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Bruxelles, 4 mai 1999
1. Aujourd'hui, les communistes du monde entier font le bilan du premier siècle de la révolution socialiste, afin de se préparer pour les grandes luttes à venir et de réaliser de plus grandes victoires : ils mettront tout en ¦uvre pour que le XXIe siècle soit celui de la victoire au niveau mondial.
2. La bourgeoisie a dû lutter pendant plus de trois siècles, avant de
triompher définitivement de la féodalité. La révolution socialiste a
pour but de mettre fin au long règne des différentes classes
exploiteuses et d'éliminer toutes les formes d'exploitation de l'homme
par l'homme. La victoire définitive du socialisme dans le monde entier
demandera toute une époque historique.
3. Le vingtième siècle a été le témoin non seulement de grandes
victoires dans la révolution et la construction socialistes, mais aussi
de la trahison et de la contre-révolution dans les rangs des
communistes. Le vingtième siècle a été celui de la répétition générale
au cours de laquelle le prolétariat a accumulé des expériences
positives grandioses mais aussi des expériences négatives et
dramatiques. Aussi longtemps que les partis communistes sont restés
fidèles aux principes révolutionnaires du marxisme-léninisme, la
révolution socialiste mondiale a suivi un mouvement ascendant ; dès
que le révisionnisme a été imposé à un grand nombre de partis
communistes, la révolution a pris un cours descendant.
Une expérience glorieuse
4. Il y a cent cinquante ans, Marx et Engels ont publié Le Manifeste du Parti communiste. Les principes fondamentaux formulés par ce grand document programmatique reste valable pour le prolétariat de tous les pays.
5. Marx et Engels ont formulé les enseignements de la Commune de Paris, la première révolution qui a engagé la société sur la voie du socialisme, la voie de la dictature du prolétariat. Les diverses formes de pouvoir de la classe ouvrière correspondent dans leur essence aux mesures prises par la Commune de Paris, ensuite par les Soviets, pour que les travailleurs deviennent les vrais maîtres de la société.
6. En lutte contre la trahison social-démocrate, le Parti des Bolcheviks, sous la direction de Lénine a défendu le marxisme et il a développé la stratégie et les tactiques de la révolution socialiste, il a dirigé l'insurrection d'Octobre et arraché les travailleurs à la barbarie de la guerre impérialiste et des interventions impérialistes. Lénine a formulé la ligne générale pour l'édification socialiste. La Révolution d'Octobre a créé une situation nouvelle dans le monde : l'ordre bourgeois a dû coexister avec son opposé, l'ordre socialiste ; l'existence d'un grand pays socialiste rappelait à tous les exploités et opprimés que l'ordre injuste du capitalisme et de l'impérialisme pouvait être renversé. Le capitalisme vit son champ d'exploitation de la force de travail et des richesses du sous-sol se réduire fondamentalement .
7. Ni la bourgeoisie mondiale, ni les opportunistes au sein du Parti bolchevique, ne croyaient que le socialisme pouvait se maintenir dans un seul pays arriéré. Ce sont la classe ouvrière et les masses travailleuses soviétiques, sous la direction du Parti ayant à sa tête Staline, qui ont matérialisé les principes politiques de Lénine et qui ont bâti un pays socialiste puissant, l' Union des Républiques socialistes soviétiques, l'URSS.
8. La bataille de l'industrialisation mobilisa des millions de jeunes ouvriers et a transformé un pays arriéré et féodal en une puissance industrielle capable de tenir tête à l'impérialisme mondial. L'agriculture moyenâgeuse, est devenue une agriculture collective mécanisée. Grâce à la révolution culturelle, l'ancien pays des moujiks analphabètes devint le pays des hommes de science, des ingénieurs et techniciens.
9. Le Parti bolchevique, sous la direction de Lénine et Staline, a formé l'Armée rouge dans un esprit d'initiative et d'héroïsme et il a forgé des liens étroits entre l'armée et les masses populaires. Pratiquement toute seule, Armée rouge a vaincu les armées hitlériennes.
10. La victorieuse guerre antifasciste de l'Union soviétique a stimulé le développement du mouvement communiste dans le monde entier, surtout en Europe et en Asie. La victoire de l'Union soviétique sur l'impérialisme allemand a donné une nouvelle impulsion au mouvement révolutionnaire anticolonial et anti-impérialiste qui ébranla la domination impérialiste en Asie et en Afrique. Dans plusieurs pays, la démocratie populaire et le socialisme ont triomphé.
11. A la suite de la seconde guerre mondiale, la révolution prolétarienne mondiale s'est étendue à l'Asie où les guerres de libérations les plus héroïques ont été livrées et gagnées sous la direction des partis communistes en Chine, en Corée et au Vietnam.
12. En développant la théorie et la pratique de la guerre populaire prolongée, au cours de la révolution anti-impérialiste et démocratique en Chine, immense pays du tiers monde, le Parti communiste chinois, sous la direction de Mao Zedong, a apporté une contribution d'une importance mondiale. Il a ensuite transformé la révolution démocratique en révolution socialiste, entrepris l'édification socialiste, développé la théorie et la pratique de la continuation de la révolution pour combattre le révisionnisme, prévenir la restauration capitaliste et consolider les acquis du socialisme.
13. A la mort de Staline, le camp socialiste et les forces de la révolution anti-impérialiste avaient une puissance et un prestige jamais vus, ils se trouvaient dans une position offensive, les opprimés du monde entier pouvaient voir l'avenir avec optimisme.
La montée du révisionnisme et la lutte contre ce fléau
14. L'arrivée de Khrouchtchev à la tête du PCUS a marqué un tournant dans l'histoire. Le groupe de Khrouchtchev a initié son ¦uvre de destruction en dénigrant les grandes batailles révolutionnaires que les communistes, sous la direction de Staline ont menées pour matérialiser les principes et les orientations donnés par Lénine.
15. Le révisionnisme, introduit par le groupe de Khrouchtchev, a eu besoin de plus de 35 ans pour détruire toute l'¦uvre réalisée par Lénine, Staline et trois générations de bolcheviks!
16. Aujourd'hui, il est clair pourquoi Staline a été si âprement calomnié et dénigré par les ennemis du socialisme. Staline est resté fidèle au léninisme et sous sa direction, le peuple soviétique a accompli de véritables miracles - après la mort de Staline, les révisionistes et principalement Khrouchtchev et Gorbatchev ont renié les principes léninistes et ils sont allés d'échec en échec.
17. L'histoire a prouvé que le combat contre les idées et la pratique révolutionnaires de Stalin est le combat contre le communisme.
18. Le XXe, le XXIe et le XXIIe congrès du PCUS ont été marqués par la révision du marxisme-léninisme, ils ont initié la dégénérescence idéologique et politique ainsi que la bureaucratisation à la direction de l'Etat et du Parti.
19. Khrouchtchev a repris beaucoup d'idées réactionnaires du rénégat Tito. Les théories de Khrouchtchev sur «l'Etat du peuple tout entier» et le «parti du peuple tout entier» ont conduit à la liquidation de la dictature du prolétariat et à la cessation de la lutte de classe contre les forces et influences bourgeoises. La théorie de «la coopération entre l'Union soviétique et les Etats-Unis dans la lutte pour la paix» a porté des coups à la lutte anti-impérialiste. La théorie de «la voie parlementaire et pacifique vers le socialisme» a renforcé les courants sociaux-démocrates au sein de plusieurs partis communistes.
20. Brejnev a mis fin à certaines formes extrêmes du révisionisme khrouchtchévien, mais il n'a jamais mis en cause le programme révisionniste des XXe, XXIe et XXIIe Congrès. Brejnev a mis fin à la politique de capitulation ouverte devant l'impérialisme américain et il a soutenu sur la scène internationale différentes forces qui livraient combat contre cet impérialisme. Sous Brejnev, une nouvelle petite bourgeoisie a émergé au sein de la bureaucratie et de l'intelligentsia et celle-ci a été la base sociale la plus importante du révisionnisme. Elle a encouragé le développement d'un secteur capitaliste 'de l'ombre' et a impulsé un processus de dégénérescence au sein des entreprises socialistes.
21. Le révisionnisme de Gorbatchev a pris finalement des formes ouvertement anticommunistes. Les forces sous sa direction, soutenues par la bourgeoisie internationale, ont poussé à son terme le processus contre-révolutionnaire en Union soviétique pour le faire déboucher sur la restauration ouverte du capitalisme dans ses formes les plus sauvages. Gorbatchev et Eltsine ont été les artisans d'une victoire de portée internationale des forces de l'impérialisme et de la réaction.
22. Mao Zedong, Enver Hoxha et d'autres dirigeants communistes éminents, comme Kim Il Sung, Che Guevara et Ho Chi Minh, ont apporté leur contribution à la lutte contre le révisionnisme. Leur lutte anti révisionniste a contribué à jeter les bases d'un renouveau du mouvement communiste sur des bases authentiquement révolutionnaires. Des opinions divergentes existent au sein du mouvement communiste international sur leurs contributions respectives.
23. La restauration ouverte du capitalisme en Union soviétique, est bien la preuve que le révisionnisme constitue l'ennemi idéologique le plus dangereux du marxisme-léninisme. La vie a prouvé que le révisionnisme représente la bourgeoisie au sein du mouvement communiste et soumet le mouvement communiste à la direction de la bourgeoisie.
24. La lutte idéologique contre le révisionnisme est une tâche complexe et de longue haleine. Le révisionnisme, qui a détruit tant de partis, ne mourra pas de lui-même. Si les idées et les thèses révisionnistes ne sont pas critiquées et analysées en profondeur, elles continueront à survivre et le courant liquidateur frappera encore, faisant de nouvelles victimes.
25. Tous les courants opportunistes ¦uvrant dans le mouvement ouvrier, les sociaux-démocrates, la plupart des révisionnistes et les trotskistes ont soutenu le processus contre-révolutionnaire en Union soviétique jusqu'à appuyer le coup d'État d'extrême-droite de Eltsine et de la CIA en août 1991. C'est un fait indiscutable qui démasque à jamais ces agents de la bourgeoisie et de l'impérialisme.
Nos principes cardinaux
26. Les victoires de la classe ouvrière internationale et du socialisme, du temps de Lénine, de Staline et de Mao comme les trahisons révisionnistes mettent en évidence sept thèses essentielles du marxisme-léninisme.
I
27. Dans le système capitaliste, l'État est une machine de domination
de la bourgeoisie contre les travailleurs. La révolution socialiste doit
détruire complètement cette machine d'oppression bourgeoisie et la
remplacer par un nouvel Etat prolétarien.
28. Tout Etat bourgeois pratique une forme de démocratie qui correspond à sa nature de classe. Les libéraux parlent de démocratie en général pour masquer le caractère de classe de la démocratie bourgeoise, mais les marxistes posent toujours la question: 'démocratie, pour quelle classe?' S'il y a la démocratie pour les exploiteurs, il ne peut y avoir de démocratie réelle pour les exploités.
29. Sous le régime capitaliste, la République démocratique et les élections générales sont des instruments de la dictature du capital. Elles servent à donner des apparences démocratiques à un système qui est fondamentalement basé sur la toute-puissance du grand capital, de la grande bourgeoisie et de ses forces de répression.
30. Le parlement n'est pas le véritable centre du pouvoir bourgeois. Le véritable pouvoir réside chez ceux qui possèdent les banques et les grandes entreprises. Le parlement donne une apparence démocratique aux décisions prises dans des cercles bourgeois occultes. Dans toute crise sérieuse, le parlement est mis de côté par des régimes d'exception. Les communistes peuvent participer aux élections et entrer dans des parlements bourgeois dans le but de préparer les masses à leurs tâches révolutionnaires.
II
31. Dès que le capitalisme libéral s'est transformé en capitalisme
monopoliste, il a accédé au stade de l'impérialisme. L'État bourgeois se
confond toujours plus avec les monopoles. Le caractère monstrueux de
l'oppression des masses laborieuses se renforce.
32. L'impérialisme, c'est la négation de la démocratie, la réaction sur toute la ligne. La fascisation et le fascisme sont des expressions de la dégénérescence inévitable de la démocratie bourgeoise à l'époque impérialiste. A l'heure actuelle, les pays impérialistes gardent certaines formes extérieures de la démocratie bourgeoise, tout en précipitant la fascisation du régime, l'espionnage généralisé de la population et la violence terroriste contre les révoltes populaires ; après la guerre barbare contre l'Irak, ils ont entrepris des actions de subversion, d'ingérence et d'agression pour démembrer la Yougoslavie et se sont lancés dans une guerre de destruction massive contre ce pays. Des anciens pays socialistes comme la Russie et l'Albanie montrent parfaitement le caractère parasitaire de la bourgeoisie à notre époque et le pourrissement de tout son système économique et politique : la production y a chuté de plus de 50 %, les élections ne font que masquer la domination des organisations criminelles de la maffia sur ces pays.
33. L'impérialisme conduit aux guerres de conquêtes contre les pays moins développés et aux guerres mondiales entre les puissances impérialistes. Avec la première guerre mondiale a commencé l'époque historique de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne.
34. En accentuant toutes les contradictions du capitalisme,
l'impérialisme met en évidence la nécessité de la révolution
socialiste. Sous l'impérialisme, les forces productives gigantesques ne
peuvent rester enfermées dans le cadre obsolète de la propriété privée
qu'au prix de l'oppression, de la terreur et de la guerre. Aujourd'hui, de
nouvelles révolutions technologiques donnent au travail humain une
productivité phénoménale. Mais la production étant réalisée
uniquement dans la but d'assurer des bénéfices maximaux aux
propriétaires des moyens de productions, l'écrasante majorité de
l'humanité devient «superflue» et est plongée dans une misère physique
et intellectuelle insupportable. L'impérialisme dénie à une grande
partie de l'humanité le droit de l'homme le plus élémentaire, le droit à
la vie.
Seule la révolution socialiste permet de mettre les capacités
productives illimitées du travail humain au service du développement
harmonieux de toute l'humanité. Seule la révolution socialiste permet
aux travailleurs d'échapper à la barbarie des guerres impérialistes.
III
35. La grande Révolution d'Octobre 1917 a confirmé la justesse de la
théorie marxiste-léniniste sur la nécessité de la révolution socialiste,
seule voie conduisant à la victoire du prolétariat dans la lutte contre le
capital. Toutes les voies réformistes, prônant les réformes
progressives comme menant à la libération du prolétariat, conduisent,
en fin de compte, au renforcement de la domination bourgeoise et au
perfectionnement des formes d'exploitation.
36. La bourgeoisie a toujours utilisé la violence la plus féroce chaque fois que les masses laborieuses ont voulu renverser son règne injuste et cruel. La révolution implique la violence révolutionnaire, l'accoucheuse de la nouvelle société. Sans révolution socialiste, il est impossible de substituer l'État prolétarien à l'État bourgeois.
37. Lénine souligna que les révolutionnaires doivent être préparés à faire les plus grands sacrifices, à passer par l'épreuve de la guerre civile révolutionnaire, sinon ils glisseront sur les positions mencheviques de la réconciliation avec la bourgeoisie terroriste.
IV
38. L'État socialiste peut prendre différentes formes, mais du point de
vue de sa nature de classe, il sera le pouvoir révolutionnaire de la
classe ouvrière, la dictature du prolétariat.
39. Sous le socialisme, la transition au communisme, la lutte des classes ne s'arrête pas, mais change de formes d'expression. Les résidus et les influences du capitalisme se maintiendront pendant une période assez longue. Même après la construction des bases du socialisme et l'abolition de la propriété capitaliste, il y aura une base objective, matérielle pour l'aiguisement des anciens conflits et l'apparition de nouveaux. La sous-estimation des contradictions peut conduire à ce qu'elles se transforment en antagonismes, à ce qu'elles minent la structure socialiste, renforcent les éléments contre révolutionnaires et provoquent le retour du capitalisme.
40. Dans la droite ligne de Marx, Lénine disait qu'il faut maintenir la dictature du prolétariat en Union soviétique aussi longtemps qu'existent des forces bourgeoises et petites-bourgeoises, qu'existe le bureaucratisme, que des courants idéologiques bourgeois et petits bourgeois subsistent, que le capitalisme international trouve des appuis, qu'existe la différence entre le travail intellectuel et le travail manuel, entre la ville et la campagne.
41. Le prolétariat a besoin de l'État de la dictature du prolétariat pour réduire au silence ses ennemis de classe. La révolution ne s'achève donc que lorsque les communistes ont atteint leur but final : la société sans classes, lorsque la menace du capitalisme, émanant de l'intérieur mais également de l'extérieur, a disparu, lorsque l'Etat s'éteint progressivement, lorsque la construction du communisme se réalise.
V
42. L'expérience a démontré de manière convainquante que la base
économique de la dictature du prolétariat est la propriété collective
des moyens de production et la production planifiée des biens au
service direct de la société. C'est la production de biens de
consommation visant à l'accomplissement des besoins matériels et
culturels des travailleurs. L'expérience de la contre-révolution dans les
anciens pays socialistes a confirmé que l'économie de marché, qui
réalise toujours une production anarchique, est la base économique de
la restauration du capitalisme et du rétablissement de la dictature
bourgeoise.
43. Le but de la production capitaliste est l'accroissement de la plus value qu'extorquent les capitalistes aux travailleurs, c'est le profit maximum pour chaque capitaliste individuel. Le but de la production socialiste est la réalisation du bien-être des masses travailleuses ainsi que le développement et l'épanouissement de tous les membres de la société dans le cadre des possibilités objectives de la période donnée.
44. Grâce à la dictature du prolétariat et l'économie socialiste
planifiée, l'URSS a réussi à résoudre de nombreuses questions
fondamentales qu'aucun pays capitaliste ne parviendra jamais à les
résoudre.
L'URSS a réalisé l'égalité et la coopération fraternelle de plus de 100
peuples, elle a résolu les problèmes du plein emploi, de l'enseignement
et de la médecine gratuits, de l'accès à la science et à la culture, du
logement, des services sociaux et du transport public pratiquement
gratuits. Aucun pays capitaliste n'a jamais assuré la sécurité que
l'Union soviétique garantissait à ses populations sous le socialisme.
VI
45. L'expérience de l'URSS a démontré le rôle irremplaçable du parti
révolutionnaire du prolétariat comme noyau dirigeant dans la
révolution et dans la construction de la nouvelle société socialiste.
46. Le Parti bolchevique de Lénine et de Staline était un parti révolutionnaire de l'époque de l'impérialisme et de la révolution prolétarienne. La théorie de Lénine sur le parti de type bolchevik, détachement d'avant-garde, détachement organisé et discipliné de la classe ouvrière et des masses laborieuses, garde toute sa signification.
47. Pour élaborer sa ligne, le parti analyse les luttes de classes, au niveau national et international, du point de vue de la classe ouvrière, à la lumière du marxisme-léninisme. Il maintient son esprit révolutionnaire en appliquant les principes du centralisme démocratique, du contrôle et de la vérification des tâches accomplies, de la critique et l'autocritique et de la lutte contre l'opportunisme. Sa force réside dans sa confiance dans le marxisme-léninisme, dans ses amples liaisons avec les masses travailleuses et dans sa lutte de longue durée pour les intérêts de celles-ci.
VII
48. L'internationalisme prolétarien est un élément fondamental qui
distingue les partis communistes de tous les autres. Dans les
différentes luttes nationales des prolétaires, les communistes mettent
en avant et font valoir les intérêts indépendants de la nationalité et
communs à tous les prolétaires du monde.
49. Marx a déclaré : «L'émancipation du prolétariat ne peut être qu'un fait international, tâcher d'en faire un fait simplement national, c'est la rendre impossible.» La révolution peut être nationale dans sa forme, le prolétariat peut renverser la bourgeoisie dans un pays, mais dans son contenu, elle est toujours internationale, faisant partie du mouvement d'émancipation de la classe ouvrière mondiale.
50. Lénine et Staline ont toujours conçu la construction et la défense du socialisme en Union soviétique, comme partie intégrante de la lutte historique pour le triomphe de la cause des travailleurs dans le monde entier.
L'offensive actuelle de l'impérialisme et de la réaction
51. Au seuil du troisième millénaire, nous assistons à une tentative de l'impérialisme d'imposer son "nouvel ordre mondial" barbare et inhumain à tous les peuples.
52. Le capitalisme monopoliste s'enfonce de plus en plus dans la crise économique. Pour restaurer et accroître ses profits, partout il augmente l'exploitation des travailleurs et le pillage des ressources dans le monde. D'un côté, il pénètre partout grâce aux technologies de communication, il lie les pays économiquement les plus importants du tiers monde au marché mondial et détruit les bourgeoisies locales au profit de la grande bourgeoisie compradore. D'un autre côté, il se concentre à une échelle de plus en plus grande, liquidant en masse des emplois pour être plus performant.
53. Les monopoles imposent leur dictature économique internationale grâce aux instruments qu'ils se sont donnés comme le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et l'Organisation Mondiale du Commerce. En imposant la politique de libéralisation et de privatisation, ils réalisent la récolonisation économique de presque toute la planète.
54. Les différentes puissances impérialistes défendent ensemble le capitalisme des multinationales.
55. Elles ont transformé l'ONU en une agence qui impose leur dictature politique aux autres nations. Si la Russie et la Chine s'opposent à leurs diktats au Conseil de Sécurité, les puissances impérialistes foulent au pied les décisions de celui-ci.
56. Elles font table rase de la souveraineté et de l'indépendance des nations, s'ingèrent ouvertement dans leurs affaires intérieures des autres pays en invoquant, avec arrogance, les prétextes de «démocratie, liberté, autodétermination des peuples, paix, multipartisme, élections libres et droits de l'homme».
57. Les puissances impérialistes qui ont commis et commettent encore les pires crimes contre l'humanité, veulent créer un Tribunal international permanent comme un instrument de terreur contre tous les dirigeants qui défendent l'indépendance nationale et le socialisme, et même ceux qui, de manière temporaire, s'opposent à leurs décisions.
58. Pour imposer leur dictature économique internationale, les multinationales veulent empêcher ou briser la solidarité internationale de la classe ouvrière et l'unité anti-impérialiste des peuples opprimés. Elles répandent et utilisent le racisme, le nationalisme réactionnaire, le séparatisme, le fanatisme religieux, l'irrationalisme, le mysticisme, l'ethnicisme et le fascisme pour diviser, fragmenter et abrutir les forces populaires, pour les plonger dans des tueries barbares afin de détruire toute capacité de résistance à l'impérialisme et au capitalisme.
59. Dès que le socialisme a été complètement détruit en Europe de l'Est et en Union soviétique, toutes les contradictions du monde se sont brusquement et dramatiquement aggravées.
60. En Russie, la nouvelle grande bourgeoisie, qui a un caractère maffieux et criminel, a réduit le pays à un état de dépendance par rapport au capital américain et européen. Le capitalisme a plongé les peuples de l'ex-Union soviétique dans des catastrophes hallucinantes, dans la misère, le chômage, les divisions ethniques, les guerres civiles. Les Républiques, nouvellement créées, sont, pour la plupart, dominées par le capital financier américain et allemand et dirigées par des bourgeoisies compradores.
61. Dès la disparition de l'Union soviétique, l'impérialisme a commencé une offensive néo-coloniale contre le tiers monde, il démantèle les Etats nationaux, dicte leur politique économique, s'empare de leurs forces productives et intervient directement dans leurs affaires internes.
62. Dans les pays capitalistes, la bourgeoisie reprend, l'une après l'autre, les concessions qu'elle a dû faire après la guerre antifasciste, face à la révolution socialiste montante. Le racisme, le chauvinisme, le nationalisme et le fascisme sont propagés pour détruire les forces anticapitalistes; l'espionnage par les moyens les plus sophistiqués contre les travailleurs se généralise; la répression des mouvements populaires est de plus en plus violente.
63. Les contradictions économiques entre les Etats-Unis, le Japon et l'Europe deviennent plus âpres, des conflits d'intérêts éclatent entre eux à propos des matières premières, des investissements et des marchés.
64. La crise générale du système impérialiste s'aggrave. Dans les pays
capitalistes, l'exploitation des ouvriers s'aggrave dramatiquement, le
chômage touche dans certains régions jusqu'à 30 % des ouvriers, les
acquis sociaux sont progressivement démantelés. Dans les pays du tiers
monde, la dette, les privatisations, le démantèlement des institutions
de l'État rendent la survie de plusieurs milliards de personnes
aléatoire. En Russie, la production industrielle a chuté de 55 %. Durant
les années du régime d'Eltsine, le pays a connu un surplus annuel de
mortalité allant de 500.000 à 700.000 personnes par comparaison avec
les années 80. Le capitalisme en crise rend désormais impossible la vie
pour la grande majorité de l'humanité ; ce système barbare et criminel
est condamné à disparaître. La contre-révolution pousse l'humanité
entière dans une période d'instabilité et d'incertitude ; elle unit les
quatre coins de la planète par des milliers de liens dans un front
commun ; elle mine les fondations même du système qu'elle devrait
stabiliser ; elle crée les préconditions pour un changement
révolutionnaire plus profond et plus radical.
65. La militarisation des relations internationales, la course aux
armements et les contradictions aiguës à l'intérieur des puissances
impérialistes et entre elles, produisent et reproduisent la violence et
la guerre, renforcent l'instabilité et créent le risque de conflits
militaires généralisés. Le danger d'une troisième guerre mondiale ne
peut être conjuré que par l'offensive générale des travailleurs et des
peuples opprimés contre le capitalisme et l'impérialisme.
66. L'impérialisme se prépare activement à la guerre contre tous les pays qui veulent échapper à la domination impérialiste, entre autres contre la Chine, la République populaire démocratique de Corée, Cuba, l'Irak, la Libye, l'Iran, la Yougoslavie et la Biélorussie. Mais aussi contre la Russie, dans l'éventualité où les communistes authentiques arrivent au pouvoir.
67. L'OTAN est un pacte agressif créé en 1949 dans le but de déclencher
une guerre contre-révolutionnaire contre l'Union soviétique et les pays
socialistes. Les efforts défensifs de l'Union soviétique et des pays
socialistes, le développement du mouvement mondial pour la paix et la
guerre de résistance du peuple coréen, soutenu par les volontaires
chinois et par l'aide soviétique, ont mis ce plan en échec. Alors l'OTAN
a eu recours à la guerre politique et psychologique, qui a conduit aux
émeutes contre-révolutionnaires en Hongrie en 1956 et en
Tchécoslovaquie en 1968, préludes à la contre-révolution «pacifique»
de 1989.
Dès la restauration intégrale du capitalisme en Union soviétique,
l'OTAN s'est lancé dans des guerres d'agression, attestant son
caractère agressif permanent, non seulement contre les pays
socialistes, mais contre tous les pays qui maintiennent leur
indépendance contre l'impérialisme. La guerre d'agression contre l'Irak
était la première guerre de l'OTAN, camouflée sous le drapeau de l'ONU.
Dès 1991 ont commencé les interventions militaires de l'OTAN en
Yougoslavie pour démembrer ce pays. Les bombardements criminels et
barbares contre les forces de défense, les infrastructures, les usines,
les villes yougoslaves montrent que l'OTAN marche sur les traces de la
coalition fasciste dirigée par l'Allemagne hitlérienne.
L'expansion de l'OTAN sur trois continents peut être à la base d'une
troisième guerre mondiale.
L'expansion de l'Otan en Europe de l'Est, l'acquisition de bases
militaires en Croatie, dans l'ex-République yougoslave de Macédoine et
en Albanie sont les préparatifs directs d'une guerre contre la Russie
pour la contrôle des richesses autour de la mer caspienne.
L'Alliance entre la Turquie et Israël prépare de nouvelles guerres de
l'OTAN pour le contrôle du pétrole du Moyen-Orient.
Les liens de l'OTAN avec certaines Républiques asiatiques frontalières
de la Chine, préparent des agressions de l'OTAN contre la Chine.
Les man¦uvres récentes de l'OTAN au Kenya préparent des
interventions militaires contre les pays africains anti-impérialistes.
Les Etats-Unis sont les véritables instigateurs de la guerre d'agression
contre la République démocratique du Congo, lancée par les troupes
rwandaises, ougandaises et burundaises. L'UNITA, création de la CIA et
toujours soutenue par des lobbies américains, est entrée en alliance
avec l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi et a déclenché une grande
offensive contre les forces patriotiques en Angola.
68. La création d'une armée européenne sous direction allemande sert à appuyer les visées de domination de l'impérialisme européen en Europe de l'Est, dans les Balkans, dans le Caucase et en Afrique.
69. En Asie, les Etats-Unis se préparent aussi à la guerre contre la République populaire démocratique de Corée et la Chine en adoptant un nouveau "traité de défense " avec le Japon, en maintenant 40.000 militaires et 1.000 armes nucléaires en Corée du Sud et en gardant leur contrôle sur la province chinoise de Taiwan.
Les forces de la révolution socialiste mondiale
70. Contre le mot d'ordre bourgeois "démocratie et liberté au niveau mondial", les communistes déclarent devant le monde entier: seule la lutte contre l'impérialisme dans la perspective de la construction du socialisme et du communisme est la voie de la libération de l'humanité, la voie vers l'égalité, la fraternité et le bonheur de toutes les masses laborieuses du monde. La Révolution d'Octobre a été la première à choisir cette voie et la Révolution chinoise a adapté cette voie aux réalités des pays dominés par l'impérialisme.
71. Face à la dictature internationale de la grande bourgeoisie et de ses multinationales, seule la classe ouvrière internationale, unie contre un même ennemi, unie pour un même idéal socialiste, peut guider les travailleurs vers la libération nationale et sociale. Seule la classe ouvrière internationale peut élaborer et défendre un programme capable de mettre fin à l'exploitation, l'oppression, la terreur et la barbarie auxquelles l'impérialisme condamne les peuples.
72. Le vingtième siècle a été marqué par la lutte contre les guerres impérialistes mondiales, par la lutte des masses travailleuses contre la dictature de la bourgeoisie et par la lutte des peuples opprimés contre la domination impérialiste. Ces trois luttes ont donné naissance aux révolutions socialistes.
73. Comme, à la fin de notre siècle, les contradictions du monde impérialiste sont beaucoup plus profondes et aiguës qu'en 1900, ces trois luttes révolutionnaires se développeront à l'avenir avec une intensité et une extension incomparables.
74. L'impérialisme est devenu beaucoup plus criminel, barbare, inhumain et destructif qu'en 1914 et 1939, lorsqu'il s'est jeté dans les deux guerres mondiales. La force destructrice de ses armes s'est multipliée par mille, de même que son mépris pour la vie des masses populaires.
75. Pour débarrasser l'humanité de ce système criminel, il faut constituer un front mondial anti-impérialiste aussi large que possible, dirigé par les Partis communistes et ouvriers, basé sur la classe ouvrière et les masses laborieuses et ¦uvrant pour la paix dans la claire perspective du socialisme mondial.
76. Le front mondial anti-impérialiste est constitué de différentes forces.
77. Il y a les pays socialistes qui, dans des conditions internationales particulièrement difficiles, mènent des luttes très complexes pour préserver leur indépendance et les bases essentielles du socialisme.
78. Il y a les peuples opprimés et exploités de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique Latine qui se battent contre la domination économique, politique, militaire et culturelle de l'impérialisme, pour un développement national et scientifique dans l'intérêts des masses populaires. Ils se battent vaillamment pour la libération nationale et le socialisme. Leur avant-garde est constituée par les partis marxistes léninistes qui abordent aujourd'hui le problème central de la révolution à travers la guerre populaire prolongée et qui constituent des exemples dans la transition actuelle de la période de défaite à une nouvelle période de grandes révolutions dirigées par le prolétariat.
79. Il y a les masses laborieuses martyrisées de l'ancienne URSS qui se battent pour le rétablissement de l'Union soviétique et de la dictature du prolétariat. Les vrais communistes de l'ex-URSS ont déclaré que jamais la bourgeoisie, cette dernière classe exploiteuse de l'histoire, la plus cruelle aussi, ne pourra vaincre définitivement la révolution socialiste. Dans l'ancienne Union soviétique, derrière la contre révolution, la révolution pointe ! Le potentiel de la révolution n'a pas de limites.
80. Il y a la classe ouvrière des pays capitalistes impérialistes,
entraînant toutes les forces progressistes, qui se bat contre la dictature
que les monopoles exercent dans la vie économique et sociale, contre
l'appareil répressif de l'État bourgeois au service de ces monopoles,
contre les aventures militaires extérieures et contre les préparatifs
de guerres d'agression de grande envergure. Elle a déclenché des
grèves générales et de nombreux autres mouvements de masse
contre le régime capitaliste en place.
Pour l'unité des marxistes-léninistes
81. La lutte contre l'impérialisme et pour le socialisme se trouvera devant d'énormes difficultés à obtenir des succès importants et durables, si le mouvement communiste est fragmenté dans le domaine idéologique et organisationnel. Seuls les communistes, unis dans le monde entier dans le grand parti du prolétariat, peuvent former la locomotive qui conduira le train de l'humanité vers la démocratie populaire, le socialisme et le communisme.
82. La reconstruction du mouvement communiste international et le dépassement de son état actuel de crise et de recul, le rétablissement de son unité sur la base du marxisme-léninisme et de l'internationalisme prolétarien, sont les tâches internationales les plus urgentes pour les différents partis communistes. En vue de leur réalisation, il est impératif que les communistes soient à la tête des luttes ouvrières et populaires contre le capitalisme et l'impérialisme.
83. Depuis quarante ans, avec le développement du révisionnisme, le mouvement communiste international a été divisé en différentes tendances. Il est naturel qu'il existe différentes opinions sur les contributions de différents dirigeants du mouvement communiste international. Ces différentes opinions peuvent être débattues de façon scientifique dans le but de surmonter les préjugés et le subjectivisme, et de formuler des conclusions scientifiques.
84. Lorsque des partis ont des divergences idéologiques sur certaines questions, ils peuvent les surmonter graduellement dans un processus de lutte pratique commune contre la bourgeoisie internationale, qui renforce la confiance dans les idéaux les plus nobles de l'humanité et qui élimine toutes les formes d'opportunisme, de libéralisme et de dogmatisme.
85. Les relations entre les partis doivent être basées sur les principes de l'internationalisme prolétarien, de l'amitié, de l'égalité, de la non ingérence et de la coopération mutuellement bénéfique.
86. Chaque parti applique les principes marxistes-léninistes à la réalité présente selon les conditions spécifiques de son pays et dans l'intérêt de la classe ouvrière internationale. En même temps, chaque parti doit maintenir l'unité du mouvement communiste qui est dans son essence internationaliste.
87. Face à l'offensive déchaînée par la réaction, les partis communistes qui sont fidèles au marxisme-léninisme et à l'internationalisme prolétarien, qui organisent la classe ouvrière et les masses laborieuses et qui mènent une lutte de principe contre le révisionnisme et le réformisme, ressentent la nécessité d'agir de concert en vue de leur unité internationale.
88. Dans cette direction, nous pouvons et nous devons avancer dans plusieurs domaines : l'échange des expériences et des analyses, la coordination et l'action commune, le dialogue et la discussion sur notre identité idéologique et sur la stratégie de la lutte anti-impérialiste et révolutionnaire. Simultanément, nous devons construire, sans délai, le front ouvrier international contre le capitalisme et le mouvement anti impérialiste international.
Le XXIe siècle sera celui du socialisme
89. Aux masses travailleuses du monde, l'impérialisme n'a plus rien d'autre à offrir que l'exploitation, l'oppression, l'obscurantisme, le fascisme, la guerre et la destruction des bases vitales de l'humanité.
90. Les communistes sont déterminés à rester fidèles au marxisme léninisme, à organiser les masses populaires en prévision des batailles sanglantes qui attendent les peuples, à faire preuve de détermination, d'esprit de sacrifice et d'héroïsme, et ils feront du XXIe siècle le siècle de la libération nationale et sociale, le siècle du socialisme triomphant.
91. Que l'idée et la cause de la grande Révolution d'Octobre
continuent à vivre à travers les siècles !
Travailleurs et peuples exploités et opprimés, au combat!
Que vive le marxisme-léninisme, que vive l'internationalisme prolétarien!
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!
Le communisme est l'avenir de l'humanité! La victoire est certaine!