progrès.