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Pantelemon I.

Georgadze,

Premier Secrétaire du Parti Communiste Unifié de la Georgie.

Conférence des partis communistes à Bruxelles, le 1 mai 1999

Si on en croit les données officielles du rapport du président géorgien Chevardnadze, la circulation du commerce extérieur du pays en 1998 atteignit 1242,6 millions $, dont à l'importation 1048,6 millions $. La Géorgie a une dette extérieure d'environ 3 milliard $. Le pays est dirigé durement par le FMI, la Banque Mondiale et d'autres organisations extérieures. Ils ont même déterminé le nombre d'écoles et de pédagogues dans les écoles. Pourrait-on dans de telles conditions parler de la construction d'une "Géorgie nouvelle, souveraine, démocratique et heureuse" ? Parler ainsi, seulement Chevardnadze peut le faire, qui conduirait les peuples vers un avenir lumineux, vers les sommets du communisme, mais qui les a mené à l'abîme de la pauvreté et à la dégradation.

Eduard Georgi Chevardnadze proclame jusqu'à présent avec fierté, que cela il a démoli l'URSS. Aujourd'hui, sans questionner le peuple de Géorgie, il a déclaré que la Géorgie sortira de la CEI et adhérera à l'Otan. Visiblement, il présume que d'ici quelque temps il pourra se vanter de ses mérites dans la ruine de sa république et dans sa sortie de la CEI.

Dans la politique extérieure, la direction géorgienne démontre son intention constante de se rapprocher avec l'Ouest, et de devenir membre à part entière de l'Otan. D'une manière toujours plus nette, la Géorgie se distancie de la Russie et des structures de la CEI. En février 1999, dans un interview au journal japonais "Sankei Shimbun", Eduard Sjevardnadze s'est exprimé sur la sortie probable de la Georgie de l'Accord sur la Sécurité Collective. Cette année seront crées en Géorgie des troupes frontières propres, mais les troupes frontières russes seront retirées. Puis, le membre du Conseil de Sécurité de Georgie Revaz Adamia s'exprima sur la nécessité du retrait des troupes hors de deux des quatre bases russes - de Bambor en Abkhazie et de Vaziani, près de la capitale géorgienne. "Les troupes russes, qui en Géorgie devaient jouer dans le rôle de médiateurs, n'ont pas réussi à régler le conflit en Abkhazie, qui tend à se séparer de la Géorgie, et à obtenir l'indépendance" trouve Chevardnadze. Ce ne sont pas simplement des mots.

Déjà maintenant la présence occidentale présente des proportions et des tendances dangereuses pour les états-voisins. Le travail de préparation est accompli pour l'intégration par étapes de la Géorgie dans le système de l'Otan. La république est devenue l'un des membres les plus actifs et intéressées du programme Otan "Partenariat pour la Paix". On a commencé l'adaptation de la structure des forces armées de l'état aux standards adoptés dans l'Otan.

En pratique, la Géorgie a obtenu le droit d'acquérir dans les pays du bloc des armements et de l'outillage militaire. La Géorgie s'est engagée de donner à disposition de l'Otan en cas de nécessité certains de ses installations militaires et des éléments d'infrastructure. Les cadres militaire de l'armée géorgienne reçoivent une instruction systématique dans les institutions d'études de l'Otan.

La Géorgie participe dans des exercices militaires en commun avec les associés occidentaux. Les conditions sont créées pour garantir collectivement avec les forces du bloc la garde des liaisons pétrolières passant par le territoire du pays.

Par une telle souplesse de la part de Tbilisi, dans un futur non-lointain l'Otan pourrait se rapprocher des frontières d'états non-membres de l'Otan. Malgré ses déclarations d'intention de construire avec la Russie et d'autres anciennes républiques de l'URSS, la Géorgie est disposée à participer dans des coalitions, créées sur une base anti-russe ou allant dans cette direction.

Dans ce contexte, il faut attirer l'attention sur l'organisation GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie), qui se transforme de plus en plus, d'une union économique en une alliance militaro-politique, exprimant une orientation pro-Otan, anti-russe. Le 21-22 janvier 1999 les ministres de la défense de ces pays examinaient à Bakou les questions de la sécurité régionale, la coopération militaire, la nécessité de positions accordées dans l'ONU, Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), et la participation au programma Otan "Partenariat au nom de la Paix". Au départ, les pays de l'alliance GUAM ont décidé de créer un bataillon de pacification commun.

A la mi-1998 au Congrès des EU, il y a eu des auditions sur le thème du "Rôle des EU au Caucase et en Asie Centrale". Ils affirmèrent éloquemment la signification stratégique de la région pour les intérêts américains. Il y a non seulement les gisements pétroliers, mais aussi l'importance géopolitique de la Transcaucasie dans la politique globale des EU, où l'attaque contre la Russie prend une place particulière. Le thème de l'inadmissibilité de concurrents et de l'exclusion de la présence russe au Caucase y résonna de façon provocante et non dissimulée. Les gens du Congrès critiquèrent Clinton pour sa pusillanimité passive en rapport avec la présence prolongée de bases militaires russes sur le territoire de l'Arménie et de la Géorgie. Mais la présence directe et indirecte de l'Otan au Caucase augmente chaque jour. Une coopération intensive dans le secteur militaire se réalise avec la Turquie voisine, alliée de l'Otan. En 1998 la Turquie a envoyé en Géorgie de l'équipement militaire pour 2 millions $, elle assure la formation de cadres militaires pour l'armée géorgienne.

Rien qu'en 1998 dans le cadre de la coopération de la Géorgie avec l'Otan, on a prévu environ 130 différentes activités. Parmi elles, des exercices militaro-maritimes à grande échelle dans la zone des ports pétroliers, avec mise au point de missions pour la défense des communications maritimes, et l'accompagnement de tankers.

Mettant la main sur le Caucase "sérieusement et pour longtemps", les EU travaillent pour la perspective, intensifient continuellement et intentionnellement les efforts pour raffermir leurs intérêts dans la région et pour en repousser la Russie. Et la direction géorgienne les y "aide" de tout coeur. Le 19 février 1999 a une séance du gouvernement le président Chevardnadze réclama l'interdiction du Parti Communiste Unifié de la Géorgie, comme "cinquième colonne, financée par des forces réactionnaires de Russie".

Nos amis partageant nos idées, membres des partis ouvriers et communistes d'Europe et du monde entier pourraient témoigner une grande aide à nous, communistes géorgiens, en disant la vérité sur la Géorgie d'aujourd'hui, sur le traître Chevardnadze, et exiger du pouvoir géorgien actuel: bas les pattes du Parti Communiste Unifié de Géorgie.